Désintérêt des jeunes pour les sciences: les commissions scolaires inquiètes

Les commissions scolaires se sont regroupées et ont donné le signal d'alarme.... (Photo: Alain Roberge, La Presse)

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Photo: Alain Roberge, La Presse

 

Benjamin Tanguay
La Presse

Les commissions scolaires se sont regroupées et ont donné le signal d'alarme. Créée mercredi à leur demande, une nouvelle Chaire de recherche devra relever un imposant défi: trouver comment stimuler l'intérêt des étudiants pour la science.

«De moins en moins d'élèves choisissent les options scientifiques au secondaire», déplore la présidente de la Commission scolaire des Hautes-Rivières (CSDHR), Andrée Bouchard. Ce constat a poussé cette commission scolaire et dix autres à délier les cordons de leur bourse pour financer la Chaire de recherche sur l'intérêt des jeunes à l'égard des sciences et de la technologie. Un budget totalisant 1,1 million de dollars sur cinq ans.

Avec ces sommes, les professeurs titulaires de la Chaire, Patrice Potvin de l'Université du Québec à Montréal et Abdelkrim Hasni de l'Université de Sherbrooke, entendent identifier pourquoi les jeunes ont moins d'intérêt pour les sciences, et comment intervenir dans les classes. «On sait déjà, par exemple, que la manière d'enseigner a une grande influence sur l'intérêt des élèves, explique Abdelkrim Hasni. Notre but est entres autres d'explorer cette variable pour trouver la méthode d'enseignement la plus adaptée aux sciences.»

Ce savoir serait le bienvenu en classe, parce que si les étudiants se montrent intéressés lors des activités scientifiques, la donne change complètement pendant les cours. «C'est comme si les professeurs n'étaient pas à l'aise à enseigner les sciences, confie Andrée Bouchard, présidente de la CSDHR.

Au Québec, le secteur des sciences naturelles et appliquées est celui qui connaîtra d'ici 2018 la plus forte croissance d'emploi. Cette situation fait craindre à Diane De Courcy, présidente de la Commission scolaire de Montréal, la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée. «Donner le goût des sciences à nos élèves est devenu un enjeu scolaire, sociétal et économique», prévient-elle.

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