Malajube n'a pas mis de côté sa sensibilité pop, d'ailleurs à l'oeuvre sur des chansons comme Luna et Porté disparu. Ce qu'on retient d'emblée, après quelques écoutes de Labyrinthes, ce sont toutefois ses idées de grandeurs. Les envolées musicales de Casablanca ou d'Ursulines, la pièce d'ouverture, hantée par un vent fou qui traverse tout l'album.
Ce qui impressionne, c'est l'aisance avec laquelle le groupe fait l'aller-retour entre ces zones de liberté totale et la forme chansonnière. Malajube affiche ici et là ses affinités avec le prog, mais toujours avec concision. Avec beaucoup de chaleur, aussi, puisque Labyrinthes est plein de guitares qui savent rester engageantes, même dans les moments où elles brassent. Malajube arpente des chemins sinueux sur ce troisième disque, mais sans se perdre et, surtout, sans chercher à semer l'auditeur.










