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Débats: que pensez-vous du Plan Nord? Votre point de vue

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QU'EST-CE QUE LE DÉBAT DU JOUR?

Le débat du jour est un lieu de discussion sur les sujets d'actualité mettant en présence des experts et les citoyens. Chaque jour, le modérateur du débat soumet au panel d'experts la question du jour. Les experts qui le souhaitent font alors valoir leur point de vue. Les internautes sont ensuite invités à mettre leur grain de sel.


Le premier ministre Jean Charest a présenté hier... (PHOTO: MATHIEU BÉLANGER, REUTERS)

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Le premier ministre Jean Charest a présenté hier les grandes lignes du Plan Nord.

PHOTO: MATHIEU BÉLANGER, REUTERS

Le gouvernement Charest vient de lancer en grande pompe le Plan Nord. En vertu de ce plan de développement du Nord québécois, le gouvernement prévoit des investissements de 80 milliards sur 25 ans dans l'exploitation des richesses naturelles du Nord. Êtes-vous favorable à cette initiative? Croyez-vous que les investissements prévus se concrétiseront? Craignez-vous pour l'environnement de ces immenses territoires?

LES COMMENTAIRES DOIVENT ÊTRE SIGNÉS. MAXIMUM DE 150 MOTS.

Pierre Simard

Professeur à l'École nationale d'administration publique, à Québec

PERDONS LE NORD ENSEMBLE

Partenariat, développement durable, lutte au réchauffement climatique, protection de l'environnement... La présentation de notre premier ministre ne manquait pas de candeur. Tout le monde convient que c'est beau les baleines, les paysages à l'infini, les rivières gigantesques. Mais que valent ces ressources sans subvention? Pas grand-chose, si on considère l'actuel développement du Nord québécois. En fait, le Plan Nord n'est qu'une illusion de politicien vertueux; une vision bureaucratique du développement qui ne s'appuie sur aucune base économique solide. Dans les années 1950, le développement minier était en plein essor et on considérait la Côte-Nord comme une terre promise. Les économistes du temps prédisaient qu'elle s'enrichirait de centaines de milliers d'habitants. La réalité, c'est qu'en 1980, on a fermé Schefferville et on a rasé Gagnon. Dans 25 ans, le Grand Nord comptera peut-être plus de kilomètres d'asphalte, mais pas nécessairement plus d'emplois. Des routes et des aéroports qu'il faudra entretenir alors même qu'on est incapable d'entretenir les infrastructures existantes. En 2040, après avoir investi plus 80 milliards de dollars, on devra peut-être, pour des raisons économiques, faire comme dans les années 1980: tout détruire. Aujourd'hui, je me disais que le slogan du gouvernement n'aurait pas dû être «Faire le Nord ensemble» mais «Perdons le Nord ensemble»!

Françoise Bertrand

Présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec

UN PLAN AUDACIEUX

Le Plan Nord du gouvernement s'inscrit dans une vision à long terme et planifiée du développement économique du Québec. Au-delà des retombées et des investissements prévus, il y a là une véritable volonté de créer un climat propice, stable et prévisible. La mise sur pied de la Société du Plan Nord constitue un excellent moyen pour s'assurer que le Plan sera rigoureusement suivi. Le financement de la Société, provenant du Fonds du Plan Nord, un fonds à fin déterminée, dans lequel seront notamment versées les retombées fiscales tirées des nouveaux projets, démontre que l'avenir du Plan est garanti, puisqu'il sera à l'abri des fluctuations de l'économie, qui affectent généralement les dépenses courantes du gouvernement. De plus, les 500 millions de dollars répartis sur cinq ans et gérés par Investissement Québec, pour des prises de participation des Québécois dans les projets du Plan Nord, confèrent une voix aux Québec dans cette mise en valeur de nos richesses naturelles. J'applaudis la décision du gouvernement de mettre en valeur ce vaste pan de territoire exceptionnel, tout en mettant l'accent sur les énergies renouvelables et en intégrant toutes les dimensions du développement de la vie nordique.

Pierre-Yves McSween

Comptable agréé et chargé de cours à HEC Montréal

ÇA SENT L'IMPROVISATION

Jean Charest cherche une façon de laisser sa trace dans l'histoire, mais pour une fois, il faut tenter de réfléchir avant d'agir. La population du Québec a le droit de soulever plusieurs inquiétudes après avoir vu l'improvisation du gouvernement du Québec dans le dossier des gaz de schiste. Développer le Grand Nord, ça veut dire mettre en place des routes, des systèmes de transport, créer de nouvelles villes et vendre nos ressources: c'est engager des coûts maintenant et à long terme. Cela veut aussi dire de faire intervenir le secteur privé et d'exiger des redevances actuelles pour des valeurs futures. C'est à ce niveau que se situe ma plus grande inquiétude. C'est-à-dire que le gouvernement minimise la valeur des ressources vendues en échange d'emplois bien rémunérés: finalement, avoir une vision trop à court terme. Assurons-nous d'arrêter de nous comporter en amateur devant des corporations. Vous voulez nos ressources? Voici nos trois conditions: 1) Assurez-vous de minimiser l'empreinte écologique et mettez en place un plan de restauration du site exploité; 2) Rémunérez les citoyens du Québec équitablement pour les ressources qui seront puisées dans le Grand Nord du Québec; 3) Ne comptez que sur vos propres capitaux: la population vous donne accès à ses ressources, ne nous demandez pas de vous subventionner pour le faire. Personnellement, j'étais beaucoup plus emballé par le projet d'acquérir la capacité de production et le réseau de distribution d'électricité du Nouveau-Brunswick, projet qui est tombé sous le mécontentement populaire de nos voisins de l'Est. Jean Charest tente de s'inspirer de Robert Bourassa, mais en a-t-il l'étoffe?

Mathieu Bock-Côté

Chargé de cours en sociologie à l'UQAM

LE MYTHE DU NORD

Le mythe du nord est au coeur de l'imaginaire politique du PLQ. On sait pourquoi. Robert Bourassa avait trouvé dans le Nord un nouvel espace où déployer l'esprit conquérant de la Révolution tranquille, certainement ce qu'elle avait de mieux. L'héritage est réel. Depuis, lorsque les libéraux veulent atteindre une certaine grandeur, ils cherchent à réactiver ce mythe. Ne nous trompons pas: ce projet politique est aussi une opération politicienne, celle d'un premier ministre qui veut passer à l'histoire pour autre chose que ses récents déboires. Mais c'est un fait qu'une partie de l'avenir du Québec se trouve dans ce nord manifestement sous-exploité. On pense notamment aux ressources minières, dont le gouvernement veut légitimement favoriser l'exploitation. Évidemment, les critiques se feront entendre. Surtout les écologistes et autres admirateurs de la nature morte, celle sur laquelle l'homme ne laisse pas son empreinte et qui est belle de désolation. Il ne faudra pas leur accorder une importance démesurée. On peut même espérer que ce Plan Nord, pour peu que les libéraux ne l'instrumentalisent pas au service de la seule partisanerie, rassemble les Québécois au-delà de leurs divisions traditionnelles. Le Québec y trouverait un nouvel horizon où voir grand. Il en a bien besoin.

Pierre-Oliver Pineau

Professeur agrégé à HEC Montréal

APPLIQUONS D'ABORD LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

Tout comme il est étonnant de voir le Parti conservateur s'enorgueillir de bien gérer l'économie quand il prône une non-intervention du gouvernement, il est un peu surprenant de voir le gouvernement Charest se lancer dans un exercice d'économie planifiée sur plusieurs quinquennats. Pourquoi ne pas simplement offrir du support aux acteurs locaux lorsqu'ils veulent prendre l'initiative de développer le Nord? Est-ce le rôle du gouvernement de promouvoir l'exploitation des ressources naturelles? Si oui, alors pourquoi ne pas le faire sous le giron d'entreprises d'État, pour que tous les profits aillent dans ses coffres? Ce projet est d'autant plus problématique que dans un premier temps, le plan n'est qu'une approche pour faire des investissements publics (notamment en routes) au profit d'entreprises minières privées. Alors que nos sociétés font face à un emballement de la consommation des ressources naturelles, l'heure n'est plus à ce genre de subventions indirectes. Depuis 2006, les 16 principes du développement durable - issus d'une loi créée par le gouvernement Charest - ne sont toujours pas rigoureusement mis en pratique: production et consommation responsable, pollueur-payeur, internalisation des coûts... le Plan Nord ne va pas les respecter. Avant d'entamer davantage le capital naturel du Québec, il faudrait d'abord s'assurer que notre consommation soit responsable.

Karel Mayrand

Directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki

LA DERNIÈRE FRONTIÈRE

Le Plan Nord qui vient d'être annoncé est un retour vers le futur. En 1670, déjà, la couronne britannique offrait à la Compagnie de la Baie d'Hudson la majeure partie du nord pour en extraire les fourrures. L'Amérique entière s'est fondée sur le mythe de terres vierges à conquérir, le plus souvent au détriment des populations autochtones et des écosystèmes. On doit donc saluer l'intention affichée du gouvernement de soustraire 50% du territoire à l'exploitation industrielle et de protéger 12% du territoire. Saluons également le dialogue établi avec les nations autochtones. Mais au-delà des intentions, le Québec a raté l'occasion de garantir le maintien de son capital naturel au bénéfice des générations futures en adoptant de vraies mesures de protection. Lorsque de nouvelles routes rejoindront les rivières et les forêts millénaires du Nord, elles atteindront la dernière frontière naturelle encore intacte du Québec. Les écosystèmes du Nord en seront à jamais appauvris pour en extraire des métaux, des arbres et des mégawatts.  La nature nous procure des services inestimables bien documentés scientifiquement, mais ceux-ci n'ont aucune valeur sur les marchés. La nature millénaire contre quelques décennies d'extraction. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Ce sera à nos petits-enfants d'en juger.

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    • Québec, le 11 mai 2011



      Un plan nord improvisé



      Le premier ministre du Québec Jean Charest a eu 37 jours de campagne électorale fédérale pour se soustraire à la grogne populaire à l?effet de tenir une enquête publique sur la corruption dans le monde de la construction et s?est sauvé d?un moratoire sur l?exploitation des gaz de schistes.



      L?élection fédérale maintenant terminée le premier ministre du Québec annonce en grande pompe des investissements de 80 milliards dans un projet d?un plan nord improvisé. De ce fait, il précise que ces milliards de dollars d'investissements sur 25 ans pourraient être révisé au gré des conjonctures, des découvertes et d'un tas de facteurs. Il confirme donc l'impression que tous ont soit une annonce parsemée d?improvisation contenant beaucoup de chiffres mais peu de concret.



      Jean Charest veut immortaliser son nom comme l?a fait Robert Bourassa dans le projet du développement de la Baie James dans les années 1970 et qui avait coûté 14 milliards de dollars. Toutefois la différence est à l?effet que l?hydro électricité était nationalisée et la société hydro Québec en était l?investigateur et le responsable du projet. Toutefois le développement ne s?est pas réalisé sans gaspillage et sans scandale.



