Selon des informations obtenues par le Journal de Montréal, même si le taux horaire des détenus est de 2,98 $ dans les prisons provinciales, ils touchent 90 pour cent du salaire minimum, soit un taux horaire de 8,50 $, lorsqu'ils sont indemnisés.
Un criminel se soignant dans sa cellule peut ainsi recevoir jusqu'à 290 $ par semaine, ce qui représente une somme de plus de 15 000 $ par année.
Par exemple, selon la loi, un prisonnier qui se blesse en travaillant dans les cuisines d'un centre de détention peut faire une demande à la CSST. Si elle est acceptée, l'individu touchera 90 pour cent de son salaire net.
La porte-parole de la CSST, Lucie Michaud, a indiqué au quotidien que le détenu doit cependant faire la démonstration que sa lésion est liée à son emploi.
Le ministère de la Sécurité publique peut aussi contester la demande du travailleur et demander une révision du dossier. La CSST a précisé qu'au besoin, des inspecteurs peuvent se rendre à l'intérieur d'un établissement carcéral pour mener leur enquête.











