Exclusif: James Moore rejette la privatisation de Radio-Canada

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Exclusif: James Moore rejette la privatisation de Radio-Canada

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Le ministre du Patrimoine, James Moore.

Photo: Robert Mailloux, Archives La Presse

Joël-Denis Bellavance
La Presse

Le ministre du Patrimoine, James Moore, rejette de manière sans équivoque l'idée de privatiser la Société Radio-Canada.

Et à tous ceux qui prêtent viles intentions au gouvernement conservateur de Stephen Harper de vouloir tout faire pour se débarrasser de la société d'État, le ministre lance un appel au calme.

Dans une entrevue accordée à Cyberpresse, M. Moore a soutenu que Radio-Canada joue un rôle essentiel dans un pays aussi grand que le Canada en ce qu'il permet à tous les Canadiens de dialoguer entre eux, qu'ils vivent à Terre-Neuve, en Colombie-Britannique ou au Québec. Il a ajouté que la société d'État est également indispensable au bien-être des minorités de langues officielles, en particulier le million de francophones qui vivent à l'extérieur du Québec.

«Je suis contre la privatisation de Radio-Canada», affirme sans ambages le ministre James Moore, cherchant ainsi à mettre fin aux rumeurs qu'utilisent ses adversaires politiques pour attaquer le gouvernement conservateur à la Chambre des communes.

Ces rumeurs ont été relancées au cours des dernières semaines après qu'il fut révélé que le gouvernement Harper avait entrepris de revoir les actifs d'Ottawa, dont huit sociétés d'État, pour en évaluer l'efficacité, la viabilité et la pertinence. Certaines de ces sociétés comme Via Rail pourraient être mis en vente au terme de cet exercice.

Mais la société Radio-Canada ne fait pas partie de cet examen et il est hors de question de privatiser cette institution nationale.

«Radio-Canada a un rôle crucial à jouer. C'est une institution qui permet aux Canadiens de parler aux Canadiens. Sans la société Radio-Canada, les gens de la Colombie-Britannique, des francophiles comme moi, n'entendraient jamais parlé de ce qui se passe au Québec. On ne pourrait pas comprendre les débats entre Pauline Marois et Jean Charest. Ce serait impossible de savoir ce qui se passe au Nouveau-Brunswick», a affirmé le ministre.

«Radio-Canada, c'est crucial pour l'avenir de notre pays, un pays énorme avec une population aussi dispersée. Ce sont les médias qui nous unissent et la SRC a un rôle important à jouer dans tout cela. C'est aussi ce qui nous permet de protéger les deux langues officielles au Canada. En tant que ministre responsable des langues officielles, c'est très important. Il y a 2,5 millions de personnes qui parlent le français à l'extérieur du Québec. Sans Radio-Canada, ce serait comme la Louisiane», a-t-il ajouté.

L'entrevue complète du ministre James Moore sera publiée demain dans La Presse.

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