      Si le programme de développement du Nord québécois, dévoilé lundi par le gouvernement Charest, est bien accueilli par l'industrie minière, il en va autrement des communautés autochtones touchées par le projet car elles demeurent divisées. D?ailleurs le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, n'a pas été rassuré des déclarations faites par le gouvernement Charest lors du dévoilement de ce plan de développement et a mentionné que c'est encore plus inquiétant qu?il le pensait.



      Il faut s?entendre avant car souvenons-nous du 15 novembre 1973, lors des travaux du développement hydroélectrique de la baie James, après plus d'un an de procédures judiciaires le juge Albert Malouf avait donné raison aux autochtones en ordonnant l'arrêt immédiat des travaux. En substance, le gouvernement leur avait consentis d'importantes sommes d'argent, la création de plusieurs réserves protégées ainsi que la préservation de leurs territoires de pêche. L'entente historique est baptisée Convention de la baie James et du Nord québécois.



      Pourquoi, avant de se lancer dans ce projet, le gouvernement Libéral n?a pas adopté la loi 79 modifiant l?actuelle loi sur les mines rendue vétuste. En effet inadaptée à la réalité d'aujourd'hui et avec un encadrement environnemental complètement inefficace il est urgent que Québec révise en profondeur et modernise cette loi datant d'un autre âge qui a été promulguée à la fin du 19e siècle.



      Contrairement à une société d?état comme Hydro-Québec je ne suis pas certains que les différentes compagnies minières ont toujours démontrés qu?elles se comportaient de façon digne et responsable écouteront et partageront avec les collectivités.

      Quand on voit la manière empressée avec laquelle le gouvernement Charest tente de nous vendre les projets gaziers et avec quelle désinvolture il balaie de la main les préoccupations des citoyens il est difficile de croire qu?il changera d?attitude dans son dossier plan nord. Pourquoi ne pas nationaliser le secteur minier avant de donner 70% de notre territoire à des compagnies privées avides de $$$$$$$$.



      D?après moi ce Plan Nord est trop axé sur la croissance économique et pas suffisamment sur le développement durable. De ce fait il n'y a pas de stratégie visant à s'assurer qu'il y ait un maximum de retombées pour les communautés. En plus rien ne prévoit que les entreprises qui vont venir exploiter la richesse ne quitteront prestement le territoire une fois la richesse exploitée.



      Nous allons payer beaucoup de routes, beaucoup d'équipement, beaucoup de formation, beaucoup d'expertise géologique et, au bout du compte, est-ce qu'on va en retirer véritablement des revenus suffisants pour les systèmes de santé et d'éducation et, aussi, un Fonds des générations, parce qu'il faut prévoir ce qui va se passer après le boum du Plan Nord.



      C?est un plan nord improvisé pour se sauver des critiques d?un gouvernement è la dérive.



      Jocelyn Boily

    • Beau projet sur papier mais dans les faits, où les prendra-t-on ces ouvriers spécialisés qui seront attirés par des salaires très alléchants?
      Les régions du Québec ont toutes les misères du monde à les retenir tout en demeurant compétitifs!
      Pour réaliser un tel projet, il faudra déshabiller l'un pour habiller l'autre. Un projet par étape serait beaucoup plus convenable, le temps de développer cette main-d'oeuvre dont nous aurons et que nous avons besoin.
      À moins que les politiciens sèment...... pour les prochaines élections, un rêve impossible.
      JRoland Breton

    • BONJOUR NOUS AVONS LA TECHNOLOGIE POUR DEVENIR INDÉPENDANT ET AUTONOME FACE A L,ÉNERGIE ÉLECTRIQUE VOIR VIDÉO ,,

      BONJOUR A TOUS ET A TOUTES le gouvernement du QUÉBEC vas subventionner HYDRO-QUÉBEC pour des bornes de branchements pour les voitures électriques hydro -Québec est rendu pauvre il n'est pas capable de payer ces bornes de chargements ces tous les québecquois qui vont payer cela. ET les prototypes que le gouvernement vas payer pour les autres compagnies c,est encore nous qui vas pour cela. Moi aussi j'ai un prototype qui permes de rendre les voitures électriques autonome et les maisons etc. Mes ils font tous pour l'ignoré et le cacher nous somme rendu ou on devrais être Independent et autonome pour l,énergie électrique voir vidéo et au plaisir de vous lire CLÉMENT GAUTHIER

      BONJOUR,
      ÇA PREND UNE AUTONOMIE ET UNE INDÉPENDANCE FACE A L'ÉNERGIE, IMAGINEZ NE PLUS PAYER LES COMPTES D'ÉLECTRICITÉ
      NOUS AURIONS PLUS D'ARGENT DANS NOS POCHES. VOIR VIDÉO SUR YOUTUBE ( chargeur autonome décembre 2010 )
      AU PLAISIR
      CLÉMENT G
      ABITIBI

    • Le scepticisme règne sur cette tribune. Ceci me semble rassurant, conforme à la réalité.

      Tous les québécois ne sont pas prêts à se faire jeter de la poudre aux yeux pendant que leur niveau de vie (celui de la classe moyenne) continue de se détériorer.
      Éric Michel

    • On remarque qu'il n'y a que la madame des chambres de commerce pour trouver que ça a de l'allure de donner notre argent à des compagnies pour qu'elle décrissent nos forêts, nos rivières et nos terres encore plus qu'elle ne le sont.
      Charest n'a que le mot croissance à la bouche. Gérer la croissance. On est jamais assez gros pour les chambres de commerce. Est-ce que ça ne serait pas plutot la décroissance qu'il faudrait commencer à gérer, avant qu'on explose comme la grenouille de la fable?

      Denis Roussel
      Boisbriand

    • L?annonce de ce plan est une excellente nouvelle pour le Québec. Cependant, la lecture, ci-dessous, d?autant de commentaires négatifs me donne envie de sortir du Québec.
      Ce négativisme me tue.
      Fernand Lavigne

    • Le plan Nord profitera à qui? À l'ensemble de la collectivité ou à nos fabriquants de routes et nos exploitants de ressources naturelles?



      Les exploitations se feront dans le respect de l'environnement ou comme dans le cas des gas de shiste, en polluant tout autour? Quels seront les redevances à la population? Une redevance profitable ou une redevance ridicule donné aux amis du parti?



      Allons nous payer collectivement pour un éléphant blanc qui ne sera profitable qu'à une poignée d'individus déjà riche? Allons nous vendre notre richesse à des exploitants étrangers?



      Je n'y crois malheureusement pas, je n'ai pas confiance en ce gouvernement qui ne semble prendre des décisions qu'en fonctions des amitiés qu'il entretient. Il serait plus profitable je crois d'investir cet argent au niveau des ponts autour de Montréal qui sont défaillants, dangereux et nécessaire à l'économie québécoise. Dominique De Mari

    • Je n'y connais pas grand chose mais, au premier abord, développer nos ressources ne peut que me paraître positif.
      Questions:
      Q-1 Qu'en est-il des redevances? Sont-elles toujours 12 fois moindres que pour l'ensemble du territoire canadien (2008-2009)?
      «...le taux réel de redevances du Québec n?est que de 0,5 %, comparé à 11,8 % pour le Manitoba. En moyenne, le Québec a perçu 12 fois moins de redevances que l?ensemble des provinces et des territoires du Canada en 2008-2009», a expliqué Ramsey Hart de MiningWatch Canada. Au niveau des recettes fiscales perçues par le Canada, le Québec demeure largement sous la moyenne.

      Le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance a révélé que de 2002 à 2008 (période Charest), 14 des 22 entreprises actives du secteur minier n'ont versé aucune redevance au gouvernement. Pourtant, leur production avait une valeur brute de 4 milliards de dollars durant cette période, et Québec leur a consenti, de 2002 à 2008, de généreux avantages fiscaux de 624 millions de dollars. (R.-C.)
      Q-2 La loi québecoise oblige-t-elle les sociétés minières à restaurer leurs sites? La dite loi a-t-elle les dents qui permettent de VRAIMENT l'appliquer? Ou le contribuable devra-t-il encore payer?
      Q-3- La loi quasi-médiévale, le free mining act, qui donne priorité quasi-absolue à l?exploration et à l?exploitation minière, et ce au mépris de la population, est-elle toujours pleinement en fonction? Je pense ici aux autochtones.
      Q-4- Le Québec, « paradis » des mines d?aujourd?hui (selon l?institut Fraser), se transformera-t-il en un véritable « enfer » pour les générations futures?

      C'est ce genre d'antécédents négatifs et/ou questions, parmi bien d'autres, qui me mettent sur la défensive.

      Mariette Payeur

    • La date pour amorcer le Plan Nord ? encore un projet qui s'additionne aux autres projets non commencés, étalés sur de longues périodes. Ce n'est pas la durée du projet qui m'importe, mais la date du début du projet. Encore une fois, du vent, ce gouvernement n'est qu'un vendeur de rêve, il a compris, l'espoir fait vivre. Il est vrai que nous sommes un des peuples qui achète le plus de billets de lotto. Depuis 2003 que ce gouvernement est au pouvoir, la seule chose concrète qu'il a faite c'est augmenter les impôts et les taxes. Marcel Leduc

    • Le Plan Nord en est-il vraiment un??!! Ce gouvernement nous a davantage prouvé ses qualités d'improvisateur que de réel planificateur. Il va falloir se relever les manches et cesser d'improviser les chiffres et les résultats. Il faut établir les règles avant de permettre aux gros joueurs de s'installer à la table. Le jour où les politiciens et politiciennes cesseront de nous jeter de la poudre aux yeux, nous serons davantage derrière eux.
      Gisèle Fournier

    • C'est mieux que rien ' enfin de la vision, et bravo : Go north young man! Au diable les chialeux professionnels!
      pierre m de ruelle

    • C'est probablement une idée valable, du moins à certains égards et dans une certaine mesure. Après tout, le Nord fait partie de notre patrimoine et il y a là des humains qui y vivent depuis des millénaires, lesquels humains méritent notre respect le plus sincère.

      Mais ce qui me taraude et m'amène à bémoliser le tout, c'est le fait que Jean Charest, ce mal-aimé de la politique (ou politicaillerie) québécoise voudrait, tel un pharaon (un peu fanfaron?), en faire un monument ou un mémorial destiné à chanter sa gloire auprès de ceux et celles qui vivront au cours des prochains siècles ou millénaires.

      Or, je prétends, comme tant d'autres, et sans malice ou méchanceté, que le «charettisme» n'a pas été la période historique la plus féconde ou la plus novatrice de l'histoire du Québec.

      Mais enfin il ne faut rien accepter ou refuser en bloc, sans se donner au moins la peine de déployer un effort analytique et critique.

      Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias

    • Si je comprend bien, les contribuables vont payer pour construire des routes reliant des mines... et si ces mines ferment ou ne voient pas le jour, il n'y aura aucun retour sur l'investissement! Encore du BS pour les corporations de la part de Jean "j'ajoute à la dette" Charest!
      Utilisateur-payeur pour le peuple, mais pas pour des compagnies qui font des milliards de profits par année!
      C'est sûr que le patronat se réjouit. Bizarre que dans ce cas-ci, ils ne montent pas aux barricades pour clamer que le privé est mieux placé et plus efficaces pour planifier les besoins et que ce n'est pas le rôle de l'état!

      Minable et misérable.

      Il tente de s'acheter la postérité avec notre argent.

      Et en plus, avec sa feuille de route, on peut être à 95% certain que les redevances promises seront, une fois les déductions et subventions calculées, nettement inférieures sinon nulles. On ne doit pas se satisfaire de redevances : on doit avoir une fraction du capital-action équivalente à notre investissement.... en plus des redevances. Et si une mine ferme, les installations reviennent en garantie à l'état.

      Cet homme est d'une petitesse à faire pleurer.

      Il passera à l'histoire, oui, mais pour son talent inégalé à souffler du vent et à créer des éléphants blancs. 2003 : ré-ingénierie de l'état, 2011 : on se fout de tout.

      B. Mathieu

    • On nous propose des vieilles recettes des années 60. La construction de barrage devraient être une solution de dernier recours. L'avenir de la planète et du Québec passe par l'économie d'énergie, la production d'énergie renouvelable qui ont une empreinte écologique minimale.



      Finalement, avant d'ouvrir de nouvelles routes dans le grand nord, peut-on assurer un financement adéquat pour la réfection de celles du sud.
      Stéphane Gaudreault

    • Ce qui me vient à l'esprit pour le moment, c'est surtout qu'on doit éviter d'en faire un débat trop partisan. Ce plan, s'il est mit en branle, sera l'affaire d'une génération et non pas uniquement du gouvernement de Jean Charest. Prenons donc notre temps pour écouter ce que tout le monde, y comprit les partis présentement dans l'opposition, ont à dire sur le sujet.

      En attendant, pour des revenus rapides, regardons plutôt du côté de Old Harry, un projet financièrement intéressant mais qui manque peut-être d'envergure politique pour un homme qui veut laisser sa marque comme "grand bâtisseur" du Québec.

      Serge Bélanger

    • Il faudrait que quelqu'un d'honnête nous démontre si les infrastructures seront utilisées pour autre chose que pour faciliter l'extraction des ressources naturelles non renouvelables du territoire couvert ou non. Sinon, quand lesdites ressources seront épuisées, c'est-à-dire dans 10, 20 ou 30 ans, les infrastructures en question seront devenues inutiles et c'est le contribuable qui aura un autre éléphant blanc sur les bras. Il faut se rappeler que le prix du pétrole, lui, ne baissera pas et que les moteurs électriques à batterie doivent être alimentés par un réseau de transport d'électricité...

      Jean-Victor Côté

    • C'est probablement une idée valable, du moins à certains égards et dans une certaine mesure. Après tout, le Nord fait partie de notre patrimoine et il y a là des humains qui y vivent depuis des millénaires, lesquels humains méritent notre respect le plus sincère.

      Mais ce qui me taraude et m'amène à bémoliser le tout, c'est le fait que Jean Charest, ce mal-aimé de la politique (ou politicaillerie) québécoise voudrait, tel un pharaon (un peu fanfaron?), en faire un monument ou un mémorial destiné à chanter sa gloire auprès de ceux et celles qui vivront au cours des prochains siècles ou millénaires.

      Or, je prétends, comme tant d'autres, et sans malice ou méchanceté, que le «charettisme» n'a pas été la période historique la plus féconde ou la plus novatrice de l'histoire du Québec.

      Mais enfin il ne faut rien accepter ou refuser en bloc, sans se donner au moins la peine de déployer un effort analytique et critique.

      Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias

    • Après le gaz de schiste et le pétrole d'Anticosti, j'ai l'impression, avec le Plan Nord, qu'on va encore se faire passer une épinette. Christian Leclair

    • quidnovi: la route vers les Monts Otish est déjà une réalité. le tracé est déjà existant, les ententes signées et les travaux débutent cet été..... 4 mines seront reliées par cette route qui est le prolongement de la 167.....
      Le mine Opinaca est déjà pas mal avancée et ce camp minier est un des plus riches au Canada. Il y a un potentiel de plusieurs mines dans ce secteur pour plusieurs minéraux....

      Le secret pour que ce Plan Nord soit une réussite? Des usines de 2 et 3 ième transformation dans le nord....

      S. Martin

    • Ça fait combien de fois que Charest lance le plan nord?



      En tous cas, ils connaissent ça le recyclage! Daniel Beaulieu

    • Donc ±3 milliard$ par année et cela en incluant tous les intervenants(privés et publics). C'est à peu près l'équivalent du budget d'infrastructure du Ministère des Transport des dernières années. Ça ne mérite pas un monument devant le parlement. Jacques Morin

    • Il y a un élément qui pour moi est central et pourtant ignoré du plan nord, c'est-à-dire la problématique de la frontière nordique.



      Les Québécois sont-ils seulement conscient que la frontière au nord du Québec s'arrête à la rive? Sont-ils conscient que cette frontière est absurde et est dû à une loi archaïque de 1912? Tout Québécois qui se baigne à marée basse dans le nord quitte le Québec pour le Nunavut. Concrètement, s'il y a des ressources dans les eaux nordiques à quelques mètres de la côte Québec n'aura AUCUN droit. Aucun pays au monde ne possède une frontière similaire et ce type de frontière est contraire aux normes les plus élémentaires de droit international.



      Bien sûr, on préfère ne pas aborder cette problématique, mais tôt ou tard ça va rattraper le gouvernement. Mathieu Jacques

    • Ce plan est une astuce politique pour que Jean Charest puisse s'approprier la paternité des futurs développements du Nord même s'il n'est plus au pouvoir. Patrice Lesieur

    • Dans mon esprit, les politiciens n'ont plus aucune crédibilité et je douterai toujours de leurs paroles mais je crois qu'il faut ici se ranger derrière notre Premier Ministre.

