Hydro-Québec: Marois contredit sa nouvelle vedette

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Nicolas Marceau a repris la circonscription de Rousseau... (Photo: PC)

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Nicolas Marceau a repris la circonscription de Rousseau laissée vacante par François Legault.

Photo: PC

Tommy Chouinard
La Presse

(Québec) La chef péquiste Pauline Marois contredit sa recrue Nicolas Marceau et s'oppose à une hausse des tarifs préférentiels du bloc patrimonial d'Hydro-Québec. Elle plaide en faveur d'un gel jusqu'en 2015.

Selon elle, avant d'envisager des augmentations de tarifs, le gouvernement Charest devrait régler une série de litiges avec Ottawa, ce qui lui permettrait de récupérer 8,8 milliards de dollars.

 

Mardi, au moment de faire son entrée à l'Assemblée nationale, le nouveau député de Rousseau, l'économiste Nicolas Marceau, a appuyé l'idée du gouvernement Charest de revoir à la hausse les tarifs comme ceux de l'hydroélectricité.

Pauline Marois, qui avait refusé jusqu'alors de se prononcer clairement sur le sujet, a plaidé hier pour que le bloc patrimonial soit «protégé», contredisant du coup sa recrue. Elle lui a fait la leçon à mots couverts. «Les Québécois ont investi beaucoup dans le développement d'une entreprise majeure, une grande entreprise nationale, Hydro-Québec. Il faut qu'ils en aient certains avantages (...) Il y a beaucoup d'autres avenues à utiliser par le gouvernement avant d'aller toucher au bloc patrimonial», a-t-elle affirmé.

Puis, désignant M. Marceau sans le nommer, elle a souligné qu'«un économiste peut faire différentes hypothèses et c'est normal qu'il les fasse», mais «un militant et un député peut faire des choix pour la population québécoise». «C'est dans ce sens-là que, nous, nous faisons des choix, pour respecter les besoins et la réalité de la population québécoise.»

Pauline Marois croit que le bloc patrimonial - une énorme quantité d'énergie dont le prix est fixé à 2,8 cents le kilowattheure - doit être maintenu tel quel jusqu'en 2015, comme le prévoit la stratégie énergétique 2006-2015 du gouvernement.

La chef péquiste croit plutôt que le gouvernement Charest doit «aller chercher son dû» à Ottawa «avant de piger dans les poches des Québécois». Elle a déposé une motion en ce sens à l'Assemblée nationale.

Ce «dû», qu'elle chiffre à 8,8 milliards de dollars, proviendrait du règlement de litiges qui opposent Ottawa et Québec: compensation pour l'harmonisation de la TVQ et de la TPS; changements à la péréquation; hausse des transferts pour l'éducation postsecondaire; indemnité pour le verglas de janvier 1998.

 

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