Le démembrement de Shane Jimrattie ressemblait à une boucherie 

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Le démembrement de Shane Jimrattie ressemblait à une boucherie 

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De nombreuses personnes avaient offert leur hommage à Shane Jimrattie, sur les lieux où avait été découvert son corps en avril 2007.

Photo: archives La Presse

 

Christiane Desjardins
La Presse

Par la précision et le choix de ses coupes, la personne qui a démembré Shane Jimrattie, en avril 2007, a pour ainsi dire signé son crime. «L'impression qu'on a eue en ouvrant le premier sac, c'est que la personne avait des connaissances anatomiques. On s'est demandé si c'était un boucher.»

C'est ce que le pathologiste judiciaire Caroline Tanguay a expliqué, ce matin, au jury chargé de juger Michel Côté et Nadège Merceus. Le couple est accusé du meurtre non prémédité du jeune homme de 21 ans, et d'outrage à son cadavre. Le corps démembré de M. Jimrattie, ainsi que ses effets personnels, ont été découverts dans quatre sacs poubelles, dans la camionnette de l'accusé Côté, boucher de métier, le soir du 17 avril 2007, dans le quartier Rosemont.

La pathologiste Tanguay a reçu les sacs le lendemain et a commencé l'autopsie. Dans le premier sac, il y avait deux jambes, coupées à partir des genoux, et portant toujours des bas et des bottes. Dans le second sac, il y avait le bassin et les cuisses, le tout toujours vêtu de boxer et d'un jeans. Dans le troisième sac, se trouvait le tronc avec les membres supérieurs et la tête. La victime portait toujours ses gants, un chandail et son manteau. Le quatrième sac contenait divers objets ensanglantés, comme un marteau (avec présence de cheveux dessus), des serviettes, des mégots de cigarette, un chargeur de cellulaire, une vadrouille avec des fragments d'os, des petits sachets vides de plastique...

Fait particulier, la victime n'avait aucune plaie de défense. Cela laisse supposer qu'elle a été attaquée par surprise ou qu'elle est tombée inconsciente rapidement, a fait valoir Mme Tanguay.

La description détaillée du contenu des sacs ainsi que des 57 blessures infligées au jeune homme avec le marteau, avait de quoi faire frémir. La mère et les soeurs de M. Jimrattie ont pleuré silencieusement pendant quasiment toute la durée du témoignage de Mme Tanguay. À un certain moment, l'une des soeurs était au bord de l'évanouissement. Elle est sortie de la salle d'audience, suivie par reste de la famille. Le procès se poursuit cet après-midi. Rappelons que la victime aurait été tuée dans le logement de Côté et Merceus, pendant que sa voiture était garée en double sur la rue Cartier, près de Rosemont.  

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