Water On Mars: Imax entre les oreilles ****

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Alain Brunet
La Presse

Très au nord, on imagine la ligne d'horizon qu'a contemplé le leader du groupe Water On Mars (de Québec), et ce pendant une portion importante de son existence.

D'où ce Labrador Skyline. Essayiste, romancier, féru d'économie politique, redoutable blogueur, insatiable polémiste, Philippe Navarro est un créateur multitâches pour le moins foisonnant. Afin de dépeindre cette fresque septentrionale, l'angle post-psychédélique qu'il choisit pour ce troisième album concept révèle un langage compositionnel encore mieux maîtrisé que sur Delta, paru en 2006.

Imax entre les oreilles! Il est possible d'en identifier quelques références: ambiances space rock à la Pink Floyd, guitares marquantes des années 60-70, funky, easy listening, folk aérien, sons de synthèse aux multiples sources et allégeances, trois langues d'expression (anglais, français, innu).

Ce disque doit à mon sens être absorbé d'un seul trait pour qu'on en apprécie la substance. Les faiblesses y sont mineures, mais repérables: surabondance d'information en certains moments, et un niveau d'exécution qui exige à mon sens des pointes supplémentaires de virtuosité pour servir un créateur de cette trempe.

Water On Mars

Labrador Skyline

Audiolabe

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