Le leadership du Canada s'est «érodé», selon Amnesty

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Le leadership du Canada s\'est «érodé», selon Amnesty

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Des manifestants réclament le rapatriement d'Omar Khadr.

Photo: David Boily, La Presse

Le leadership du Canada en matière de droits de l'Homme «s'est érodé», estime mercredi la section canadienne d'Amnesty International dans un rapport citant «dix sujets de préoccupation».

L'organisation critique notamment les lois canadiennes sur la sécurité nationale, ainsi que la façon dont elles sont appliquées, en soulignant qu'elles sont «souvent loin de respecter les normes internationales».

Amnesty note qu'Ottawa «n'a jamais pris clairement position contre le centre de détention de Guantanamo» et que le Canadien Omar Khadr demeure le seul Occidental à y être encore détenu.

«Il est plus que temps pour le gouvernement de briser le silence, de prendre la parole et de demander le rapatriement d'Omar Khadr», a déclaré Alex Neve, secrétaire général de la section anglophone d'Amnesty Canada.

«Le leadership durement acquis par le Canada au fil des ans en ce qui a trait aux droits humains s'est érodé», a affirmé pour sa part la directrice de la section francophone, Béatrice Vaugrante.

Le rapport cite le cas d'autres Canadiens emprisonnés à l'étranger, où ils sont exposés à «de graves violations de leurs droits fondamentaux», que ce soit Husein Celil, en Chine, Bashir Makhtal en Éthiopie, Mohammed el-Attar en Égypte, Mohammed et Sultan Kohail en Arabie saoudite ou Ronald Smith «dans les couloirs de la mort aux Etats-Unis».

Certains d'entre eux «ont été virtuellement abandonnés» par le gouvernement canadien, affirme Amnesty en appelant à la mise en place d'un système qui garantisse un «soutien adéquat à tous les Canadiens détenus à l'étranger».

L'organisation critique aussi les positions récentes du Canada aux Nations unies sur des questions comme les droits des peuples autochtones, la peine de mort et «les violations des droits en Israël et dans les Territoires sous autorité palestinienne».

Les prises de position canadiennes traduisaient «un flagrant manque de leadership, quand elles n'ont pas carrément nui», ajoute le rapport.

La publication du rapport a été avancée pour tenir compte des élections législatives canadiennes du 14 octobre. Amnesty appelle les chefs des partis politiques à accroître leur engagement en faveur des droits de l'homme.

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