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Cinq profs de maternelle en deux mois

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Cinq profs de maternelle en deux mois

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Le petit Raphaël Chénier a eu cinq professeurs de maternelle depuis le début de l'année, à l'école Maisonneuve.

Photo André Tremblay, La Presse

Marie Allard
La Presse

Raphaël Chénier, 5 ans, a eu cinq professeurs de maternelle depuis le début de l'année scolaire. En deux mois à peine.«Ça n'a pas de bon sens, a dit Geneviève Guérin, sa mère. J'avais un enfant heureux d'aller enfin à l'école, qui fait maintenant des crises quotidiennes pour ne pas y aller.»

La Commission scolaire de Montréal le confirme: une maternelle de l'école Maisonneuve a vu défiler quatre enseignantes «et peut-être une remplaçante?» depuis la rentrée, a indiqué hier Alain Perron, porte-parole de la CSDM. La véritable titulaire du groupe n'est même pas du lot, puisqu'elle est en congé de maternité.

«Les élèves garderont le même enseignant toute l'année», avait pourtant promis la CSDM en avril 2007, après avoir conclu une entente avec le syndicat d'enseignants. Tous les changements devaient dorénavant se faire dans les trois premiers jours d'école. «Fini le jeu de chaises musicales, pouvait-on lire dans le communiqué de la CSDM. L'enseignant affecté à un groupe restera avec ses élèves toute l'année, et pour toute la durée du remplacement d'un congé de maternité.»

Dans la classe du petit Raphaël, l'enseignante qui a commencé l'année a accepté un poste permanent ailleurs, le 8 septembre. «La politique de stabilité de personnel ne s'appliquait pas, parce qu'il y avait une permanence à la clé?», a expliqué M. Perron. Cette prof a été remplacée temporairement par une deuxième enseignante, qui a dû céder sa place à une autre ayant plus d'ancienneté. Cette troisième est tombée enceinte et a dû partir en retrait préventif avant même de rencontrer ses nouveaux élèves. Une quatrième a pris la place, puis la troisième est revenue, après avoir fait une fausse couche. Une cinquième a fait de la suppléance à un moment indéterminé du processus.

«Ça ne peut pas fonctionner comme ça, a tranché Mme Guérin. Jusqu'à maintenant, il semble beaucoup plus important de respecter une liste d'ancienneté que de respecter la stabilité et l'épanouissement des enfants. Avec le prof qui change aux deux semaines, le lien de confiance s'installe difficilement.»

«C'est un concours de circonstances», a plaidé M. Perron. Dans l'ensemble de la CSDM, la stabilité est plus grande qu'avant, a-t-il assuré. Les assemblées de placement ont lieu plus tôt dans l'année, et les postes sont maintenant affichés par internet, «ce qui a amélioré les choses», selon lui.

«La CSDM est allée trop loin en disant qu'elle pouvait assurer la stabilité, a estimé Yves Parenteau, porte-parole de l'Alliance des professeurs de Montréal. Personne n'est immunisé contre les maladies et on ne peut pas contrôler les naissances.»

Seule une des cinq enseignantes est tombée enceinte, et les autres n'étaient pas malades, a répliqué Mme Guérin. «Je crois qu'il y a un grave problème de gestion.»

Commentaires (56)
    • Je crois que cet article ne visait pas à culpabiliser les futures mamans qui enseignent à la CSDM ou à dénoncer la force syndicale, mais plutôt à montrer du doigt un incroyable problème de gestion des postes à la CSDM. Dans d'autres commissions scolaires (La Pointe-de-l'île, Marguerite-Bourgeois ), l'attribution des postes se fait d'une façon telle que les écoles de ces commissions scolaires ne vivent pas tous les chambardements que vivent les écoles de la CSDM en début d'année. Ailleurs, les titulaires de groupes sont celles qui commencent l'année scolaire avec les enfants, alors qu'à la CSDM, il n'est pas rare d'assister à des remplacements successifs jusqu'à la troisième semaine de septembre. C'est inadmissible en général, mais de façon toute particulière en maternelle alors que la capacité d'adaptation des enfants est moins grande.

      L'instabilité décrite par Mme Allard est bien réelle. Quand M. Perron parle d'"un concours de circonstances", je me marre bien. Il ne suffit pas d'"améliorer les choses"; il faut les revoir en profondeur, parce que d'autres commissions scolaires ont prouvé qu'il est possible de faire les choses autrement, pour le bien-être des enfants, des parents et des enseignantes.

    • Merci Mme Allard pour cet article qui permet à des parents en colère de réaliser qu'ils ne sont pas seuls.

      En effet, ce cas n'est pas un cas d'espèce.... ça semble en fait être une tendance généralisée à la grandeur de la CSDM qui ne fait pas que miner l'éducation de nos enfants: ça mine aussi l'intégration de la relève en enseignement par la démotivation, le conflit intergénérationnel et la précarité d'emploi; ça mine aussi la relation de confiance entre les parents et l'école; et ça met un clou de plus sur le cercueil de la baisse de confiance envers le système public, au grand bonheur du privé.

      Notre garçon de maternelle vie exactement la même situation... il a vu défilé 5 professeurs (6 changements de profs pour les puristes) et il n'est pas dit que sa titulaire actuelle ne reparte pas en congé car, malgré sa très bonne volonté, son énergie semble très précaire et elle semble submergée par la tâche.

      Je peux témoigner que ça a vraiment un impact sur les enfants.

      À chaque fois qu'il y a un changement de prof, il y a un changement de méthode d'apprentissage; À chaque fois qu'il y a un changement de prof, il y a au moins une semaine d'indiscipline où l'apprentissage est miné; À chaque fois qu'il y a un changement de prof, il y a un deuil pour les enfants et pour l'enseignante «bumpée» qui a mis tout son coeur dans cette classe.

      Nous ne demandons pas de priver les enseignantes de leur droit de tomber enceinte ou de tomber malade... et de conserver leur sécurité d'emploi. Mais ne serait-il pas plus logique que les règles d'ancienneté soient suspendues dans leur application après le début de l'année scolaire de façon à ce qu'un prof ne puisse être repoussé d'une classe par quelqu'un de plus ancien?

      Que la professeur qui revient de congé de maladie ou de maternité fasse de la suppléance en attendant le début d'une autre année scolaire où elle aura droit à une nouvelle classe en vertu de son ancienneté. Et que le syndicat supplée à la différence de revenu.

      Ce ne serait pas farfelu, juste plus respectueux des enfants, de parents, et des autres profs qui se font actuellement «bumper» sans égards.

      Et que ceux qui s'offusquent en criant à l'antisyndicalisme débarquent de leurs grands chevaux; Nous ne sommes que des parents inquiets de l?intégration à l?école de notre fils à la maternelle, de même que des citoyens très inquiets de la place qu?on fait aux enfants dans la MISSION même de nos écoles publiques.

