Des groupes demandent une meilleure surveillance des agences de sécurité

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Jim Bronskil
La Presse Canadienne
Ottawa

Des groupes de défense des droits de la personne affirment que le gouvernement conservateur doit resserrer la vigilance face aux agences de sécurité et de renseignement, afin d'éviter que d'autres Canadiens innocents ne soient torturés dans des prisons étrangères.

Amnistie internationale, une coalition de défense des droits de la personne et un avocat qui représente des organisations canado-arabes ont dit au comité de sécurité publique de la Chambre des communes, mardi, que le gouvernement doit accepter le plan directeur dressé à l'issue d'une enquête fédérale, qui recommandait la mise en place d'un nouveau système de surveillance.

Selon Warren Allmand, de la coalition International Civil Liberties Monitoring Group, à Ottawa, les différentes agences de surveillance disposent de pouvoirs et de responsabilités variables, ce qui entraîne «une situation impossible», où des problèmes peuvent facilement passer entre les mailles du filet. Dans les années 1970, M. Allmand a été ministre libéral responsable de la Gendarmerie royale du Canada.

Dans ses conclusions, l'enquête publique sur le cas de Maher Arar, menée il y a plus de deux ans, avait réclamé un système de surveillance plus solide et mieux coordonné, qui garderait l'oeil sur la GRC, le Service canadien du renseignement de sécurité et les autres agences fédérales chargées de la sécurité. L'enquête publique avait également donné lieu à 23 autres recommandations sur l'échange d'information, la formation et le suivi des enquêtes sur la sécurité.

L'enquête avait en outre conclu que la GRC avait transmis aux autorités américaines de l'information trompeuse, inexacte et injuste au sujet de Maher Arar, laquelle a fort probablement mené à son arrestation ainsi qu'à son expulsion vers la Syrie, où il a été emprisonné et torturé.

Le gouvernement Harper a pour sa part affirmé que presque toutes les recommandations de l'enquête avaient été mises en application.

Mais des témoins entendus mardi ont exprimé de la frustration devant le manque d'informations publiques sur la mise en oeuvre de ces recommandations, et sur les conclusions d'une seconde enquête portant sur les cas de trois autres Arabo-Canadiens emprisonnés en Syrie.

Une commission concluait en octobre dernier que les autorités canadiennes ont contribué aux mauvais traitements infligés à Ahmad El Maati, Muayyed Nureddin et Abdullah Almalki en partagent des informations non corroborées avec des services de police et de renseignement étrangers.

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