      Tous les chiffres avancés ne sont évidemment que de la poudre aux yeux (dire que les gouvernements actuels ont un peu de misère avec les chiffres est un euphémisme?) mais j'applaudis haut et fort. Nous avons besoin de projets grandioses et de vision au Québec. Pour une fois que notre gouvernement a une idée? Bravo !

      Je souhaite seulement que les écolos ne prennent pas toute la place (et se la ferme) pour une fois?

      Michel Thériault

    • J'ai de la difficulté a croire que le gouvernement Charest sera capable de mettre en place une structure adéquate pour développer convenablement 11 projet dans le nord du Québec après le cafouillage total autour du seul projet du gaz de schiste. A. Bourduas

    • Je suis tout à fait d'accord pour développer le nord à condition que ça se fasse dans le respect des populations, de l'environnement et de l'état (redevances). Mais jusqu'à présent, Charest n'a respecté ni la population, ni l'environnement, et encore moins l'institution qu'il représente. Si Charest touche au nord, ce sera la catastrophe pour tous sauf bien entendu pour ses tizamis. Je n'ai aucune confiance en Charest et il faut bloquer tout projet d'envergure des libéraux jusqu'aux prochaines élections, à la suite de quoi on pourra enfin développer le Québec au profit des Québécois.
      D. Morin

    • Je ne suis pas contre le développement mais je suis très sceptique. Je me demande si on assiste encore à du Dupplessisme? Probablement. En ce qui concerne l'engagement des compagnies minière à nettoyer leur dégâts après l'exploitation, l'histoire nous démontre qu'elles ne les respectent jamais. J'ai aussi des craintes face aux PPP. Encore une fois l'histoire nous démontre qu'il s'agit toujours d'appliquer la plus vieille formule du monde, c'est à dire privatiser les gains et socialiser les pertes....voir le projet ridicule de la romaine...bref, c'est inquiétant... André Dandurand

    • Au moment de l'annonce des projets de la Baie James, les québécois se moquaient de Robert Bourassa. Aujourd'hui, on en est très contents.

      Les politiciens ne sont pas parfaits; mais au moins donnons une chance à ceux qui essaient de faire quelque chose. Augmenter les impôts ce n'est pas une solution.

      Nous ne pourrons tout simplement pas payer les besoins du Québec si nous n'entreprenons rien. Présentement on reçoit $8 milliards en péréquation pour essayer d'équilibrer nore budget. Il faut essayer des choses.

      C'est çà la réalité.

      R. Nault

    • Qui va payer?

      Qui va prendre les risques?

      Combien ça va rapporter, bon ça c'est difficile à dire parce qu'on ne connaît pas le prix des commodités dans 10 ans, ni même 5, mais au moins dans les projections de coût y-a-t'il une marge de sécurité? Ou risque t'on d'entrainer le contribuable dans une aventure incertaine et risquée? Après tout le secteur minier est hautement cyclique et très spéculatif, comment est-on certain qu'on achète pas une bulle ici?

      En quoi l'implication d'HQ est-elle souhaitable/rentable? On compare avec la Baie-James, mais la comparaison ne tient pas vraiment car dans ce cas on savait que la demande locale allait augmenter et qu'on allait pouvoir vendre la ressource et on pouvait contrôler le prix de vente, ce n'est certainement pas le cas ici.

      Puis quel effet tout cela aura t'il sur la dette du Québec.

      Pourquoi devrait-on faire confiance à un état qui démontre son incompétence tous azimuts?

      P Brasseur

    • Charest s'épivarde à vouloir laisser un héritage de son passage comme premier ministre du Québec, mais il n'a pas besoin du plan Nord pour ça.

      On va se souvenir de lui comme le pire premier ministre de l'histoire du Québec avec un héritage multiple, dont le Suroît, le Mont Orford, Gentilly II, les foires d'empoignes à l'Assemblée nationale qui en a fait un second cirque québécois, les gaz de schiste et sans compter toutes ses manoeuvres de diversion dans les scandales de l'industrie de la construction et le financement du parti libéral du Québec. La commission Bastarache, l'escouade Marteau et l'escouade anti-corruption, au lieu de faire simple et faire une commission d'enquête publique.

      Le cafouillage en santé et en éducation, les taxes et la gestion à la petite semaine. Et maintenant, il pense qu'on peut tomber dans le panneau avec son Plan Nord, parce qu'on ne voit rien d'ici? Rambo va élargir son influence dans le grand nord ! Les compagnies minières vont s'en mettre plein les poches, rien pour le Québec, seulement des infrastructures fantômes dans quelques années.

      Charest persiste et signe dans son héritage d'improvisation.

      Guy Brosseau
      Boisbriand

    • Charest a presque pleuré. Quel menteur et quel acteur, premier de classe pour endormir le peuple. En plus, s'il fait quelque chose c'est de donner le sous-sol québécois aux compagnies qui emplissent sa caisse électorale.
      André Simard

    • Pendant près de 40 ans j'ai vécu dans la région Nord-du-Québec. Hélas, Pierre Simard frappe dans le mille lorsqu'il prédit le scénario catastrophe écrit par Shefferville et Gagnon dans les années 80. Matagami, Quévillon, Chapais sont sur le poumon artificiel au plan économique. Chibougamau (un peu moins) survit grâce à l'argent des autochtones (???) et des différents paliers de gouvernement tels la "grosse commaission scolaire", les gros services de santé (CRSSS et tous les "S" imaginables). En fait elle est devenue la ville de fonctionnaires du Nord-du-Québec. Évidemment le Plan Nord va amener un certain dynamisme mais vraiment pas significatif pour le développement régional à long terme. Un plan intéressant pour les entreprises importantes de Québec, Montréal, Toronto...je les vois saliver. En espérant que Marie-Claude y trouve son compte.
      M. Vincent

    • Si je fais l'analyse sommaire des chiffres publiés aujourd'hui! Sur les 80 milliards prévus sur 25 ans, 72 viendront du Québec, soit 47 pour le développement durable et 25 pour pour les infrastructures et 8 milliards des minières. Quand on parle de 265 millions pour construire ou rénover 1,282 logements, déjà là, il y quelqu'un qui a le calcul facile! Sans compter ce que les autochtones ou premières nations exigerons de compensations car rien n'est près d'un règlement à ce sujet. De plus, pour la formation du personnel autochtone, est ce que ce personnel sera exempter d'impôts et de taxes?

      Si le secteur privé est si empressé de développer ce secteur, fournissons l'accès! Ils formeront leur personnel et développeront le secteur tout en payant une redevance juste et équitable pour tous! Tout ce que je sais, c'est que d'ici les prochaines élections au plus tard en 2013, nous aurons sur le dos de la dette, une nouvelle société de la couronne.

      Refaite vos devoirs M.Charest et l'on en reparlera en 2014 si vous y êtes encore!
      Paulo Lesieur

    • Le plan Nord c'est seulement les Chinois en association avec les gros bonnets du monde des affaires(qui dirige le parti Libéral du Québec) qui vont s'approprier le sous-sol Québécois.
      G. Pineault

    • Bravo à tous ceux qui ont réussi à faire ce très beau projet on en a besoin avec toute

      les fermetures qui se produisent.Merçi.
      Denis Girard

    • De la poudre aux yeux parfaitement libérale.
      Le dernier souffle de John James avant sa débandade.
      Gilles Ménard

    • Ce plan est une astuce politique pour que Jean Charest puisse s'approprier la paternité des futurs développements du Nord même s'il n'est plus au pouvoir.

      Patrice Lesieur

    • Avec la loi actuelle sur les mines, c'est comme si nous donnions le contrôle de tout ce territoire aux compagnies minières. On va investir des fortunes dans les infrastructures, et ce sont des intérêts privés qui vont récolter le plus gros des bénéfices, tout ça pour créer des emplois qui vont nous coûter très cher. Me semble qu'on a un peu trop joué à ça au Québec et qu'il serait temps que ça change.

      Stéphane Thibodeau
      Ce qui serait vraiment ambitieux, ce serait d'imiter la Norvège avec son pétrole, et d'exploiter les ressources du nord en PPP. C'est drôle, quand il s'agit de services publics, ce gouvernement n'a que le mot PPP à la bouche, mais quand on parle de projets économiquement rentables, ah là, faut que ce soit 100% privé voyons ! Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j'en ai ma claque de voir des entreprises privées exploiter nos ressources comme si c'était les leurs en nous laissant des peanuts et des terrains contaminés à gérer avec l'argent des contribuables. Ça va faire les dépenses publiques, les profits privés !

    • Après toutes ces années au pouvoir où nos élus mentent à la population, comment voulez-vous avoir confiance en ce gouvernement de Charest. Assez c'est assez.

      Carol Jalbert



    • On n'a pas pu établir un système informatique au Ministère de la Santé dans les échéanciers prévus et ce système coûtera des millions de plus que prévu.



      Bonne chance pour les projets d'envergure!



      T Ouellet

    • Bonsoir,

      Le plan nord est une excellente annonce. Cependant il n'est pas de 80 milliards de $. En moyenne, l'investissement sera de 3,2 milliards de $ par année. On ne peut pas dire que les 3,2 milliards de $ qui seront investis en 2036 valent effectivement 3,2 milliards de $ aujourd'hui. En calculant comme il se doit en sciences financières, il s'agit d'un plan d'une valeur actuelle de 45 milliards de $, en considérant un taux d'intérêt de 5%. C'est quand même très considérable. Les gouvernements ont cependant cette mauvaise habitude de présenter des projets toujours très enflés. Il ne faudrait pas non-plus que les travaux tardent à se réaliser. Une attente extraordinaire vient de naître en ce jour pour toutes les communautés concernées. Souhaitons-nous bonne chance et bon succès.

      Gaston Langlais - Gaspé.

    • Tout est dans l'exécution. S'ils savent bâtir la route jusqu'aux monts Otish, s'entendre avec tous les autochtones, négocier habilement avec les grandes minières, surtout dans le secteur du fer, j'applaudirai. Mais cela prendra beaucoup plus que deux ou trois années de préparation. J'ai l'impression que dans trois ans on entendra Madame Marois ou son successeur péquiste se vanter de l'ampleur du projet...et de sa signification pour l'avenir du Québec. En attendant, ce sont les écologistes qui seront contents: ils auront du pain sur la planche....et beaucoup de visibilité.

      Jacques Saint-Cyr

    • Si le Plan Nord est comme les autres réalisations(ou plutot non réalisations) du gouvernement Charest il deviendra vite le Plan ''mort''.

      Jean Bottari

    • J'ai vécu près du monde politique pendant 46 ans de ma vie professionnelle active et laissez-moi vous dire que lorsqu'un gouvernement présente un plan de développement d'une durée d'au moins 25 ans, je me méfie. Il n'y a rien de plus facile que de parler d'investissements de 80 milliards$ et de création de 20,000 emplois quand on sait qu'on ne sera pas là, à l'échéance, pour rendre des comptes. Des promesses de cette envergure, quand on sait qu'il y a des milliers de dossiers préparatoires qui ne sont même pas entamés, c'est de la poudre aux yeux, des promesses d'élections. D'abord, il faudra négocier avec les nations autochtones. Ensuite, on devra construire des infrastructures, ce qui, pensons-y, ne sera pas une tâche facile et gratuite. Il faudra aussi s'entendre avec les entreprises d'ailleurs pour qu'elles acceptent de payer des redevances convenables. En somme, il y a là des années de négociations ardues et des dépenses importantes avant même que l'on soit en mesure d'extraire les premières pelletées de ces richesses naturelles. Il faudrait peut-être nous dire aussi comment tout ça va nous coûter avant même que les toutes premières redevances commencent à nous parvenir. Et là encore, on n'a pas osé parler du temps qu'il faudra pour compléter les études environnementales. à moins qu'on pense ne pas en avoir besoin.

      Pierre April
      Newport

    • De la poudre aux yeux !
      Normand Achim

    • Une excellente idée mais pas dans les mains de Jean Charest qui n'as de but que de se péter les bretelles .

      Nonobstant ce problème , j'appui a 100% et oui lets go puis vite

      redorons notre image prouvons qu'on est pas juste capable d'inventer des programmes soociauxxx

      Créons une nouvelles richesses mais avec le partenariat des Inuits et autochtones et dans le respect de l'environnement sans écouter toujours tout les alarmistes et arrêteux de projets d'écolos

      Soyons prudent de ne pas donner nos richesses , certaines peuvent être nationaliser et que les profits nous reviennent et sortons-nous de la péréquations formules pour les ti-peuple de povres que nous nous dirigeons. Vive les PME et la richesse .



      Osons que diable
      Yvan L'Heureux

    • Ce que je trouve déplorable, c'est que les annonces pour le Plan Nord se fassent toutes soit à Montréal ou Québec alors que la population concernée par ces chantiers n'y habitent pas du tout. Un autre irritant: Il n'est jamais question de la région Nord-Du-Québec, qui est LA région la plus concernée du Plan. Pour une fois que les yeux sont tournés vers ma région, elle est complètement passée sous silence. J'espère au moins que nous pourrons profiter de ce développement, et ne pas seulement servir de leg politique à Charest...



      Une résidente Nord québécoise
      Marie-Claude Pearson

    • Charest est le même architecte qui a promu, pas d'attente en santé, faire le CHUM, les deux mains sur le volant, pas d'enquête publique sur la construction (et avec le plan nord, da la grosse construction juteuse, il va y en avoir !), le contrat avec Hydro-Nouveau-Brunswick, réduire le déficit, la Caisse ne fera pas de perte, personne n'influence la nomination des juges....

      Même avec la Baie-James, Bourassa passe pour un mauvais ancien premier ministre, et Charest avec 'passé à l'histoire', je ne pense pas que ce sera sur le plan nord qu'il sera immortalisé, mais sur sa ressemblance avec le régime Duplessis...disgrâce....pire premier ministre du Québec...Taschereau....enquête...

      Maurice Caissy-Cyr

    • Très septique narcissiquement parlant. C.Boily

    • à lire certains, essentiellement des gens de Montréal, le Plan Nord semble une chimère. Pourtant, dans ce Nord que la plupart connaissent mal ou pas du tout, les choses progressent lentement.
      Ce Plan Nord n'a eu que peu d'échos à Montréal et dans le sud québécois simplement parce qu'il concernait le nord.
      Pour la première fois, un projet de développement de territoire se fera en collaboration avec les gens et les communautés du milieu.
      Fini le colonialiste d'Hydro-Québec dans le Nord qui ne vient que puiser sa richesse en ne laissant que quelques mirages aux communautés de la place.... les gens du nord ont établi leurs besoins et leur vision de ce développement qui devra passer par eux.

      Il y a un incroyable potentiel de richesses pour le Québec! Évidemment les redevances minières devraient être plus substantielles pour le Québec. 1,4 milliard sur 5 ans est trop peu!



      S. Martin



    • felicitation ,je crois que depuis bien longtemps le quebec avait besoin d,un plans qui vas enrichir la collectivite et surtout donner du travail au region ,et au jeunes qui en aurons besoin encore bravo M charest
      D. Dufour

    • Comme tout autre projet le moindrement d'envergure que l'on veut réaliser au Québec , il y a toujours un paquet de gens et de savants professeurs d'université, sans aucun sens pratique, qui s'insurgent et qui les tuent dans l'oeuf.
      Roland Brouillette

    • Du vent, qu'ont investisse dans l'éducation a place.

      Y.Béchard

    • Depuis 2003 Charest a augmenté la dette du Québec de $100 milliards. Il en rajoute de façon exponentielle. Les Québécois devront déclarer faillite quand ils ne pourront plus payer leurs impôts. Et John James Charest se sera sauvé en Ontario pour éviter les frais de ses extravagances. Le ROC le déclarera Pair de la Fédération Canuk.
      Pierre Lefebvre

    • Les minières ont et vont faire des projets au Québec, spécialement avec les redevances ridicules qu'ils ont à verser au Québec depuis des années.

      L'équipe Libérale fait du "flafla" sur des projets qui auraient eu lieu peut importe l'existence du Plan Nord. Jean Charest espère peut-être avoir un barrage à son nom, ou faire croire à la population que ce projet est avangardiste, mais il risque plutôt d'illustrer à quel point il méprise ses concitoyens en esssayant de leur faire croire que tout ça ira de l'avant GRÂCE à ses actions.

      Espérons que nos journalistes, toutes opinions politiques confondues, useront d'un regard critique quand viendra le temps de parler de ce Plan Nord.

      Mathieu Berri,
      Montréal

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