Les professionnels de l'éducation (orthophonistes, orthopédagogues, psychologues, psychoéducateurs et conseillers en orientation) sont actuellement débordés. «Ils ne peuvent intervenir qu'auprès des cas les plus urgents. À Trois-Rivières, une orthophoniste doit couvrir 16 écoles. Et ce cas n'est pas unique», illustre le président de la FPPE, Jean Falardeau.
À Montréal, la pénurie est si grave qu'aucune commission scolaire ne parvient à remplacer les professionnels absents. «Si une psychologue part en congé de maternité, par exemple, on ne la remplace pas. Le service est laissé à découvert jusqu'à son retour, illustre M. Falardeau. La ministre de l'Éducation peut bien prétendre vouloir lutter contre le décrochage scolaire, mais tant qu'elle gardera les bras croisés sans réagir au manque de ressources professionnelles dans nos écoles, ses efforts ne donneront pas les résultats escomptés.»