      Ma bataille avec la CSDM m'a fait réalisé que c'est la convention collective qui est maintenant l'axe autour duquel s'articule l'école... pas les enfants et leur droit à un enseignement de qualité.

      Si ils croient que c'est démonisant les parents qu'on va valoriser la profession d'enseignant... ils se tirent dans le pied!

    • Je suis prof de primaire, syndiquée, et MÈRE d'un élève qui a aussi eu 4 profs depuis septembre... la cinquième revient d'un congé de maternité en janvier prochain. Je n'ai même pas lu les commentaires précédents car les gens qui parlent sans savoir m'exaspèrent...
      Non ce n'est pas si peu fréquent à la CSDM malgré ce que ses dirigeants en disent... Oui le syndicat ne fais pas grand chose pour que les enfants passent en premier...ce serait toutefois la chose à faire pour démontrer le professionnalisme des profs. Dans le cas qui me concerne, il y eu deux erreurs d'affichage de poste, une prof enceinte,et un quatrième qui vient d'arriver. Tout le monde est dans son droit...sauf les enfants qui doivent recevoir un bulletin dans moins d'un mois... J'ai dû consoler un enfant en pleurs à chaque changement... est-ce que je dois lui montrer de ne pas s'attacher à ses profs?? J'aimerais voir un responsable du syndicat ou de la csdm consoler et expliquer le pourquoi de ces incohérences... c'est ça le monde qu'on veut leur apprendre?

    • Tout les points de vues sont valabe, sauf peut être de dire que ce n'est pas la faute des parents et des enfants. Ce serais se voiler la face de ne pas avouer que la majorité des enfants et ados québécois sont beaucoup trop gatés et surprotégés par leurs parents.

      Il serais peut être temps de mettre le doigts sur le réel problème et arrêter de blamer la société, parce que la société ces nous!

      Enseigner est une vocation, ça nécéssite énormément de patience et de volonté et c'est réellement déprimant de penser que plusieurs décident d'exercer ce métier en pensant aux bénéfices financiers et aux vacances estivales. Nous ne pouvons malheureusement pas les détecter à l'embauche! Croyez moi, en tant qu'étudiante, c'est facile de détecter les profs qui désire vraiment être là de ceux qui n'ont rien à faire de nous.

    • Je rajouterais même que ce n'est pas une campagne de salissage contre les profs mais plutôt contre un système mal géré. Mais bon comme tout bon québécois, il vaut mieux se rentrer la tête dans le sable !!! Non ?

    • Mais quelle collection de gérants d'estrades!

      Entant que parent, employé syndiqué et commissaire scolaire, je me permets de rappeler quelques faits:

      1- Les syndicats ont pour mission de protéger les conditions de travail de leurs employés
      2- Le ministère de l'éducation défini les programmes et alloue les ressources aux commissions scolaires
      3- Les commissions scolaires sont gérées par la population (commissaires élus), veillent au partage équitable des ressources entre les écoles et sont peu coûteuses (coût de gestion de 5%, trois fois moindre que pour les universités ou municipalités)
      4- Les enseignant(e)s sont dévoué(e)s et font un travail exceptionnel auprès de nos enfants

      Cela dit, il est certain qu'en cherchant un peu, on trouvera des enseignants qui profitent du système, des commissaires qui se la coulent douce, des fonctionnaires qui s'enfargent dans la bureaucratie et des syndicats qui s'acharnent à protéger des enseignants incompétents mais somme toute, le Québec bénéficie d'un système d'éducation extraordinaire.

      Si on en revient au cas cité dans l'article, c'est vrai qu'il n'est pas unique, mais il est exceptionnel. On ne peut pas prévoir les grossesses (et surtout pas les fausses couches ou les maladies) et on ne peut pas priver un employé temporaire d'accepter un poste permanent ailleurs. Si ce n'était pas de ces cas extrêmes, la classe du petit Raphaël aurait eu une ou peut-être deux enseignantes et la situation aurait été stabilisée dès le début de l'année.

      Je suis vraiment déçu de trouver cet article sensationnaliste sur Cyberpresse...

      Et j'oubliais, l'enseignante de mon fils est enceinte et je suis très heureux pour elle!

    • Je vois que Mario Dumont en encore beaucoup d'appui... :(

    • Non mais c'est pas sérieux là !! Est-ce que vous avez déjà vécu avec un enfant qui fait des crises d'angoisses ?Ou en avez déjà fait vous-même ? Surement pas pour accuser les parents ou dédramatiser la situation comme si de rien n'était !! J'ai un garçon de 9 ans qui au début de l'année et pendant 2 mois pleurait et angoissait tous les matins avant l'école parce qu'il se retrouvait dans une classe à 2 niveau et ne m'accuser pas de le traiter comme un enfant roi ou ne m'accuser pas d'être une mauvaise mère car vous êtes dans le champ. Il existe des enfants qui tout comme certains adultes sont plus fragiles aux changements, des enfants qui ont besoin de stabilité et de se sentir en sécurité pour fonctionner.

      Je comprend un congé de maternité qu'il soit planifier ou non ou un congé de maladie, mais j'enrage à l'idée qu'une meilleure gestion n'est pas implanté.

      Voyons donc, que ce soit 3 ou 4 ou 5 profs c'est trop. C'est ridicule même.
      On envoie nos enfants à l'école dans le but d'apprendre mais aussi de s'épanouir dans la vie. Pas à être sur ses gardes ou insécure.

      J'élève mes enfants du mieux que je peux et je suis consciente que l'école n'a pas à le faire à ma place mais il y a tout de même une base à respecter. Que l'école existe pour nos enfants et qu'elle doit le faire dans leur intérêt !!!

