Décès du bédéiste Raymond Macherot, père de Chlorophylle

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Décès du bédéiste Raymond Macherot, père de Chlorophylle

Agrandir

Raymond Macherot

Photo: AFP

Agence France-Presse
Bruxelles

Le Belge Raymond Macherot, figure de la bande dessinée d'après-guerre et père de célèbres séries animalières, est mort dans la nuit de jeudi à vendredi à l'âge de 84 ans, ont annoncé ses éditeurs historiques, Le Lombard et Dupuis.

«Il est mort dans son sommeil. On a constaté son décès ce matin dans la maison de repos où il vivait, dans sa région d'origine, près de Verviers (en Wallonie)», a indiqué à l'AFP un porte-parole des Éditions Dupuis.

Il était surtout connu pour ses séries dont les héros étaient des animaux, notamment Chlorophylle, parue à partir de 1956 dans le Journal de Tintin, puis Sybilline, publiée dans Spirou dès 1965.

«Caricaturant la société des hommes à travers le petit monde des prés et des bois, Macherot a saupoudré toute sa production d'une poésie très personnelle. Ce grand classique unanimement apprécié a réalisé quelques-unes des meilleures pages de l'Histoire de la BD belge», écrivent Le Lombard et Dupuis dans leur communiqué commun.

Né à Verviers le 30 mars 1924, Raymond Macherot livre ses premières planches à l'hebdomadaire satirique PAN sous le pseudonyme de Zara avant d'entrer en 1953 au studio de dessin des Éditions du Lombard, à Bruxelles.

Il se rode à la BD par quelques récits complets dans Le Journal de Tintin des Éditions du Lombard et projette une grande série réaliste médiévale, mais l'éditeur préfère confier la conception graphique de son «Chevalier Blanc» à Fred Funcken.

Raymond Macherot se tourne alors vers le récit animalier avec Chlorophylle, un sympathique lérot qui lutte contre de méchants rats noirs, en 1956, et lance les aventures parodiques du marin Le Père La Houle, puis du détective très britannique Clifton (1959).

En 1964, il quitte Tintin pour un autre hebdomadaire, son grand rival, Spirou, où, selon son ami André Franquin, le créateur de Gaston Lagaffe, «on s'amuse mieux».

Il est définitivement classé comme humoriste animalier avec Chaminou, puis Sybilline (1965), ainsi que les chats Pantoufle (sur scénario de René Goscinny en 1966) et Mirliton (avec Raoul Cauvin en 1970).

Tandis que ses personnages chez Tintin sont repris par divers dessinateurs de cette publication, Raymond Macherot se concentre sur Sybilline et collabore un peu avec Yvan Delporte pour les scénarios du patron de remorqueur Mulligan (avec Berck en 1969) et sur les premières fantaisies fantastiques d'Isabelle (avec Will, André Franquin et Yvan Delporte en 1970).

Élaborant dans ses oeuvres une ambiance «écolo» avant la lettre, «il habitait sur les hauteurs de Verviers et préférait le rythme des saisons dans la nature au brouhaha intemporel des cités où il n'a jamais voulu s'acclimater», soulignent ses éditeurs.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer