"Il faut tout faire pour que la culture demeure vivante, afin d'éviter que les gens deviennent des robots. Essayons d'imaginer un monde où il n'y aurait pas de livre, pas de musique, pas de couleur, pas de télévision! Nous sommes entourés de culture et les gens n'en ont pas conscience", note le membre de la troupe de théâtre du Faux Coffre. Une troupe de Clowns noirs qui, incidemment, a fait de la brigade anti-culture et de la difficulté d'obtenir des subventions le fer de lance de ses productions.
Patrice Leblanc estime qu'il faut aider les créateurs dès leurs débuts afin de leur permettre de prendre de l'expérience et de développer leurs créations. Il donne l'exemple du fondateur du Cirque du soleil, Guy Laliberté, qui a débuté comme amuseur de rue, ou encore de Robert Lepage, dont les oeuvres sont encensées partout dans le monde. Pourtant, ils sont eux aussi susceptibles de devoir vivre avec des coupures.
Il mentionne également qu'au cours des 10 dernières années, les budgets liés à ce domaine n'ont pas augmenté, si ce n'est qu'ils ont suivi la courbe de l'inflation. Et pourtant, plus de 200 organismes liés à la culture ont vu le jour, au cours de cette période. Et c'est sans compter qu'au Québec, il y a trois fois plus d'artistes que dans les autres provinces du Canada, un élément à ne pas négliger.
Patrice Leblanc rappelle que le Théâtre du Faux Coffre n'a pas obtenu jusqu'à présent de subventions du gouvernement fédéral, mais que dans des perspectives de développement, l'argent de plusieurs enveloppes, dont celle des tournées, sera important. "Si nous voulons sortir, aller à l'international, nous allons avoir besoin d'aide. Ce qui est inquiétant, c'est qu'on entend des coupures tous les deux ou trois jours, comme celle de 14 millions $ à Téléfilm Canada pour les nouveaux médias", souligne le comédien.