    • Ça frappe fort ce matin, encore une campagne de salissage contre les profs...On reconnaît ici les grands thèmes si chers aux adéquistes, c'est la faute des syndicats, abolissons les commissions scolaires, donnons l'argent directement aux écoles, abolissons la sécurité d'emploi et l'ancienneté,etc..., bref les grands thèmes qui caractérisent la pensée magique adéquiste. Déjà que le système n'arrive pratiquement plus à attirer de nouveaux profs, continuons à leur vomir dessus...Confions notre argent directement aux directeurs d'écoles qui pourrons ainsi engager leurs cousins, cousines, belles-soeurs, amis, des gens dont nous serons sûr de leur compétence... Retournons donc à l'âge d'or chéri du patronnage de l'ère Duplessis. En passant, pour les adéquistes ici présent, sans un minimum de conditions de travail, y a pas grand monde qui vont vouloir éduquer vos petits chérubins incarnants l'avenir du Québec, c'est ça le marché, et déjà les profs désertent en masse. Les adéquistes, comme tous les partis de droite, se caractérise par la canalisation de la vindicte populaire sur des groupes bien précis, qu'ils identifient comme privilégiés, leur idéologie, reposant sur un paquet de généralisations hâtives, et de formules chocs, généralement mal documentées qui s'apparentent beaucoup plus à des préjugés qu'à des faits. Ainsi j'ai connu une enseignante adéquiste qui chiait sur le syndicat et l'ancienneté pendant qu'elle en était à son troisième congé de maternité en 5 ans...Inconséquence quand tu nous tiens...Faut-il rappeler ici à nos cher droiteux que s'il n'y avait pas de syndicats, cette jeune maman aurait été remerciée de ses services,et plutôt que de continuer à perpétuer votre belle race, elle aurait du se chercher une autre job pour payer son écran plat, son deuxième char, son bungalow, etc...Quand à l'importance de "nos jeunes" commencez-donc par les élever à la maison, ça éviterait peut-être aux profs de passer 90% de leur temps à faire de la discipline plutôt d'enseigner...

    • On vit dans une societe ou les policiers (qui s'habillent maintenant comme les troupes paramilitaires) gagnent 2 à 3 fois plus que les enseignants, en particulier les enseignants sans brevet de pratique. Il ne faut donc pas s'étonner du manque de stabilité dans les écoles...On dirait que le Québec devient de plus en plus un régime sud-américain...

      Les femmes sont de plus en plus ''monoparentales'' et doivent travailler pour vivre et comptent de plus en plus sur l'école pour ''éduquer'' leur enfants...en gros, les remplacer. ce n,est evidemment pas la faute de ces meres, c,est un phenomene social.
      Les enfants se plaignent toujours de l'école apres un ou deux mois, je ne crois pas qu'un ou deux autres remplacants aura provoqué une crise psychologique majeure pour son enfant, et celui-ci va surement se plaindre meme avec un seul professeur! Deja en maternel je me souviens que nous avions plus qu'un professeur...Et à la maison y'a-t-il un papa?

    • Les enseignants ont aussi droit à leur vie privée, à avoir des enfants, à être absents, autrement dit à vivre comme nous tous; mais ils ont aussi droit aux conditions qui leur ont été accordées depuis la nuit des temps lors de négociations avec les gouvernements. Vous vous souvenez quand Parizeau a fait le tour du Québec et a dit aux syndicats qu'il ne croyait pas être obligé de les couper... quelque temps après toute la fonction publique, incluant les Affaires sociales, etc. ont subit des coupures de 20%... on était dans les années 80. Mon neveu, qui aujourd'hui a 38 ans, a vécu la même dynamique; il était de la rive-sud de Québec. À 8 ans il a eu 4 professeurs en 4e primaire. Et lorsque ma belle-soeur a osé se lever à une réunion de parents pour souligner le fait et parler de la frustration des enfants on lui a demandé tout bonnement en bon directeur d'école et en bon CHEUF de syndicat: vous êtes contre la famille? et je vois que nous avons encore le même problème après 30 ans!!!! et qu'on a évolué! Les commissions scolaires gèrent des postes à combler et non pas l'éducation des enfants! Comment voulez-vous qu'un gouvernement mette son pied à terre et dise à compter d'aujourd'hui nous devons annuler tel et tel autre article de votre convention collective. Pas un ne le fera. N'oublie pas: Il n'est de collectif que la convention.

    • Moi je n?ai pas ce problème-là, à mon école privée.

      De plus, quand une enseignante tombe malade, elle se fait soigner rapidement, grâce à notre clinique médicale privée.

      Ça sert à ça le privé : envoyer promener le p'tit peuple avec ses p'tits problèmes.

      Cela est appelé : Élitisme.

      ( Retenez ce mot de la semaine, vous en entendrez parler beaucoup les prochaines années, puisque vous dormez au gaz ).

    • Je lis les commentaires et franchement je trouve que notre société fait pitié.

      Premièrement, ses parents qui n'élèvent pas leur enfant et comptent sur la société pour le faire à leur place et l'intrangigense de tous ceux qui OSENT critiquer le corps professoral. Ces mêmes bons penseurs, qui comme il a été bien souligné dans les commentaires précédant, achètent un tas de gaget électronique à leur enfant pour ne pas les avoir dans les jambes une fois de retour de leur longue journée de travail OSE encore faire la morale ...

      Deuxièmement, comment peut-on critiquer le choix d'un professeur de fonder une famille ? c'est d'un ridicule consommé

      La pauvre p'tite madame, qui se plaint que son enfant fait des crises quotidiennes pour aller à l'école, devrait se regarder le nombril, car le négativisme véhiculé dans ce texte nous donne déjà une idée pourquoi son enfant fait des crises.

      Je mets au défi a tous ces gérants d'estrade de passé une semaine complète avec 30-35 élèves + avoir les parents sur le dos tout le temps pour un rien ou un non ... et ce pour un salaire COMPLÈTEMENT ridicule ... un éboueur de la ville de Montréal est mieux payé qu'un prof, qui je vous fais remarqué que le prof a étudié pendant 4 ans à l'université...



      Ça fait pitié ...

    • Je vous avoue que lorsque tu as un enfant qui adore l'école, et qu'une journée, elle te dit ne plus aimer ça, tu t'inquiètes sérieusement. En première année, elle a eu des remplaçantes mais, sans arrêt, (pendant une certaine période)...Lorsqu'elle revient de l'école démotivée car elle ne peut plus être identifiée ou reconnue... Là, comme mère, qui se soucie, je suis intervenue auprès de la directrice avec une lettre assez sévère afin que l'on puisse redonner aux enfants de cette classe non seulement l'encadrement mais aussi une stabilité...Et, j'y ai réussi.... Maintenant, elle est en 4ième année, elle a connu son nouveau professeure pendant une semaine pour ensuite recommencer avec une suppléante. J'ai vu et compris son inquiétude, je me suis présentée à l'école afin que le scénario qu'elle a connu ne se répète pas.....donc, la professeure suppléante restera toute l'année(C'est ce qui a été convenue avec la direction mais,...). Ce n'est vraiment pas facile pour ce nouveau professeure de faire sa marque car les enfants de la classe la considèrent toujours comme la remplaçante et c'est une classe intercycle qui devrait avoir un professeur d'expérience(4 et 5 ieme années).OUF! C'est pas facile cette année pour ma fille!!! IL faut aussi parler de son petit frère de 1ère année, aussi dans une classe intercycle(1-2 années) qui doit composer avec des remplacantes(3 en deux semaines) car son professeure est absente.... J'avoue que, cette semaine, je suis découragée mais, je ne lâcherai pas , car ça n'a pas de sens!!!! j'ai à nouveau expédié une lettre à la directrice afin d'offrir aux enfants une stabilité. Mon fils de 6ans attend le retour de son professeure qu'il aime tant et il me dit:"qu'il ne veut pas avoir plusieurs professeurs comme sa soeur, c'est pas l'fun!!". Donc, on doit agir!!!!

