Marois réclame l'abolition du Conseil de la fédération

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Marois réclame l\'abolition du Conseil de la fédération

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Selon Pauline Marois, le Conseil de la fédération s'est traduit par une dépense tout à fait inutile de 4 millions $ au fil des ans.

Photo: PC

 

Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

Devant ce qu'elle qualifie de piètres résultats obtenus par Jean Charest à la réunion des premiers ministres la semaine dernière, la chef de l'Opposition, Pauline Marois demande rien de moins que l'abolition du Conseil de la fédération et le retour, pour le Québec, aux strictes relations bilatérales pour rétablir le rapport de force avec Ottawa.

Lors d'une conférence de presse à Montréal, lundi, Mme Marois a dit que le gouvernement Charest a été forcé de faire trop de compromis afin d'atteindre un consensus au Conseil, affaiblissant ainsi sa position.

Selon elle, le Conseil s'est traduit par une dépense tout à fait inutile de 4 millions $ au fil des ans. Elle fait valoir, à ce sujet, que le Conseil avait désigné le rétablissement du financement de l'éducation postsecondaire comme première priorité en 2005 et que rien n'a été obtenu de ce côté depuis.

Par ailleurs, Mme Marois note que le gouvernement Charest lui donne maintenant raison, alors qu'elle avait chiffré la perte du Québec à 1 milliard $ au chapitre de la péréquation lorsque le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, avait présenté son énoncé budgétaire le 27 novembre dernier.

Deux jours plus tard, la ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, soutenait que la modification était raisonnable. Mme Marois accuse cette dernière d'avoir volontairement caché cette perte afin de ne pas nuire aux relations avec Ottawa.

«Ils se sont tus pour ne pas nuire à la relation avec Ottawa et donner l'impression que tout allait très bien et que ce fédéralisme d'ouverture se pratiquait, alors que dans les faits c'est un fédéralisme prédateur qu'on pratiquait», a lancé la chef péquiste.

Selon Mme Marois, le gouvernement libéral a ainsi agi de façon contraire aux intérêts du Québec puisque l'énoncé du ministre Flaherty indiquait clairement les conséquences négatives des modifications qu'il souhaitait apporter à la formule de calcul de la péréquation.

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