Festival international de théâtre de marionnettes : les Québécois à l'honneur en Espagne

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Le Théâtre de la pire espèce présentera Persée... (Photo: Yanick MacDonald, archives)

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Le Théâtre de la pire espèce présentera Persée au cours du Festival international des marionnettes qui se tiendra à Tolosa, dans le Pays basque espagnol.

Photo: Yanick MacDonald, archives

Mario Cloutier
La Presse

Invité d'honneur du prestigieux Festival Titirijai de Tolosa en Espagne, du 28 novembre au 6 décembre, le théâtre de marionnettes québécois vit un âge d'or. En septembre, la «nouvelle vague québécoise» était aussi en vedette au plus important des événements du genre à Charleville-Mézières en France, tout comme au Mexique, un mois plus tard, dans le cadre du Cervantino.

«Il était temps que ça arrive, cette reconnaissance internationale», lance Hélène Ducharme, la présidente de l'AQM (Association québécoise des marionnettistes). Pas surprise du tout, la dame est aussi codirectrice artistique du Théâtre Motus, l'une de la trentaine de compagnies de l'AQM, sans compter les 80 membres individuels que compte l'organisme.

«L'Association a été fondée il y a déjà 28 ans, précise-t-elle. Nous comptons organiser des états généraux pour le 30e anniversaire.»

À Tolosa, dans le Pays basque, c'est le Théâtre sans fil qui ouvrira la fête avec son spectacle La couronne du destin. Le Théâtre des petites âmes y présentera Pekka avant de poursuivre sa tournée à Barcelone; le Théâtre Motus offrira Inuussia avec la comédienne mexicaine Luisa Huertas; le Théâtre des deux mains reprendra Ti-Jean et le pauvre diable; et le Théâtre de la pire espèce, Persée.

«Les spectateurs auront un aperçu de toutes les formes que prend le théâtre de marionnettes au Québec, explique la présidente de l'AQM. Spectacles solo, marionnettes géantes, théâtre de l'objet, spectacle de rue...»

Du 26 novembre au 10 décembre, une grande exposition présentera également l'histoire de la marionnette au Québec, des débuts de la discipline à aujourd'hui, avec un nombre impressionnant d'objets et, évidemment, des marionnettes.

«Tolosa, c'est spécial parce que l'organisation nous garde sur place durant toute la durée du festival. C'est un excellent endroit pour favoriser les rencontres entre créateurs et diffuseurs», raconte la directrice du Théâtre Motus.

Au total, 67 spectacles seront présentés au festival qui attire tous les ans environ 25 000 spectateurs. En outre, Tolosa inaugure cet automne le TOPIC, le nouveau Centre international des marionnettes, qui comprend une salle de spectacle, un musée avec des espaces d'exposition et un centre de documentation.

«C'est un des plus importants au monde, précise Hélène Ducharme. Le centre a coûté plus de 18 millions d'euros.»

Rien de trop beau pour le Québec qui avait aussi fait un malheur à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, en septembre. La capitale mondiale de la marionnette a présenté cinq spectacles québécois, mais a reçu aussi des représentants de l'UQAM qui a instauré en 2007 un diplôme en théâtre de marionnette contemporain.

 

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