    • Je rêve?

      On a vraiment mis cet article en manchette principale de Cyberpresse alors qu'il s'agit d'un cas bien particulier qui peut être irritant, soit, un peu déstabilisant pour l'enfant, j'en conviens, mais quand même, de là à susciter des crises quotidiennes? Il y aurait peut-être lieu de se poser des questions. Il me semble qu'une telle situation peut être expliquée calmement à l'enfant, de manière à ce qu'il ne se sente pas trop ballotté ou rejeté. Et de là à ameuter la presse? La mère et la journaliste devraient revoir leurs priorités, et cesser de tout mettre sur le dos des professeurs...
      Vive mon nombril et vive l'enfant-roi!

    • Je suis enseignante. Je suis tombée enceinte deux fois, j'ai perdu deux bébés. Je me mets dans la peau de l'enseignante qui est retournée au travail suite à sa fausse couche. Je trouve que Mme Allard a manqué de jugement en soulignant la fausse de couche de l'enseignante dans le journal. Perdre un bébé c'est très difficile Mme Allard, personne n'a besoin de se le faire rappeler dans le journal en plus.

    • @ isocrate27: Il n'y a pas de crime à tomber enceinte. Ce qui est déplorable, c'est de la façon dont cela est fait.
      Il y a les commissions scolaires qui sont, selon moi, aussi inutiles qu'un bouton douloureux sur une fesse. Il y a les syndicats, qui ont été utiles par le passé, mais aujourd'hui ils rendent seulement la tâche plus difficile pour les employeurs, qui doivent composer avec en tentant de ne pas se faire envoyer un grief. Ensuite, il y a ces enseignantes qui planifient leur grossesse en fonction du congé qui leur sera accordé, pour être payées pendant l'année scolaire dont elles ne verront aucun élève et qui profitent du syndicat qui ne sert pas à celles qui pourtant le paient sur leur salaire mais en auraient besoin. Pour terminer, il y a les élèves et les parents de ces élèves qui écopent de ce système trop gros, trop lourd, trop cher et contre lequel il est difficile de se battre.

      Alors non ce n'est pas un crime d'être enceinte, c'en est un par contre quand il est question de se planifier un long congé au détriment des autres.

    • C'est comme ça qu'on va enrayer le décrochage scolaire? Ça me donne presqu'envie de rire cette réforme mais c'est pas drôle. On peut facilement constater que le ministère de l'éducation a trop voulu en faire avec cette initiative et que maintenant ce nouveau système est en train de s'enbourber.

      J'y vais dans la même veine que des interventions précédentes. Pour qui s'applique vraiment l'éducation au Québec? J'ai l'impression que c'est tous sauf les étudiants qui en profitent. On se retrouve avec des problèmes qu'on avait pas avant, comme le très haut taux de roulement de personnel. Les profs entrent et sortent des écoles à un rythme inquiétant. Le décrochage scolaire, je me demande bien qu'est-ce qui est supposé donner le goût à nos jeunes d'aller à l'école dans cette réforme scolaire. Je n'aurais pas voulu avoir le programme qu'ils ont (augmentation des cours de français et maths au détriments de l'éducation physique, moral, FPS, ECC...). On a cru qu'augmenter le nombres de cours allait augmenter la qualité de l'apprentissage!

      C'est sans oublier les performances à l'école de nos jeunes qui tardent à s'améliorer. Encore une fois, on a cru que de nouvelles approches pédagogiques allaient augmenter le rendement de nos enfants...

      Et qu'est-ce qu'on nous répond? Le programme n'a pas eu le temps encore de bien s'implanter. J'imagine pas quand il sera bien implanté moi!

      Finalement, je suis d'accord avec l'idée de Mario Dumont des dernières élections qui était d'abolir les comissions scolaires et de donner l'argent directement aux écoles. Il faut penser dès maintenant en fonction de nos jeunes et cesser cet orgueil politique! Donner l'occasion aux écoles de fournir un enseignement personnalisé (et non standardisé) à ses élèves ne peut qu'être bénéfique pour ceux-ci. Bien sûr, il y aura des exigences uniformes faites par le ministère de l'éducation, mais au moins qu'on donne les ressources et la marge de manouvre à nos écoles pour qu'elles offrent des programmes intéressants et ainsi enrayer le décrochage et l'échec scolaire.

    • il m'apparait qu'il s'agit d'une situation atypique et non systémique, on ne peut prendre UN CAS et le généraliser comme tend à le faire cet article en le liant à d'autres petits cas pour créer un éat de fausse panique comme in en trouve plein dans L'Actualité! Quant au petit s'il a des crises que les parents s'interrogent. Les parents ont eux aussi des responsabilités en ce qui touche les bonnes manières et la sociabilité. Bazouèle on ne peut pas empêcher les enseignantes d'avoir des enfants et d'accoucher et de prendre un repos bien mérité. Question comment se fait-il qu'il n'y a pas 50% de professeurs mâles à la maternelle?

    • Le problème soulevé ici est systomatique de notre système scolaire lui-même, non pas qu'IL n'est pas bon, mais qu'il est mal géré, et surtout que les priorités ne sont pas à la bonne place.

      Pourquoi avoir encore aujourd'hui cette panoplie de commissions scolaire élue par de 3 à 5% de la population qui dans le fond gère deux choses la distributions des taxes scolaire et des subsides du ministère de l'éducation, le reste le plus important par des fonctionnaires rêveurs et des syndiquats.

      Le plus souvent tout ce beau monde mélange le contenu du contenant dépendamment qui a le plus de pogne parmis les fonctionnaires et du syndiquat, la réussite des jeunes devient énormément secondaire dans tout cela, sauf pour les profs qui à cause de tous ces diktats finissent par lâcher prises et se trouvent toutes sortes de raisons pour prendre congés.

      Dans le fond le seul réel problème est la lourdeur du système, et pour règler le tout ça va prendre un premier ministre et un ministre de l'éducation à la poigne de fer pour redresser la barque, ça fait depuis Paul Gérin-Lajoie que nous n'avons pas connu un tel ministre de l'éducation (milieu des années 60) et je n'en vois pas à l'horison dans les actuels partis plûtot des politicailleux plus interressés à se faire réélire ou élire que de règler le problème qui pour eux semble trop suicidaire.

    • «Cas isolé? non, toutes mes conaissances enseignantes calculent de cette façon en disant: c'est certain que c'est platte pour les enfants, mais j'y ai droit.»

