La FCSQ souhaite un débat sur l'intégration des handicapés au secteur privé

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Craignant que le secteur privé obtienne un meilleur financement grâce à une... (Archives La Presse)

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La Presse Canadienne
Montréal

Craignant que le secteur privé obtienne un meilleur financement grâce à une plus grande intégration des élèves handicapés et ceux en difficulté d'apprentissage, la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) réclame un débat public sur la place et le rôle de l'école privé dans la société québécoise.

La présidente de la fédération, Josée Bouchard, considère que la clientèle handicapée doit faire partie de la réflexion sur l'accès à l'éducation. «C'est une lumière rouge que l'on allume, je crois que nous sommes mûrs pour un débat public sur le financement de notre système d'éducation», a-t-elle affirmé à La Presse Canadienne au cours du week-end.

La FCSQ se dit inquiète de voir qu'une plus grande intégration des handicapés et des élèves à risque et en difficulté d'apprentissage dans les écoles privées soit perçue comme «une solution miracle» pour démocratiser l'école privée et la rendre plus accessible à un plus grand nombre. Elle fait remarquer que le Québec est déjà la province la plus généreuse dans le financement du secteur privé.

Josée Bouchard, elle, n'est pas forcément contre tout financement du public, mais croit qu'il importe de tout mettre sur table.

«Dans un contexte où la situation budgétaire est critique au Québec, il est approprié de réfléchir collectivement sur ce qui devrait être financé», a-t-elle affirmé, jugeant essentiel de revoir les règles d'utilisation des deniers publics.

L'intégration des handicapés et des élèves en difficulté d'apprentissage est une question complexe, estime l'organisme. Les répercussions sont très importantes sur l'organisation scolaire. «Les institutions privées y vont par sélection. Il faut réfléchir aux façons de faire pour faire en sorte d'inscrire des enfants qui présentent des difficultés. Que veulent les Québécois exactement en matière d'éducation?», a demandé Mme Bouchard.

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