Dépenses de la SODEC: Christine Saint-Pierre se défend

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Dépenses de la SODEC: Christine Saint-Pierre se défend

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La ministre de la Culture, Christine St-Pierre

Photo: Steve Deschênes, Le Soleil

Denis Lessard
La Presse

(Laval) Le président de la SODEC, Jean-Guy Chaput «va réfléchir» aux conséquences de ses dépenses somptuaires à la tête de l'organisme chargé de venir en aide aux artistes, avant de décider s'il reste à la barre de l'organisme, a soutenu Christine Saint-Pierre. La ministre de la Culture a révélé qu'elle avait elle-même demandé l'enquête du Vérificateur qui a déposé son rapport, accablant, mercredi.

M. Chaput a jusqu'ici soutenu qu'il n'avait pas l'intention de démissionner, et qu'il n'avait rien fait de répréhensible : «c'est sa première réaction, il va réfléchir au cours du week-end. Il va analyser s'il peut être directeur général de la Sodeq. Il sait depuis un mois qu'il ne sera pas renouvelé dans ses fonctions, son contrat vient à échéance en octobre», a expliqué Mme Saint-Pierre, en marge du conseil général du PLQ.

Pour la ministre de la Culture, Christine Saint-Pierre, le Vérificateur général Renaud Lachance a fait son travail, en levant le voile sur les pratiques administratives discutables à la Sodeq. On a trouvé 80 000 dollars de frais de représentations non justifiés et 200 000 dollars de frais administratifs étaient comptabilisés comme des transferts aux artistes.

Ces constats correspondent «à ce qu'on entendait dans le milieu» a soutenu Mme Saint-Pierre. M. Chaput arrivait du festival de Cannes, vendredi, où il occupait une chambre à 1300 dollars la nuit.

Elle reste sans réponse toutefois quand on lui demande pourquoi le gouvernement qui avait déjà été alerté, il y a deux ans dans ce même dossier, n'avait pas dès lors posé de geste. «Je suis arrivée dans ce dossier il y a trois ans, on m'avait dit qu'il y avait des choses étranges dans les dépenses du directeur général (M.Chaput). J'ai demandé à M. Pronovost de regarder toutes les dépenses du bureau de Paris. Il est revenu en me disant qu'il n'avait pas de réponses aux questions. Il m'a dit que fait-on maintenant ? Je lui ai dit qu'on irait au Vérificateur général», a poursuivi Mme Saint-Pierre.

Au moment du premier rapport du Vérificateur sur la SODEC, la loi était différente à l'époque, souligne-t-elle. Elle ajoute avoir demandé à Jean Pronovost, le président du conseil, de «retourner chacune des pierres» --c'est l'ancien mandarin qui avait demandé l'intervention du Vérificateur général, une démarche inusitée.

Pour la ministre, la nomination de M. Chaput «avait été très bien accueillie dans le milieu, par les producteurs». C'est Line Beauchamp, une ancienne de Pro-Est qui avait nommé cet ancien collègue quand elle était aux Affaires culturelles.

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