      En quoi c'est différent des autres travailleuses québécoises qui ont droit à un an de congé elles aussi ?

    • Si j'étais un enseignant, ou si j'étais un étudiant qui pense aller en enseignement, je changerais d'idée en lisant les commentaires écrits ici. C'est un emploi au sujet duquel tout le monde pense qu'il doit être occupé par des gens qualifiés, compétents, dévoués, etc. Mais l'emploi lui-même n'est pas valorisé : fainéants, congés sans raison, mauvaise gestion, pas qualifiés, etc.

      Quand je lis que "c'est inacceptable", je vous pose la question : accepteriez-vous d'aller éduquer, socialiser et instruire des enfants à la place des parents, d'être soumis à la pression populaire et aux aléas des politiciens, d'être encadrés serrés par des syndicats qui ralentissent l'évolution de l'éducation et d'être méprisés par l'opinion publique, tout ça pour un salaire qui ne dépassera jamais celui d'un chauffeur d'autobus à Montréal ?

      Moi non. Mais j'admire ceux et celles qui le font, et trouve ridicule ceux qui pensent qu'ils peuvent juger du travail des enseignants parce qu'ils sont eux-mêmes passés par l'école. Je suis capable d'administrer les premiers soins et ai déjà été blessé : ça ne me donne pas les compétences pour être médecin ou pour juger des compétences d'un médecin !

    • Madame Allard, quand même, nous sommes à la maternelle, est-ce si dramatique que cela ? C'est à croire que les crises du petit garçon sont imputables à cette situation. Je n'y crois pas. Je me poserais plus de questions sur le rôle et l'attitude de l'un ou des deux parents face à l'école, et surtout face aux enseignants.
      C'est-y possible d'écrire un article sur une situation tout à fait compréhensible. Il faut cesser de mettre tous les bobos de la société sur l'école et les enseignants. L'école n'est pas imputable à ce point.
      Les bonnes manières, les attitudes, les comportements ça s'enseigne d'abord à la maison. Faut-il que ça existe chez les parents d'abord ???

    • @Ouistitique
      Depuis quand c'est le rôle de la garderie de faire en sorte qu'un enfant apprenne le language et la propreté? La principale stabilité doit venir du milieu familliale... Posez-vous des questions... Ce ne sont pas tous les élèves qui s'en sorte mal... pourquoi?

    • tremhug,bravo c est en plein ca moi aussi j en ai des prof dans la famille et laissez moi vous dire que c est en plein ca que j enttends moi aussi et sa me fruste et en plus il se plaigne tout le temps de leur sort trop d élève trop d enfants a problème trop d enfants en difficulté c est quoi ça? a ce que je sache s est eux qu ils ont choisis leurs métier et ils savaient cétait ce n est pas une surprise laissez moi vous dire quand etant une maman qui a un enfants qui souffre du syndrome de la tourette j en vois de tout les couleurs avec les profs ils y en a des bons qui sont vraiment là car ils aiment les enfants et leur métier et il y en a qui non rien a cirer de tous ca et qui sont la pour leur paie et pour leur été de congé...voilà!!!!

    • Si je comprend bien les récriminations des lecteurs, pour être un enseignant valable, il faut:

      - Ne pas avoir l'intention d'accompagner un parent malade.
      - Ne pas avoir l'intention de fonder une famille.
      - Avoir un santé de fer pour éviter de se faire remplacer.
      - Ne pas avoir l'intention de faire un burn-out.
      - Toute autre demande de la part des parents qui, pendant ce temps:

      - Divorcent et trimballent leur précieuse progéniture une semaine sur deux.
      - Travaillent 60 heures par semaine afin de se payer l'écran plat, la voiture neuve, les vacances dans le sud, etc.
      - Achètent la paix avec les Wii, Xbox, DS et tout le tralala afin d'éviter d'élever eux-même leur enfant.

      Oui, c'est vrai, le système scolaire allait tellement mieux lorsque pris en charge par le clergé. Pas de congés payés, pas de syndicats, pas de convention collective, pas de problèmes !!!

      Mais voilà, il n'y a plus assez de religieux ayant assez d'abnégation pour la profession enseignante et si la tendance se maintient, il n'y aura plus assez de "civils" pour la faire non-plus.

      Tant mieux, les parents auront alors l'obligation de s'assumer eux-même l'éducation de leur enfant et apprécieront peut-être les maigres et déficients services que la société (dont ils sont membres) essaie de leur fournir.

      Rien n'est parfait dans ce monde et les imperfections des autres nous semblent toujours plus graves que les nôtres.

    • «D'après cet article, il s'agit en fait de TROIS professeurs différents puisque l'une est revenue, et que la cinquième est une remplaçante, et une remplaçante peut venir dans une classe pour peu de temps sans qu'on la considère comme professeur principal. Je n'aime pas les titres raccoleurs...»

      Avant que Marie Allard ne présente un article positif sur le système scolaire (à moins de parler de l'éducation aux adultes), les poules auront des dents.

    • Je suis enseignant au secondaire et je peux dire que ce n'est pas toujours facile. Ce n'est pas avec une réforme improvisée, des groupes de 35 élèves, peu ou pas de support de nos patrons et des coupures partout dans l'éducation que les choses vont s'arranger. Je crois que nous avons le droit de nous arrêter un moment et remettre nos batteries sur la charge. Dans mon cas, je suis présentement en sabbatique, car j'ai un enfant d'un an à la maison et comme ma conjointe a recommencé à travailler récemment, c'est moi qui joue le rôle de père à la maison. Je n'avais pas envi de devoir me donner à fond dans mon enseignant et de négliger mon propre enfant.
      C'est certain que je déplore dans cette histoire l'administration qui a probablement donné une tâche à temps partiel à la première enseignante qui a sauté sur un meilleur poste par la suite. Pas facile de joindre les 2 bouts pour un(e) jeune enseignant(e) lorsqu'on se retrouve à temps partiel....

    • Eh bien, c'est le constat pathétique des compétences de l'école publique et de son administration. On voit, une fois de plus que le bien de l'élève et de son succès sont placés au centre des priorités...

      Je suis curieux de voir si les écoles publiques remplissent les exigences de "compétences transversales"?? avec de telles situations dans le système.

    • Je suis une enseignante qui n'enseigne pas... Le système est tellement mal fait qu'avec les listes d'ancienneté à ne plus finir, les liste de priorité et plusieurs autres règles d'embauche qui diffèrent de commissions scolaires à l'autre, j'ai claqué la porte avant même de rentrer dans le système. Le problème dans toute cette histoire en particulier et dans l'éducation en général au Québec, c'est les commissions scolaires. Cela ajoute de la bureaucratie et du fonctionnariat inutile à un processus important pour toute la société : l'éducation et la formation des jeunes. Les jeunes constituent l'avenir du Québec et ce n'est pas en créant des listes d'ancienneté et en appliquant des règles de la sorte qu'on contribue à leur éducation et à leur développement. Le pouvoir de gérer l'école et son personnel doit revenir au directeur-trice de l'école.

