Changement de mentalité à Mont-Saint-Louis

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Le collège Mont-Saint-Louis, à Montréal, a beaucoup augmenté... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Le collège Mont-Saint-Louis, à Montréal, a beaucoup augmenté son taux de rétention. «Notre slogan a déjà été : «Plus qu'une école, un milieu de vie», souligne André Lacroix, directeur général de Mont-Saint-Louis. Il faut être cohérent. On a changé les mentalités en fonction de ça.»

Photo: André Pichette, La Presse

Marie Allard
La Presse

Le collège Mont-Saint-Louis, de Montréal, a «augmenté énormément» son taux de rétention, dit fièrement André Lacroix, son directeur général. Selon le palmarès compilé par La Presse, Mont-Saint-Louis a perdu 14,24 % de ses élèves de la cohorte 2003-2008. La perte d'élèves a déjà été au moins deux fois plus importante.

Ce qui s'est passé ? «On a sensibilisé les gens à toutes les réalités que vivent les jeunes, explique M. Lacroix. Même s'ils ont réussi nos examens d'admission, ce sont des adolescents qui vivent des peines d'amour, la séparation des parents, qui peuvent avoir des matières où ils ont des difficultés à un moment donné. Il faut qu'ils passent au travers.»Un service de soutien à l'apprentissage a été créé à Mont-Saint-Louis. «On a changé la mentalité, qui était : «Cet enfant n'a pas ce qu'il faut pour suivre, qu'attendez-vous pour me l'enlever ?», illustre le directeur général. Aujourd'hui, c'est plutôt : «Cet enfant a de la misère, on va l'aider.»

Il y a encore des départs, dont une quarantaine en raison de notes insuffisantes (sur 309 jeunes au départ), dans la cohorte étudiée. Les normes du collège sont strictes : il faut une moyenne générale de 60 % sans échec, ou une moyenne de 64 % et un seul échec dans une matière autre que le français, les maths ou l'anglais pour avoir le droit de se réinscrire l'année suivante.

Ententes entre collèges

Mont-Saint-Louis a renvoyé une vingtaine d'élèves pour des problèmes de comportement. En contrepartie, il en a accepté une quinzaine de nouveaux en cours de secondaire. «Ce sont parfois des ententes qu'on fait entre collèges, révèle M. Lacroix. Il arrive qu'un jeune ait fait quelque chose et que, ma foi, ce ne soit pas si dramatique que cela. Mais nos règlements sont stricts, alors on doit le renvoyer. On est quelques-uns à s'entendre et à replacer les élèves dans d'autres collèges.»

Exemple : un adolescent commet un vol, si bien qu'il est mis dehors. Mais il a pu se laisser entraîner par d'autres, ça peut être «la simple erreur de parcours d'un bon petit gars», fait valoir le directeur général. Dans ce cas, le collège essaie de l'inscrire ailleurs.

Au total, «il part à peu près 3 % d'élèves par année» à Mont-Saint-Louis, selon M. Lacroix. Un taux qu'il veut encore améliorer. «Le message qu'on envoie, c'est que les élèves doivent passer un examen d'admission parce qu'on a tellement de demandes. Mais après, on s'en occupe.»

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