Bien que «satisfait», Charest blâme la formule

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Jean Charest... (Photo: François Roy, La Presse)

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Jean Charest

Photo: François Roy, La Presse

Malorie Beauchemin
La Presse

(Québec) Bien qu'il se dise «satisfait» d'avoir pu présenter ses idées directement aux Québécois, le chef libéral Jean Charest a blâmé la formule du débat, hier, à l'issue de l'échange l'opposant à Pauline Marois et Mario Dumont.

«Avouons que la formule était cacophonique à certains moments, a dit M. Charest en point de presse, après la joute oratoire. Nous, on cherchait une formule où on départageait davantage les moments d'intervention, pour minimiser les moments comme ça où on parle en même temps.»

«Mais voilà, ça a été la décision du consortium, on a fait notre possible pour l'améliorer. À l'avenir, on verra comment on le fait», a-t-il ajouté, visiblement déçu.

Talonné pendant une bonne partie du débat sur son refus de dévoiler les pertes financières de la Caisse de dépôt et de placement, le chef libéral a réitéré, à la sortie, qu'il ne voulait pas intervenir dans les affaires de l'institution, qui déposera un rapport contenant l'ensemble de ses performances, comme elle le fait depuis toujours, une fois par année.

«Les Québécois ont besoin d'être rassurés sur une chose. Il ne faut pas que Mme Marois et M. Dumont mettent leurs mains dans les opérations de la Caisse de dépôt et de placement du Québec», a souligné M. Charest pour toute réponse.

Il estime par ailleurs qu'il a réussi, mieux que ses adversaires, à présenter ce qu'il propose aux Québécois. «Je ne sais pas si les Québécois ont compris quel était le plan de Mme Marois ce soir. Elle a dit qu'elle avait un plan, je n'ai pas entendu grand-chose sur ce que le plan est exactement. Notre plan est très bien connu», a-t-il soutenu, revenant aussi sur un «aveu important», selon lui, de la chef péquiste, soit qu'elle a «les mains attachées» avec la question de la souveraineté.

«Dans le cas de M. Dumont, on ne sait toujours pas ce qu'il propose quand il veut couper 2 milliards de dollars dans les dépenses de l'État», a ajouté M. Charest.

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