Les succès de Barcelone et Sydney

Le cas de Sydney ressemble théoriquement à bien... (Photo: AFP)

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Le cas de Sydney ressemble théoriquement à bien des égards à celui de Montréal. Pour accueillir les Jeux de 2000, on a opté pour la revitalisation d'un quartier en déclin, Homebush Bay, comme on avait voulu le faire dans l'est de Montréal.

Photo: AFP

Karim Benessaieh
La Presse

Dans le monde des experts en reconversion postolympique, Barcelone et Sydney sont considérés comme des modèles à suivre, pour des raisons tout à fait différentes.

En 1992, la capitale catalane a tenu des Jeux dont l'objectif était dès le départ de dynamiser la ville. Le parc olympique a été «?éclaté en plusieurs pôles?», écrit Romain Roult dans une communication présentée en mai 2009. Chaque pôle correspondait d'abord à des besoins locaux en matière d'équipements sportifs et récréotouristiques. Au lieu de construire un immense nouveau stade, on en a réaménagé un plus modeste, de 50 000 places, toujours pleinement utilisé. Bref, «?Barcelone a su tirer profit des nombreux avantages que lui offrait l'organisation des Jeux pour régénérer plusieurs de ses quartiers?».

Le cas de Sydney ressemble théoriquement à bien des égards à celui de Montréal. Pour accueillir les Jeux de 2000, on a opté pour la revitalisation d'un quartier en déclin, Homebush Bay, comme on avait voulu le faire dans l'est de Montréal. À Sydney, cependant, on a établi dès 1996 les principes de reconversion du site. «?On a pu observer une véritable régénération de ce quartier, surtout liée à ces installations olympiques, et par là même un renforcement de l'image attractive de Sydney aux niveaux économique et festif en particulier?», ont conclu deux auteurs, Margaret et John R. Gold, en 2007. Le seul «?point noir?»?: la construction d'un stade de 80 000 places qui n'a jamais pu s'intégrer à la trame urbaine. «?Pour bon nombre d'experts, un nouvel exemple de l'impossibilité de reconvertir mais surtout de rentabiliser de tels équipements?», conclut M. Roult.

Qu'est-ce que le GREF??

Créé au département de géographie de l'UQAM en 1996, le Groupe de recherche sur les espaces festifs (GREF) se veut une «?plateforme de réflexion?» sur la ville. Il compte une vingtaine de membres issus de différents horizons scientifiques et professionnels et s'intéresse à un aspect bien particulier de la vie urbaine?: ses manifestations festives. Du Grand Prix de formule 1 à la mise sur pied du Quartier des spectacles en passant par le départ des Expos, la réhabilitation de Ground Zero à New York et celle du centre-ville de La Nouvelle-Orléans, le GREF a multiplié les publications, entrevues et articles sur cet important aspect des villes.

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