Québec est «ouvert» à offrir davantage

Le ministre de la Santé et des Services... (Photo: Érick Labbé, Archives Le Soleil)

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Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc.

Photo: Érick Labbé, Archives Le Soleil

Tommy Chouinard
La Presse

(Québec) Au lendemain de la sortie des associations de médecins pour appuyer la cause des infirmières, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, s'est dit «ouvert» à l'idée d'offrir davantage au personnel infirmier qu'aux autres employés de l'État.

Dans un bref point de presse hier, M. Bolduc a insisté sur la «situation particulière» du personnel infirmier, dont la tâche est «importante» et «exigeante». «Il y a une pénurie à l'heure actuelle. Et il faut être capable d'aller chercher de nouvelles infirmières pour travailler avec nous et assurer la rétention du personnel», a-t-il expliqué.

 

Donnera-t-il davantage aux infirmières qu'aux autres employés? lui a-t-on demandé. «Je ne ferme pas la porte. Je ne dis pas non. Je dois vous avouer que la cause m'est très sympathique», a-t-il répondu.

Comme les autres employés de l'État, les infirmières demandent des hausses salariales de 11,25% en trois ans. Le gouvernement a fait une offre globale de 7% en cinq ans.

Appuyée dans ses revendications par les médecins spécialistes et les omnipraticiens, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, qui représente les infirmières, réclame notamment la semaine de quatre jours. «Ce sont des discussions qu'on doit avoir. Il faut le regarder. J'ai toujours dit que quand les conditions sont meilleures, ça permet d'avoir une meilleure rétention du personnel. Je pense qu'on est ouverts», a affirmé Yves Bolduc.

Les négos piétinent

La présidente du Conseil du Trésor, Monique Gagnon-Tremblay, n'a pas voulu commenter l'idée de faire une offre plus généreuse aux infirmières. «Ça se discute aux tables de négociation», s'est-elle contentée de dire.

La ministre reconnaît que les négociations piétinent. «Ça ne va pas aussi rapidement que je le souhaitais», a-t-elle dit. Elle tient toujours à l'échéance du 31 mars - dans deux semaines - pour arriver à une entente avec les syndicats. Et si on n'y parvient pas? «On verra l'état de la situation. Et à ce moment-là, le gouvernement prendra ses responsabilités quant à savoir ce qu'on fait: est-ce qu'on donne une chance de quelques jours, est-ce qu'on continue?» a-t-elle répondu. Questionnée sur la possibilité de recourir à une loi d'exception, elle a répondu: «Ce n'est pas dans mon carnet. Je ne suis pas là du tout.»

 

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