Aude St-Pierre : un étonnant Prokofiev... à 21 ans

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 200 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Claude Gingras
La Presse

Du concert de l'Orchestre du Conservatoire vendredi soir, on retient presque exclusivement une seule chose: l'exécution du deuxième Concerto pour piano de Prokofiev par Aude St-Pierre. Avec ses quatre mouvements totalisant une grosse demi-heure (33 minutes exactement dans ce cas-ci) et sa partie de piano presque non-stop et d'une infernale difficulté, c'est le plus long et le plus redoutable des cinq concertos pour piano du compositeur, peut-être même le plus difficile du répertoire tout entier.

Aude St-Pierre n'en donne pas encore ce que j'appellerais une grande interprétation: il y manque le caractère, le relief, pour tout dire la fureur. Cela viendra avec le temps car les assises sont là, bien solides. La toute petite femme, 21 ans et sans expérience du concert, avait non seulement mémorisé ces milliers de notes enchevêtrées, parfois répandues sur trois portées, mais elle les exécuta sans se tromper et sans perdre le souffle. Il est vrai qu'elle avait été bien préparée: son professeur est André Laplante, entendu dans le même concerto à l'OSM en 2005.

Très sollicités eux aussi, Raffi Armenian et l'orchestre (57 musiciens vendredi) l'encadrèrent avec exactitude. Ils avaient eu la partie plus facile dans le mouvement lent du Concierto de Aranjuez, de Rodrigo, joué avec intériorité par le guitariste David Ratelle.

Un élève de M. Armenian en direction, Georges-Étienne D'Entremont, qui se présente avec grand sérieux, créa une riche sonorité d'orchestre et une réelle atmosphère dans deux brefs travaux signés Cristina Garcia Islas et Marie-Pierre Brasset-Villeneuve, élèves de Michel Gonneville.

Venant à la fin d'un programme long et exigeant, la Rhénane de Schumann découvrit trop de faiblesses, surtout chez les violons, pour que l'on prenne quelque plaisir à l'écouter.

__________________________________________________________________________________________________

ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU CONSERVATOIRE DE MONTRÉAL. Chefs d'orchestre : Raffi Armenian et Georges-Étienne D'Entremont. Solistes : David Ratelle, guitariste, et Aude St-Pierre, pianiste. Vendredi soir, Théâtre Rouge du Conservatoire.

Programme: La Pierre solaire (création) - Islas Adagio du Concierto de Aranjuez pour guitare et orchestre (1939) - Rodrigo Concerto pour piano et orchestre no 2, en sol mineur, op. 16 (1913, rév. 1923) - Prokofiev Nitassinan (création) - Brasset-Villeneuve Symphonie no 3, en mi bémol majeur, op. 97 (Rheinische) (1850) - Schumann

 

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer