Escouade corruption à la SQ : le maire Tremblay ne se sent pas concerné

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Escouade corruption à la SQ : le maire Tremblay ne se sent pas concerné

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Le grand patron de la SQ, Richard Deschesnes

Photo: André Pichette, La Presse

Éric Clément
La Presse

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, n'estime pas que son administration soit visée par la création éventuelle par la Sûreté du Québec d'une escouade chargée d'enquêter à temps plein sur les récentes allégations de corruption et de malversation à Montréal.

La suggestion de créer un tel «task force» a été révélée à La Presse cette semaine par le grand patron de la SQ, Richard Deschesnes, un policier qui compte 28 ans de carrière. Ce dernier a dit qu'il songeait mettre sur pied une telle escouade car «de mémoire de policier», il n'a jamais vu autant d'enquêtes policières en cours sur des allégations de corruption dans la métropole. Répondant à une question durant une conférence de presse, hier, le maire Tremblay a dit que le directeur de la SQ avait évoqué des enquêtes «à la grandeur du Québec». «Je ne crois pas qu'il ait dit qu'il visait particulièrement Montréal et l'hôtel de ville», a dit le maire, ajoutant plus tard : «Il n'y avait pas d'allusion particulière à Montréal».

Pourtant, dans La Presse d'hier, le directeur Deschesnes a bel et bien évoqué les cinq enquêtes actuellement en cours dans l'une ou l'autre des administrations de la Ville de Montréal. «On va prendre les mesures pour mener à bien ces enquêtes-là dans les délais les plus rapides, tout en étant conscient que ça ne prendra pas une semaine, a dit M. Deschesnes. Les gens ne nous pardonneraient pas de faire des enquêtes bâclées, rapides, qui ne mèneraient à rien.»

Responsable de la sécurité publique à la Ville, le président du comité exécutif et maire de Lachine, Claude Dauphin, a aussi réagi : «(Le directeur de la SQ) s'interroge au niveau des effectifs, au niveau de l'industrie de la construction comme tel. Question d'opérations, je ne sais pas s'ils ont réellement la volonté de mettre beaucoup de ressources sur ça. Comme le maire dit souvent, cela fait plusieurs années qu'on entend parler de l'industrie de la construction, qu'il puisse y avoir soit des connivences ou des collusions. Je pense que c'est à la Sûreté du Québec d'y aller avec son domaine de compétence et ses responsabilités. S'ils veulent y aller, qu'ils y aillent.»

La candidate à la mairie de Montréal de Vision Montréal, Louise Harel, a également réagi dans ce dossier, prenant acte de la proposition du directeur de la Sûreté du Québec et rappelant qu'il s'agit de «la première fois» dans l'histoire de Montréal que la police provinciale mène cinq enquêtes d'envergure en même temps sur des allégations de corruption au sein de l'administration de la métropole.

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