Droits et Démocratie: l'opposition rejette Latulippe comme président

Le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, croit... (Photo: Archives PC)

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Le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, croit que Gérard Latulippe n'est pas l'homme qu'il faut pour redresser la situation à Droits et Démocratie.

Photo: Archives PC

 

Lina Dib
La Presse Canadienne
Ottawa

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s'attend à ce que le gouvernement Harper écoute les trois partis d'opposition et revienne sur sa décision de nommer Gérard Latulippe comme président de Droits et Démocratie.

Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a annoncé son choix, lundi. Il a demandé à l'opposition son avis mais il n'est pas obligé d'en tenir compte.

Dès lundi, libéraux et néo-démocrates ont dit ne pas vouloir de ce candidat auquel ils reprochent ses amitiés politiques. M. Latulippe a été candidat, défait, de l'Alliance canadienne en 2000. Il a également servi de lieutenant québécois au chef de l'Alliance de l'époque, Stockwell Day. Ce parti est l'ancêtre du Parti conservateur actuel.

Pour sa part, M. Duceppe dit refuser la nomination de M. Latulippe «pour l'ensemble de son oeuvre».

«Il a des positions qui contredisent des lois du Parlement canadien, par exemple sur le mariage gai, sur la peine de mort, a rappelé M. Duceppe, dans un point de presse mercredi. Et il serait nommé à Droits et Démocratie? Ça part bien mal, ça part bien mal.»

M. Latulippe qui travaille, en ce moment, pour un organisme oeuvrant en Haïti, le National Democratic Institute, a également dit souhaiter qu'Haïti soit mise en tutelle. M. Duceppe fait remarquer que cette position va à l'encontre de celle du gouvernement canadien. Et il voit chez son auteur «peu de qualités en diplomatie».

Le chef du Bloc en conclut que M. Latulippe n'est pas l'homme qu'il faut pour redresser la situation à Droits et Démocratie, un organisme dont le mandat est d'appuyer les droits humains et promouvoir les pratiques démocratiques partout dans le monde.

Cet organisme est secoué par une crise depuis la mort de son président Rémy Beauregard. GA la suite de ce décès, on a appris qu'une partie du conseil d'administration avait été en guerre ouverte contre M. Beauregard, lui reprochant, entre autres, d'avoir financé des organismes qui ont critiqué Israël.

Le gouvernement conservateur a réitéré sa confiance dans le conseil d'administration à qui les employés reprochent la crise actuelle.

Quant à la nomination de M. Latulippe, au bureau du ministre Cannon, on rappelle qu'on a donné à l'opposition jusqu'au 1er mars pour y réagir. On refuse d'ici là d'entendre la réponse - pourtant bruyante - de l'opposition. Et on répète que M. Latulippe est «un excellent candidat».

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