Indépendance: Blackburn réplique à Marois

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Indépendance: Blackburn réplique à Marois

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Le ministre des sciences et des technologies, Gary Goodyear (à gauche) et le ministre du revenu, Jean-Pierre Blackburn (au micro).

Photo: Martin Chamberland, La Presse

Karim Benessaieh
La Presse

Un Québec souverain devra faire une croix sur les milliards que lui rapporte la péréquation et ne serait certainement pas en meilleure position pour affronter la crise économique, estime le ministre fédéral de Revenu et de l'Agriculture, Jean-Pierre Blackburn.

De passage cet après-midi à Montréal, M. Blackburn a été invité à répliquer aux déclarations de Pauline Marois qui, en fin de semaine, a soutenu que l'indépendance donnerait au Québec une meilleure marge de manoeuvre pour relever son économie. «Ce sont des paroles faciles à dire, mais la population ne les suit pas, a répliqué M. Blackburn. Regardons la réalité: Québec reçoit 58% du total de la péréquation versée aux provinces. Sur 14 milliards, Québec reçoit 8 milliards. Comment la province de Québec irait-elle chercher le 8 milliards de dollars qui lui manquerait juste au niveau de la péréquation?» Le ministre conservateur assure que ce genre de débat a peu de résonnance dans sa circonscription -il représente Jonquière-Alma depuis janvier 2006.  «Il n'y a personne dans ma région à moi qui me parle de vouloir avoir un référendum ou qui me parle de l'indépendance du Québec. Les gens sont plus orientés sur l'économie, sur le fait de se sortir au plus vite de la récession.»

M. Blackburn a fait cette déclaration en marge d'une conférence de presse cet après-midi annonçant la mise sur pied de deux réseaux de recherche à Montréal. L'autre ministre du gouvernement Harper présent, le ministre d'État à la Science et à la Technologie Gary Goodyear, unilingue anglophone, n'a pas prononcé un seul mot de français pour l'occasion. M. Blackburn a voulu minimiser cet oubli. «Tant qu'à ça, il y a bien des Québécois dans un Québec souverain qui vont devoir parler avec le Canada pour s'entendre. Quelle langue ils utiliseraient? Ça fait partie de notre réalité. Il y a des gens qui sont unilingues francophones, d'autres unilingues anglophones, d'autres qui sont bilingues, d'autres qui sont entre les deux, qui essaient de se débrouiller tant bien que mal, dont je suis.»

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