    • Je cite un commentaire un peu plus bas: "D'après cet article, il s'agit en fait de TROIS professeurs différents puisque l'une est revenue, et que la cinquième est une remplaçante, et une remplaçante peut venir dans une classe pour peu de temps sans qu'on la considère comme professeur principal. Je n'aime pas les titres raccoleurs..."

      Exactement, les médias, dont fait intégralement parti Cyberpresse fait tout pour influencer l'opinion public. Il a eu cinq changements, mais seulement 3 professeurs. Alors, arrêtez dont de prendre ce que les médias disent comme si c'était vérité. Merci

    • Il faut faire un ménage au Ministère de l'éducation. Ce n'est pas les profs, parents ou les élèves le problème. Les fonctionnaires bien assis dans leurs ignorance crasse. Enlever la Ministre aussi. Elle n'a pas le lead nécessaire pour faire le ménage.

      Assez de réformes, il faut dépouissiérer le Ministère!

    • @nidonaloco

      Ça fait à peu près dix ans que je suis sorti du secondaire, mais s'il n'y a plus d'enseignante-volante comme vous le dite, c'est que les choses ont beaucoup changé. Quand j'étais au secondaire et au primaire, on avait toujours droit aux mêmes remplaçants qu'on apprenait à connaître presqu'aussi bien que nos enseignants réguliers.

    • Valcat savez-vous ce que fait une suppléante dans sa journée? Elle passe les feuilles que le prof absent a laissées. Beaucoup de cololriage car il faut occuper les enfants toute la journée. Les enseignantes qui s'absentent laissent rarement de la nouvelle matière à enseigner car elles ne savent pas si la personne qui sera là pour les remplacer va être compétente pour enseigner cette matière.


    • D'après cet article, il s'agit en fait de TROIS professeurs différents puisque l'une est revenue, et que la cinquième est une remplaçante, et une remplaçante peut venir dans une classe pour peu de temps sans qu'on la considère comme professeur principal. Je n'aime pas les titres raccoleurs...

    • Comment se fait-il que le syndicat est devenu l'auteur de tous les maux de la société?

      Ceux et celles d'entre vous qui critiquez les syndicats, travaillez-vous pour le salaire minimum avec pour seuls avantages le minimum couvert par les Normes du travail?

      Ce n'est pas le syndicat qui gère l'ouverture des postes à la commission scolaire. Ce n'est pas le syndicat qui évalue les compétences des enseignants et fait l'engagement du personnel. Le syndicat ne fait que veiller à ce que ce soit fait en respectant le contrat de travail.

      Critiquer les syndicats c'est critiquer les combats de vos parents et
      grands-parents qui ont voulu obtenir des conditions de travail et un salaire descents afin de pourvoir pour leur famille et se soustraire à un arbitraire.

      La prochaine fois que la une titrera une difficulté dans la fonction publique demandez vous si ce n'est pas un problème de gestion de nos "bons patrons" qui possèdent "toutes les compétences" pour le poste qu'ils détiennent.

    • Bien sûr, les enseignantes ont le droit de tomber enceintes, là n'est pas la question.

      Les divers intervenants ont soulevé tellement de points pertinents!

      J'ajouterai que l'un des nombreux problèmes du système scolaire québécois est le manque d'hommes chez les enseignants du primaire et du secondaire.

      Que dire des effectifs, c'est déplorable! Des enseignantes qui assurent la gestion d'une classe par intérim, l'absence d'encadrement des élèves, des profs qui envoient des notes avec des fautes d'orthographe aux parents, des directeurs adjoints qui suspendent des enfants à la maternelle parce qu'ils ne se comportent pas en mouton au service de garde, l'absence de réelle volonté de trouver des solutions pour les enfants qui ont plus de difficulté à s'intégrer au milieu scolaire, les solutions à la va-vite, et j'en passe.

      Je ne suis vraiment pas impressionnée par le système scolaire, par la qualité des professeurs et la compétence de la direction des écoles. Ici, dans l'Outaouais, il n'est pas rare que cinquante pour cent des futurs enseignants ratent leur examen de français, mais ils deviennent prof quand même...

      Courage à tous les parents, on en a besoin!

    • Alors on devrait ajouter dans la description de tâches que les enseignants ne peuvent enfanter, tomber malade ni mourir.

      Je suis parents mais là je trouve qu'on exagère. Une enseignante a le droit d'avoir un enfant comme n'importe quel autre femme.

      Je me suis impliqué au soccer et dans les comités de parents. J'ai souvent entendu cette victimisation du pauvre petit pit qui est traumatisé par un changement de coach, de prof, d'école...

      Je pense plutôt que les parents traumatisent leurs enfants en leur entrant dans la tête que ce sera épouvantable. J'ai changé d'école 4 fois durant mes 7 ans de primaire dont 2 fois en milieu d'année. Ça m'a appris à vivre avec le changement, à m'acclimater facilement avec divers groupe et à me faire des dizaines d'amis.

      Il faut arrêter de penser que nos enfants sont des petites choses fragiles incapables de s'adapter. Si on leur montre que le changement prof sera positif, que le nouveau prof sera gentil, qu'il est chanceux d'avoir plusieurs profs qui veulent lui enseigner....

      Mais je pense aussi qu'un réaménagement et une simplification des conventions collectives est nécessaire. Surtout avec la décroissance de la population étudiante.

    • L'émancipation des femmes (sur le marché du travail), la sécurité d'emploi et le régime de congé parental ont tous un coût pour la société. Cette déplorable situation est la conjonction des conséquences négatives de ces trois facteurs. Alors, qu'on exclue les femmes du marché du travail, qu'on suprimme la sécurité d'emploi, ou qu'on abolisse le régime de congé parental. Du calme bonnes gens, j'ironise. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Cela dit, je n'excuse aucunnement l'incompétence crasse de la CSDM dans la gestion du personnel. La chaise musicale est un des jeux favoris à chaque début d'année à la CSDM.

    • l entree en maternelle est parfois angoissante, surtout pour des garcons actifs a qui on va demander de rester assis de longues periodes quand leurs petites jambes tremblent pour aller courir.mais si on ne sait pas qui va s occuper de nous le lendemain toute la journee en classe, on a vraiment le droit, a 5 ans, de preferer rester a la maison!En tant que parent, je garderais mon enfant avec moi jusqu a ce que la situation soit reglee, car on ne peut pas laisser son enfant en toute confiance a un enseignant qu on n a jamais vu et qui ne restera que quelques jours!

