Coderre affirme qu'il ne regrette pas sa décision

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Denis Coderre en conférence de presse pour annoncer... (Photo: Robert Mailloux, La Presse)

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Denis Coderre en conférence de presse pour annoncer sa démission en tant que lieutenant québécois du Parti Libéral du Canada.

Photo: Robert Mailloux, La Presse

Louise Leduc
La Presse

S'il a démissionné avec fracas de son poste de lieutenant du Québec lundi dernier, c'est parce qu'il sentait qu'il n'avait plus «l'autorité morale» nécessaire, a dit Denis Coderre à l'émission Tout le monde en parle diffusée dimanche.

À quelques reprises, il a redit toute sa confiance en Michael Ignatieff, «que j'apprécie grandement».

Ceci étant dit, «Denis Coderre a des principes», a-t-il dit de lui en s'exprimant à la troisième personne, ajoutant n'avoir aucun regret.

Il jugeait important d'y être fidèle et il trouvait nécessaire de dire tout haut ce qu'il croyait juste.

En posant son geste d'éclat, M. Coderre a expliqué avoir voulu «lancer un message» et s'est montré satisfait des lendemains du résultat. «Le message a été entendu, maintenant, on va passer à autre chose.»

Le message en question : «Quand on fait des affaires au Québec...s'il vous plaît, respectez les autorités en place.»

Toute la controverse est venue du fait que le Parti libéral a ultimement choisi Martin Cauchon comme candidat dans la circonscription d'Outremont. Denis Coderre a raconté qu'il avait eu au préalable «une entente avec la candidate et une poignée de mains avec le chef», le tout scellant la nomination de Nathalie Le Prohon.

Michael Ignatieff a-t-il renié la parole donnée? a demandé l'animateur Guy A. Lepage. «Il y a eu des pressions et le chef a eu à prendre une décision», a répondu M. Coderre, faisant ici référence à l'influence trop grande des gens de Toronto qu'il a critiquée cette semaine en démissionnant.

Quand il lui a été demandé si tout cela justifiait son absence d'Ottawa toute la semaine - il est toujours député - alors qu'un vote crucial pour la survie du gouvernement était pris, Denis Coderre a soumis qu'il avait prévenu que sa présence était requise à Montréal toute la semaine pour des raisons familiales. Son père, a-t-il relevé, se faisait poser un stimulateur cardiaque.

Enfin, M. Coderre a dit n'avoir aucunement agi par ambition personnelle mais en toute fidélité à lui-même, à sa volonté de dire ce qu'il pense et de ne pas avoir recours à la «cassette» du politicien typique d'aujourd'hui.

L'entrevue a été enregistrée jeudi. Dimanche, lors du congrès de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada à Québec, Michael Ignatieff a lourdement insisté sur le devoir de loyauté de ses troupes. 

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