Tortoise : cérébral et épars * * * 1/2

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Paul Journet
La Presse

Groupe phare du post-rock dans les années 90, Tortoise se démarquait par sa riche fusion de drum'n'bass, free jazz, musique ambiante et plusieurs autres genres.

Cela n'a pas changé avec Beacons of Ancestorship, leur premier album depuis 2004. John McEntire et ses comparses proposent encore un univers plus froid et moins viscéral que celui des autres groupes de la mouvance. Cet éclectisme et cette froideur finissent toutefois par agacer un peu ici.

Le quintette de Chicago tire dans presque toutes les directions. L'album commence par un funk avec des synthés au timbre rappelant un certain jazz fusion des années 70. Après des premières pièces assez rythmées, on entend une explosion punk (Yinxianghechengqi). Puis, retour vers un son électro. La cadence ralentit jusqu'à la très belle finale, la mélancolique Charteroak Foundation.

Les expérimentations sont techniquement intéressantes. Tortoise conserve son habituelle audace. On trouve dans chaque pièce un détail qui surprend et plaît. Mais même si on savoure ces moments, on ne se laisse pas emporter par l'ensemble.

pour le cérébral en vous.À ÉCOUTER: The Fall Of Seven Diamonds Plus One

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* * * 1/2

TORTOISE. BEACONS OF ANCESTORSHIP. ROCK/AVANT-GARDE. THRILL JOCKEY

 

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