    • Je vous lis depuis tout à l'heure à blâmer les enseignantes... voyons-donc! Il y a moyen d'éviter l'instabilité sans blâmer les enseignantes qui sont enceintes! Ce n'est pas la faute des enseignantes mais bien de l'administration qui cherche continuellement à se mettre de l'argent dans les poches. Vous savez que les directeurs qui présentent de bons résultats financiers pour leur école ont maintenant de gros bonus? Autrefois les commissions scolaires donnait des enveloppes pour ci des enveloppes pour ça, de cette façon on était assuré que les élèves recevaient des services. Avec la nouvelle façon de fonctionner il faut que ça coûte le moins cher possible. Qui paie la note? Les élèves. Tous les services sont minimum, les enseignants ont les pieds et poings liés: S'ils veulent faire un projet ou une activité ils doivent le faire de façon bénévole. Je sais que je semble m'éloigner du sujet mais tout ceci est très intimement lié. Pourquoi les burn out vous pensez? Parce que la tête et le coeur des enseignantes ne peuvent se réconcillier. "Je sais que c'est bon pour mes élèves, qu'ils en ont besoin, mais je ne peux pas le faire." Le temps pour le faire ne leur est pas reconnu. Pourquoi? Parce qu'il faut que ça coûte le moins cher possible pour que le boss ait son gros Bonus. Alors, revenons à nos moutons, les écoles pourraient engager une enseignante-volante, qui fait toujours la suppléance et qui s'occupe des projets durant le reste de sa tâche. Elle est présente dans l'école, fait des activités avec les élèves, ainsi crée des liens, communique avec les autres enseignantes, la cohérence quoi! Même si les enseignantes s'absentent souvent pour des rendez-vous de suivi de grossesse ça dérange beaucoup moins puisque les élèves connaissent la remplaçante et savent qu'elle va faire le suivi avec l'autre enseignante. Ce n'est pas une inconnue qui débarque, qui ne connaît rien de l'école et rien des enfants de la classe.
      Et je connais bien des enseignantes à statut précaire qui feraient ce travail avec plaisir question de se faire de l'expérience à tous les niveaux!

    • Les syndicats n'ont rien à faire dans les domaines où la compétence est de mise. Rien n'est plus dommageable pour la société qu'un prof incompétent...

    • Voilà ce qui arrive quand on donne trop de pouvoir aux syndicats. Ils étaient là pour défendre les travailleurs et j'applaudis à tout ce qui a été accompli pour la sécurité du travail. Mais maintenant c'est une toute autre histoire... de gros sous. Il ne faut pas se le cacher, l'argent et le pouvoir ont remplacé la détermination de se mettre au service des autres.
      C'est fort regrettable et ceux qui en paient le prix, dans l'enseignement, ce sont les profs idéalistes, conscients de leur mission et désintéressés, et les enfants.
      Comme il a été dit plus haut, le syndicalisme détruit (il faut voir les fermetures d'usines!!!) plus qu'il ne défend et il a été élevé à une position de pouvoir dans la société qui est inacceptable. Une mafia qui gouverne à la place de nos élus !!!

    • @Ouistitique
      Je suis d'accord avec l'idee que les nombreux changements d'educateur n'est pas souhaitable. Mais j'en ai contre le fait de mettre de la pression sur un enfant de 2 ans pour etre propre. J'ai un excellent pediatre qui m'avait explique a l'epoque qu'un enfant va devenir propre naturellement a n'importe quel moment entre l'age de 2 a 4 ans, selon si il est pret ou non. Avant l'age de 4 ans, on laisse couler.... Ca va se faire selon le rythme de l'enfant. Apres l'age de 4 ans, on consulte. C'est tout.

    • Il fut un temps, où il n'y avait pas de congé parental ni d'absence à moins d'une raison très spéciale.
      Ce temps est révolu ainsi que bien d'autres choses.
      C'était quel temps? Le temps des religieux et religieuses enseignants.
      OK!OK!OK! Il y a eu des dérapages, j'en conviens mais que nous savions nos matières. Ha! Ha! Ha....(lamentations)

    • Beaucoup de maman se sont exprimées ci-haut, certaines se sont vidées le coeur. Soit. Mais je me demande: vous qui êtes maman, qu'avez-vous à chialer contre des enseignantes qui veulent le devenir? C'est triste à mourir, tous ces commentaires égoïstes !

    • C'est ici qu'on voit comment les syndicats sont devenus des deuxièmes patrons faisant fi de la logique et de la qualité de l'enseignement.

      L'Ancienneté est favorisé au détriment de la compétence et de l'intelligence et ce n'est pas seulement dans le domaine de l'éducation où l'on voit parfois des imbéciles garder leur poste des années à cause qu'ils ont plus d'ancienneté.

      Vive le sydicalisme sclérosé !

    • Même phénomène à Laval! Mon fils a eu des remplacement de remplacement en première année l'année dernière. Quand la "responsable" du groupe est revenue, on a eu une petite note disant: "Ça allait bien avec votre fils avant que je parte, mais maintenant, il est devenu tanant..." doh!

      @isocrate27
      Bullshit! Je connais des enseignante qui ne prenaient pas des semaines de 5 jours en temps normal. Une année, à la rentrée, elle nous dit: cette année, je prends 5 jours. Comme ça, quand je vais tomber enceinte, j'aurai mon plein salaire...

      Fin septembre, elle est tombée enceinte.

      Une autre tombait enceinte (3 fois) de façon à maximiser la durée de son congé.

      Une autre se donne jusqu'au mois de janvier pour prendre un decision quand a son retour. Donc, au mois de janvier, elle annoncera son retour et fera sauter la numéro 2.

      etc
      etc

      Cas isolé? non, toutes mes conaissances enseignantes calculent de cette façon en disant: c'est certain que c'est platte pour les enfants, mais j'y ai droit.


    • Malheureusement l'école n'existe plus pour les élèves , mais pour les administrateurs et les enseignants.Les élèves ne sont que la matière qui sert à assurer la survie des deux autres groupes.
      Avec ce système les jeunes commencent à décrocher à la maternelle comme en fait foi cet article.
      Vive le temps des enseignantes religieuses ! La grossesse n'était pas une raison pour les empêcher de remplir leurs responsabilités.
      Les enseignantes ne peuvent-elles pas planifier leurs grossesses en fonction de leur responsabilité ou vice versa?
      La situation de l'enseignement dans les écoles publiques est ridicule. Comment , avec toutes ces réformes du ministère de l'éducation n'a-t-on pas pensé à l'importance de la stabilité chez les élèves.On doit porter des oeillères dans ce ministère et on ne peut donc voir qu'un problème à la fois; c'est impossible de voir l'ensemble.
      Allons, réveillez-vous!

