Les Stones, l'autre face de la royauté rock britannique, n'étaient pas invités. Ils commandaient un cachet trop élevé et on raconte qu'ils ne correspondaient pas à l'image peace and love du festival. Trois mois plus tard, ils ont donné à Altamont un concert marqué par la violence qui, pour les historiens du rock, a mis fin à l'utopie des années 60 incarnée par Woodstock.
Bob Dylan, qui vivait justement à Woodstock, ne s'est pas pointé le nez au festival, mais son groupe The Band y a joué. On a dit que son fils était malade, mais surtout que Dylan en avait jusque-là des hippies qui venaient le déranger chez lui.
Le Jeff Beck Group, les Doors, les Moody Blues, Joni Mitchell -qui a écrit la chanson Woodstock en regardant, à regret, les images du festival à la télé- et Jethro Tull ont refusé ou se sont désistés à la dernière minute. Led Zeppelin, le supergroupe en devenir, a préféré donner un concert plus payant à Asbury Park, au New Jersey, ce week-end-là, leur imprésario Peter Grant ne voulant pas que ses ouailles ne soient qu'un groupe parmi tant d'autres à Woodstock.














