Peaux de chagrins : l'art dans la peau

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Mario Cloutier
La Presse

Après Épidermes en 2007, Diane Vincent récidive, c'est le cas de le dire, avec Peaux de chagrins, un deuxième roman policier mettant en scène un duo aussi improbable qu'amusant : une masseuse montréalaise, Josette Marchand, et un policier italien, Vincent Bastianello.

L'une est fouineuse et met les mains partout, surtout là où elle ne le devrait pas; l'autre est bouillant, mais rigoureux. Cette fois, ils sont sur la piste de criminels cruels et insaisissables qui ont agressé un ami de Josette, un tatoueur tatoué qui vit avec son copain à la campagne, un pas-si-bucolique-que-ça éleveur de chèvres bio. Le monde de Diane Vincent n'est décidément pas banal. L'intrigue non plus.

Il y est question d'adolescents égarés, de néo-nazisme et d'emportements violents de la part d'un couple fatigué d'être la cible d'homophobes. Les allers et retours entre Montréal, la campagne, le Québec profond et le Mexique se multiplient. Les fils se mêlent et s'entremêlent souvent durant l'enquête, tellement qu'on en perd un peu le sens. Mais la plongée de Josette dans le monde des oeuvres d'art vivant, c'est-à-dire des corps servant de supports aux tableaux de grands maîtres asiatiques du tatouage, reste fascinante.

La force de la romancière n'est certes pas les envolées descriptives, mais cette professeur de sociolinguistique manie fort habilement les dialogues, assez pour garder notre intérêt intact du début à la fin. Il y a quelques longueurs et facilités, mais on pardonne. Le sujet est des plus original dans un domaine, le roman policier, où les nouvelles approches sont toujours les bienvenues.

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* * * 1/2

PEAUX DE CHAGRINS. DIANE VINCENT. TRIPTYQUE, 236 PAGES, 22 $

 

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