Andrea Lindsay : suivre son étoile...

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Andrea Lindsay : suivre son étoile...

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Andrea Lindsay a un peu de Feist, un peu Cat Power, et cet exotisme anglophone qui rend aussi Birkin si craquante.

Photo: Robert Mailloux, La Presse

 

Philippe Renaud, collaboration spéciale
La Presse

Le succès, chers lecteurs, est une bête indomptable, imprévisible. On a beau mettre à l'ouvrage volonté, travail, ressources, talent, impossible d'être certain que ce damné succès finira par créer ces rendez-vous nécessaires, espérés entre l'artiste et son public.

L'auteure, compositrice et interprète Andrea Lindsay avait lancé La belle étoile, son premier album, il y a deux ans. Tel quel. Ces onze même chansons qui nous font découvrir une voix coquette et suave, un accent d'anglo de Guelph, Ontario, étant tombé en amour avec la France, d'abord, et Montréal, ensuite.

 

«Lorsqu'on me demande: pourquoi avoir choisi de chanter en français?, je réponds que c'est pour me démarquer. Il y a tant de chanteuses anglophones! J'aime ma langue maternelle, mais j'aime aussi l'aventure de la langue française. Elle m'émerveille, sa texture, son accent. Je pense que mon accent raconte une histoire aussi, on se demande d'où je viens. Mon accent transporte des sons de Montréal, un peu de Paris où j'ai vécu, lorsque je suis en Europe, on croit que je viens d'Allemagne. Lorsque je chante en anglais, je deviens madame-tout-le-monde!»

Le label GSI a eu l'oreille heureuse en découvrant ces onze chansons, ce talent indéniable, ces mélodies auxquelles il est difficile de résister. Maintenant réédité, La belle étoile ne trompera pas les connaisseurs de chansons.

Le premier extrait, Les yeux de Marie, est une chanson pop parfaite. Un peu Feist, un peu Cat Power, et cet exotisme anglophone qui rend aussi Birkin si craquante.

«En ce moment, je vis quelque chose de spécial, confie-t-elle. Lorsque je me rends dans une station de radio pour accorder une entrevue, j'ai encore les grands yeux, je suis comme une enfant! Ça va vite. J'ai 31 ans, je vis pleinement cette belle période dans ma vie. J'en suis reconnaissante.»

On écoute La belle étoile, et on se dit: comment a-t-elle pu rester confidentielle aussi longtemps? L'intérêt que lui portaient médias et public demeurait injustement marginal. Le succès semble enfin être au rendez-vous: après le concert de ce soir au Club Soda, à l'invitation du Coup de coeur francophone, Andrea Lindsay s'embarque dans une tournée du Québec, jusqu'au mois de février 2009, pour ensuite offrir une trentaine de spectacles en Europe.

 

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