    • Effectivement, il y a un problème de gestion à la CSDM (j'y suis moi-même employée).
      Au début de cette année scolaire 2008, une amie à moi, enseignante depuis 10 ans, formée et compétente, est arrivée à la CSDM avec le désir de travailler et y trouver un contrat pour l'année. Eh bien, elle a dû faire des pieds et des mains pour que quelqu'un de la CSDM la contacte pour faire de la suppléance..... Son cellulaire en main à longueur de journée, elle n'attendait que quelqu'un lui téléphone pour lui offrir une place..... ALLO!!??!!???
      Bref, pour terminer, le scénario de cet article n'est qu'un parmi tant d'autres!!!

    • En passant, je sais que ce n'est rien à comparer au besoin de stabilité des enfants, mais les profs aussi écopent, surtout ceux à statut précaire: instabilité de revenus, changement d'équipe école plusieurs fois par année (donc nouveau fonctionnement, nouveaux projets, etc), sans oublier le fait qu'ils s'attachent eux aussi aux enfants qu'ils rencontrent... ET NON, ils n'ont pas un salaire faramineux, contrairement à la croyance populaire. (pour faire du $$$, vaut mieux être chauffeur d'autobus à la STM...)

    • À l'école secondaire Jeanne Mance de Montréal les élèves du troisieme secondaire ont eu leurs enseignants de francais et d'histoire que un mois et demi apres le debut des classes.... On nous a repondu qu'il y avait eu une forte demande inattendue et qui ont été pris de cours. Les procédures d'embauche sont compliquées, affichage de poste .... pour enfin faire appel a l'extérieur. Entre temps les élèves doivent reprendre sur les heures de diner les notions perdues pendant ces 6 semaines sans enseignants... belle affaire, belle planification.

      Ce n est rien d'étonnant.

    • Je suis une maman de 3 garçons d'âge scolaire et j'habite LaPrairie. J'ai vécu exactement le même problème à l'école Notre-Dame-St-Joseph. Pendant la maternelle de mon pluas vieux, l'enseignante est tombée enceinte, retrait préventif de 3 semaines. Pendant ces trois semaines se sont succédées plusieurs enseignantes, inconnues des enfants. Retour de l'enseignante, tout va bien. En première année, même scénario. En deuxième année, même chose! En troisième année, la mère de l'enseignante apprend qu'elle a un cancer en phase terminale. L'enseignante décide de prendre un congé sans solde pour accompagner sa mère dans la mort. Pendant plus de deux mois se sont succédées les suppléantes. L'enfer. Pas besoin de vous dire que les suppléantes font ce qu'elles peuvent quand elles sont là pour la journée, elles ne peuvent assurer de suivi. Les enfants ne les connaissent pas et donc n'ont pas ce lien si important aux apprentissages. Les notes chutent, la motivation disparait.
      Pendant ce temps mon second fils est à la maternelle. L'enseignante apprend qu'elle est enceinte... retrait préventif pour la cinquième maladie... bla bla bla... sauf que cette fois il y a deux élèves très turbulents dans le groupe et il leur arrive de frapper l'enseignante. Elle est donc retirée préventivement jusqu'à la fin de sa grossesse. Plusieurs suppléantes avant d'en trouver une qui garde la tâche jusqu'à la fin.
      Mes trois garçons vont maintenant au privé. Ça me coûte plus de 12000$ par année, c'est loin, l'autobus prend une heure le matin, une heure le soir. Mais il y a de la stabilité. Oui il arrive aux enseignantes d'être malade ou enceintes. Ils ont trouvé une solution pour ça! Ils engagent dès le début de l'année des enseignants qui sont à l'école à temps plein pour faire les remplacements et d'autres tâches dans l'école. Les enfants les connaissent. Les enfants les respectent. Et si le congé se prolonge, ils sont là pour assurer l'intérim jusqu'à ce que l'enseignante qui finira l'année arrive, si ce n'est pas tout simplement eux qui le font.
      Mme Hamel
      LaPrairie

    • Je sympathise avec les enseignantes qui doivent aujourd'hui subir l'humiliation publique d'une exposition médiatique. Je suis une homme, mais je pose la question: est-ce un crime d'être enceinte? Ce n'est quand même pas la faute des femmes si elles sont en amour par-dessus la tête et désirent avoir des enfants.

    • J'ai travaillé dans le système publique et j'ai vécu ce jeu de chaise musicale à plusieurs reprises. Si ce genre de situation est difficile à vivre pour les étudiants, bénéficiaires, patients et autres usagers, elle l'est aussi pour les employés qui se baladent constamment de remplacements en listes de rappels en contrats divers. En 10 ans, je n'ai jamais eu le moindre espoir de me retrouver avec un poste quelconque. Aucune sécurité d'emploi, jamais, en plus des périodes de chômage plus ou moins longues entre les assignations. D'année en année, ma situation financière et émotionnelle se dégradait... En plus, j'étais sur la première ligne pour "ramasser" les étudiants, bénéficiaires, patients et autres usagers que ces situations incommodaient. Les gestionnaires, eux, n'ont pas à faire ce "sale boulot" et restent dans leur bureau, tranquillos, à gérer du bétail. J'ai toujours aimé mon travail, mais la bureaucratie qui l'entourait était en train de me rendre complètement folle. Il y a un an, j'ai fini par claquer la porte et je suis en train de me réorienter professionnellement pour oeuvrer dans l'entreprise privée, qui saura sans aucun doute me traiter, ainsi que ses client, avec plus de respect...

    • C'est terrible!!!! Mon fils a connu une chose semblable mais dans sa garderie. Une année, son éducatrice est "tombée" en burn-out un peu avant les fêtes ou peu après.... Ensuite la chaise musicale à commencé il avait jusqu,à 3 éducatrices différentes dans la même semaine et parfois, il arrivait même qu'il en ait 2 différentes dans la même journée!!!!

      Son développement normal en a même été affecté, il avait si peu de stabilité a un moment où il devait faire divers apprentissages notamment au niveau du langage et de la propreté... Il avait 2 ans, on essayait de le "mettre propre" mais il n'allait sur le pot qu'avec une certaine éducatrice, son langage et ses autres apprentissages stagnaient. Tellement que le tout a changé une semaine après avoir changé de groupe à la "rentrée" suivante. Il avait meilleur comportement, avait le goût d'aller à la garderie, peu de conflits avec "les amis" et ça n'a pas pris 1 mois et il était propre et faisait des phrases superbement.

      Avec la stabilité, ses apprentissages ont repris leur cours normal, mais en accéléré!!! Bref, l'an prochain il commence l'école et j'espère sérieusement qu'à ce moment crucial de sa vie il ne revivra pas une autre année d'instabilité du même genre que ce qu'il a déjà vécu et de ce qui est décrit dans cet article, c'est inacceptable comme situation!!!!

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