Le Québec perd un géant de la musique

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 200 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Le grand disparu de 2009 : le père... (Photo archives, La Presse)

Agrandir

Le grand disparu de 2009 : le père Fernand Lindsay.

Photo archives, La Presse

Catherine Handfield
La Presse

Un bâtisseur de la musique classique au Québec s'est éteint, mardi soir. Le père Fernand Lindsay, fondateur du Festival d'été de Lanaudière, est mort à Joliette. Il avait 80 ans.

Mardi soir, l'annonce de son décès a secoué le monde de la musique classique du Québec. «Je suis complètement dévasté, a dit le chef d'orchestre Yannick Nézet-Séguin, joint à Rotterdam. C'était l'homme le plus inspirant, le plus gentil. Un homme qui illustrait toute la bonté du monde et qui a tellement fait pour la musique.»

Selon le pianiste et compositeur Alain Lefèvre, le départ du père Lindsay est une «immense perte». «Ce sera très difficile de passer à travers cette étape», a-t-il dit. Alain Lefèvre a offert un concert-hommage à Fernand Lindsay, le 8 mars. Le père Lindsay lui avait semblé en bonne forme, dit-il.

Né à Trois-Pistoles, Fernand Lindsay a entrepris l'étude du piano à l'âge de 5 ans. Il est entré en 1943 au séminaire de Joliette pour y étudier le basson. En 1953, il a entrepris une carrière d'enseignant qu'il a poursuivie pendant plusieurs années.

On le connaît surtout en tant que fondateur du Camp musical de Lanaudière, à Saint-Côme, où une grande partie des musiciens québécois ont séjourné. Fernand Lindsay, membre de l'Ordre du Canada et chevalier de l'Ordre national du Québec, a aussi fondé en 1978 le Festival d'été de Lanaudière.

«Le père Lindsay a créé un véritable trésor national, et je pèse mes mots, a dit Alain Lefèvre, ambassadeur artistique du Festival de Lanaudière. Le travail qu'il a fait pour la culture et pour l'avancement de la musique est colossal. C'est un être qui s'est dévoué non seulement pour les Canadiens français, mais pour l'ensemble de la collectivité canadienne.»

«En plus d'être un grand éducateur, le père Lindsay a le mérite d'avoir fait venir des artistes de calibre international ici, au Québec», a dit Olivier Thouin, violon solo associé à l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM).

«À son grand honneur, le Festival va se perpétuer, mais son immense générosité, elle, va manquer à tout le monde musical du Québec», a dit Louis Charbonneau, timbalier solo à l'OSM.

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer