• PLAN DU SITE | 
  • FIL RSS | 
  • Ouvrir une session | 
  • S'inscrire

cyberpresse

  • Site | 
  • Pages Jaunes
  • Concours | 
  • Petites Annonces | 
  • Emplois | 
  • Abonnement aux quotidiens
  • Cyberpresse.ca
  • La Presse Affaires
  • Mon Cinema
  • Mon Toit
  • Mon Volant
  • Technaute
  • Accueil
  • Actualités
  • Arts
  • Blogues
  • Chroniqueurs
  • International
  • Photos
  • Place publique
  • Sports
  • Vidéos
  • Vivre
  • Voyage
  • Opinions

  • Blogues
  • Accueil >
  • Chroniqueurs >
  • Vincent Marissal
  • > On choisit ses amis, pas sa famille

On choisit ses amis, pas sa famille

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

  • Partager
    • facebook
    • reddit
    • del.icio.us
    • Google

Du même auteur

  • Le DGE et les donateurs compulsifs
  • Harper 2.0: opération ratée
  • De la broue dans le toupet
  • Pauline la pas fine
  • Bilan de... début de session
On choisit ses amis, pas sa famille

Agrandir

Vincent Marissal
La Presse

La visite de Nicolas Sarkozy n'aura pas été longue, mais on s'en souviendra longtemps.

Et même courte, elle aura duré trop longtemps au goût des souverainistes.

Jamais depuis le général de Gaulle, du haut du balcon de l'hôtel de ville de Montréal en 1967, un président français n'aura été aussi clair quant à la place de l'Hexagone dans le toujours délicat triangle France-Canada-Québec.

Le problème, pour les souverainistes, c'est que le président Sarkozy s'est rangé résolument du côté du Canada. En un discours, on est passé du célèbre «Vive le Québec libre» à «Vive le Canada uni».

 

«J'ai toujours été un ami du Canada. Parce que le Canada a toujours été un allié de la France. Et franchement, s'il y a quelqu'un qui vient me dire que le monde a aujourd'hui besoin d'une division supplémentaire, c'est qu'on n'a pas la même lecture du monde, a dit M. Sarkozy en point de presse.

«Je ne vois pas au nom de quoi une preuve d'amour pour le Québec, fraternelle et familiale, devrait se nourrir d'une preuve de défiance à l'endroit du Canada», a-t-il ajouté.

La déclaration du président ne plaira pas à tout le monde, mais elle a le mérite d'être claire.

Nous sommes loin, en effet, de cette fameuse déclaration torturée du précédent président, Jacques Chirac, faite à Lucien Bouchard à l'Élysée en 1997 et qui allait comme suit: «Quel que soit le chemin que le Québec choisira, la France l'accompagnera. Le Québec peut compter sur l'amitié et la solidarité de la France.»

Nous avons aussi dévié de la traditionnelle et confortable doctrine française dite du ni-ni, soit ni ingérence ni indifférence.

Déjà, en mai, le président Sarkozy avait lancé en recevant la gouverneure générale, Michaëlle Jean: «Vous savez que nous, on est très proches du Québec, mais je vais vous le dire, on aime beaucoup le Canada aussi. On n'oppose pas nos deux amitiés et nos deux fidélités.»

Cette déclaration avait semé l'émoi parmi les souverainistes, qui y avaient vu le reniement de l'amitié privilégiée entre la France et le Québec et, surtout, de l'appui tacite de la République aux aspirations du Québec.

Ces mêmes souverainistes n'auront pas été rassurés hier par le point de presse de Nicolas Sarkozy. Point de presse très «sarkozien», direct, frondeur, dans lequel il a clairement indiqué ses couleurs. Sarko préfère le rouge. On s'en doutait. C'est devenu très clair hier.

La position de Sarkozy s'éloigne pour de bon du romantisme (quand ce n'était pas carrément du paternalisme) du gouvernement français à l'endroit du Québec. Un romantisme fondé sur le désir de libération des peuples opprimés.

Un romantisme fondé, aussi, sur une certaine culpabilité de la mère patrie qui reconnaissait avoir abandonné le Québec.

Exit le romantisme et la culpabilité. Nicolas Sarkozy assume parfaitement son parti pris pour le Canada.

Le président voulait revoir le ni-ni, il l'a fait en faisant sauter un des ni, celui de l'ingérence. Avec Sarko, c'est donc: ingérence en faveur d'un Canada uni, sans toutefois devenir indifférent envers les «frères» québécois.

Le plus ironique de l'affaire, c'est que le président français reprend ici un argument avec lequel les fédéralistes québécois ont si souvent fait chou blanc. Quand il dit qu'on peut aimer le Québec sans renier le Canada, il dit exactement ce que les Jean Charest, Jean Chrétien, Robert Bourassa et autres Daniel Johnson fils se sont évertués à répéter depuis des décennies.

C'est aussi ce que Stephen Harper, dont c'était la première sortie officielle depuis sa réélection de mardi, a essayé de dire pendant toute la dernière campagne électorale, sans toutefois toucher la cible.

«Le Canada est un ami, le Québec est un frère», a dit le président Sarkozy. Et comme chacun sait, on choisit ses amis, mais pas sa famille.

Dans une réponse écrite aux questions que lui avait posées La Presse en prévision de sa visite à Québec, le président précise ainsi sa relation avec le Canada et le Québec: «Mais j'insiste: cette relation unique, fraternelle qui existe entre la France et le Québec n'est en rien exclusive de l'amitié profonde qui lie la France et le Canada. Pendant trop longtemps, nous avons vécu avec cette idée qu'il faudrait choisir entre l'une et l'autre; qu'honorer l'une, c'était trahir l'autre. C'est tout le contraire! Le lien si spécial qui unit la France et le Québec est une chance, un atout formidable aussi pour l'amitié franco-canadienne.»

Les propos de M. Sarkozy détonnent en regard de ceux de son premier ministre, François Fillon, qui avait parlé du «pays du Québec» lors de sa visite de juillet. Au grand déplaisir d'Ottawa, d'ailleurs.

Les pendules ont été remises à l'heure, hier. Cette fois, au grand déplaisir des souverainistes, qui voient une fois de plus leurs efforts de sensibilisation sur la scène internationale écrasés par le poids du Canada.

Pas étonnant que les députés péquistes se soient montrés, cette semaine, si peu enthousiastes à l'idée d'accueillir le président Sarkozy à l'Assemblée nationale.

Chose certaine, les canaux de communication privilégiés que les souverainistes ont déjà eus avec le gouvernement français sont, pour le moment, complètement bouchés.

Pour les souverainistes, c'est le mythe de Sisyphe. Toujours pousser la pierre en haut de la colline, pour la voir retomber. Ces années-ci, la colline est de plus en plus haute, et les efforts pour la gravir de plus en plus éreintants.

Pour un «Vive le Québec libre», combien de déceptions sur la scène internationale?

Souvenez-vous de la fameuse déclaration de Bill Clinton en octobre 1995, quelques jours avant le référendum: «Je ne voudrais pas m'ingérer dans le débat. Je peux vous dire qu'un Canada fort et uni a été un merveilleux partenaire pour les États-Unis et un citoyen constructif et incroyablement important dans le monde, a-t-il toutefois ajouté. J'espère que cela va continuer ainsi.»

 

  • Imprimer

Partager :

  • facebook
  • reddit
  • del.icio.us
  • Google
Qu'est-ce?

Le partage de signets

Le partage de signets est une façon pour les utilisateurs d'internet d'archiver, d'organiser, de partager et de chercher des signets (ou favoris) de pages Web. Les utilisateurs n'ont qu'à sauvegarder les liens des pages Web qu'ils veulent retrouver facilement ou partager avec des amis ou des personnes ayant des intérêts similaires.

Ainsi, si vous trouvez un article intéressant sur le site de Cyberpresse.ca et que vous voulez le sauvegarder pour une référence future ou le partager avec d'autres, vous n'avez qu'à cliquer sur un de ces liens pour l'ajouter à votre liste. L'accès à ces sites est gratuit, mais vous devez vous inscrire.

  • Retour
  • Haut

publicité

Aujourd'hui sur Cyberpresse

  • [ Correspondants ]

    L'audace de persévérer

    A-t-il de l'estomac? Peut-il résister à la... »

  • Michèle Ouimet | La bataille perdue du couvent

    [ Michèle Ouimet ]

    La bataille perdue du couvent

    Vous savez à quel point la montagne me... »

  • [ Adoption en direct ]

    «Est-ce qu'on la retourne en Haïti?»

    Rosalie, assise dans sa chaise haute, mange... »

  • Yves Boisvert | L'industrie de l'intimidation

    [ Yves Boisvert ]

    L'industrie de l'intimidation

    Voici une histoire d'intimidation dans la... »

  • [ Justice et faits divers ]

    L'enragé

    Ils ont passé des années en prison.... »

  • [ Internet ]

    Abus sexuels: le Vatican débarque sur Twitter

    Le Vatican a saisi samedi l'occasion de la... »

Précédent Suivant

publicité

Les plus populaires

  • Dernière
    heure
  • Dernier
    jour
  • Dernière
    semaine
Guy A. Lepage se lance dans la restauration
Un hiver de tous les records
«Est-ce qu'on la retourne en Haïti?»
La blague belge qui ne fait pas rire les Belges
Réforme de la santé: victoire historique pour Obama
Réforme de la santé: victoire historique pour Obama
France: Sarkozy sanctionné au second tour
Le Canadien a rendez-vous avec des Sénateurs en panne
Collision en Estrie: deux personnes meurent brûlées 
La Maison Blanche annonce un décret sur l'avortement
Vieux-Montréal: deux hommes tués dans une fusillade
Fusillade: Ducarme Joseph arrêté
Quand la mort devient un jeu
Spectaculaire accident à Laval
Joseph Ducarme: un ex-chef de gang qui fait régner la terreur

Tous les plus populaires
sur Cyberpresse.ca
»

Les plus populaires sur Monvolant

Trop belle pour nous: une autre Française qu'on ne verra jamais ici
Les tensions de l'automobile électrique
Série 3 de BMW: une allemande aux multiples personnalités
Ménage du printemps
A vendre: Jaguar ayant appartenu à la reine

Contribuez »

Vous avez assisté
à un événement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

À découvrir sur le réseau Cyberpresse

Musique

Billy Talent : la fin d'une trilogie

Plus sur Musique »

Idées déco

Des murs tout en relief

Plus sur Idées déco »

Mode

Sacs Longchamp: ceux de Kate Moss arrivent en ville

Plus sur Mode »

Bruno Blanchet

Drapeau blanc

Plus sur Bruno Blanchet »

Éric LeFrançois

Merci Genève!

Plus sur Éric LeFrançois »

image title
Fermer
  • Recevoir vos nouvelles
  • iPhone
  • Alertes
  • Infolettres
  • Mobile
  • Widgets
  • Fils RSS
  • Détente
  • Caricatures
  • Casse-tête
  • Concours
  • Guide télé
  • Horaire cinéma
  • Horoscope
  • Magazine XY
  • Mes Vacances
  • Mots croisés
  • Quiz
  • Sudoku
  • Services
  • Météo
  • Nécrologie
  • La librairie
  • Emplois

  • Petites annonces
  • Autos usagées
  • Dans nos quotidiens
  • Sur le web
  • Immobilier
  • Abonnement
  • Quotidiens
  • Versions électroniques
  • Club Privilèges

  • Archives
  • Archives
  • Archives payantes
  • Cyberpresse-écoles
  • Nos quotidiens
  • La Presse
  • Le Soleil
  • Le Nouvelliste
  • Le Quotidien
  • La Tribune
  • Le Droit
  • La Voix de l'Est
  • Réseau Cyberpresse
  • Cyberpresse.ca
  • La Presse Affaires
  • Mon Cinéma
  • Mon Toit
  • Mon Volant
  • Technaute
  • Accueil
  • Actualités
  • Arts
  • Blogues
  • Chroniqueurs
  • International
  • Photos
  • Place publique
  • Sports
  • Vidéos
  • Vivre
  • Voyage
  • Abonnez-vous à nos infolettres |
  • Foire aux questions |
  • Contactez-nous |
  • Carrières chez nous
  • Cyberpresse en page d'accueil |
  • Conditions d'utilisation |
  • Politique de confidentialité |
  • Annoncez dans nos médias

© 2000-2010 Cyberpresse inc., une filiale de Gesca. Tous droits réservés.