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De bonnes propositions du PQ?

La chef péquiste Pauline Marois.... (Photo La Presse Canadienne)

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La chef péquiste Pauline Marois.

Photo La Presse Canadienne

La Presse

Le droit de vote à 16 ans. Des élections à date fixe. Des référendums déclenchés par la seule volonté des citoyens. Que pensez-vous de ces propositions qui seront soumises au conseil national du Parti québécois?

LES COMMENTAIRES DOIVENT ÊTRE SIGNÉS. MAXIMUM DE 150 MOTS.

Louis Bernard

Consultant et ancien haut fonctionnaire au gouvernement du Québec.

DISCUTER DE L'ACCESSOIRE POUR ÉVITER L'ESSENTIEL

Pour «faire de la politique autrement», le Parti québecois discutera encore une fois de la nécessité de modifier nos institutions démocratiques, comme si c'était là le problème. Il ne semble pas venir à l'esprit de nos politiciens que ce qui cloche, ce ne sont pas tant nos institutions elles-mêmes que la façon dont on les utilisent. Comme l'a dit le philosophe Alain: «C'est une idée puérile de vouloir changer la forme du violon, au lieu d'apprendre à s'en servir comme il faut». Ce qui presse, en effet, c'est de changer les comportements de nos élus, notamment à l'Assemblée nationale. C'est de respecter les principes démocratiques plutôt que d'essayer de les mettre de côté, comme on l'a fait récemment, en voulant remplacer le projet de nouvelle carte électorale définie par une commission indépendante par une carte bricolée de façon partisane et clairement antidémocratique. C'est de renoncer à contourner le plus possible les prescriptions de la Loi électorale en ce qui concerne le financement des partis politiques. Arrêtons de discuter de l'accessoire pour aborder franchement le comportement des acteurs, même si, pour cela, il faudrait faire de nombreux mea culpa. Car ce genre de discussions, qui probablement ne mènera nulle part, ne fait qu'occulter les véritables problèmes.

Richard Vigneault

Consultant en communication et membre de l'Idée fédérale.

SI ON NE PEUT CHANGER LE PQ, CHANGEONS LA DÉMOCRATIE

Le PQ dévoile des propositions pour combattre le cynisme et amener les citoyens à participer plus directement à la démocratie, en même temps que plusieurs de ses députés affirment que les électeurs qui ont élu librement un adversaire libéral dans Bonaventure ont manqué de jugement ou ont voté par ignorance! Bel exemple de respect de la démocratie! N'oublions pas que c'est dans la panique d'une crise interne sans précédent que le PQ et certains de ses élus ont accouché de propositions visant d'abord et avant tout à diriger les projecteurs sur autre chose que la contestation interne de leur chef et les démissions en cascade dans leur caucus. Après tout, si on ne peut changer le PQ, pourquoi ne pas changer les règles de la démocratie? Pourtant, oui il faut améliorer la vie démocratique. Mais la bouchée des changements proposés par le PQ est grosse. Vote à 16 ans, chambre des régions, consultation sur les référendums, etc. Le vote à 16 ans se discute. Toutefois, si on l'accorde, devrait-on  permettre à ces mêmes jeunes d'acheter du tabac et de l'alcool? Après tout s'il l'on considère qu'ils ont assez de maturité pour choisir leur député, pourquoi en seraient-ils dépourvus pour acheter ces produits? Compte tenu de la baisse croissante du taux de participation aux élections, ne serait-il pas plus approprié d'encourager ceux qui ont déjà le droit de vote à l'exercer plus massivement? On voit que rien n'est simple. Pourquoi pas un référendum sur tous ces changements, plutôt que sur l'option péquiste? Voilà ce qui serait très démocratique et utile.

François Bonnardel... (photo archives La Voix de l'Est) - image 4.0

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François Bonnardel

photo archives La Voix de l'Est

François Bonnardel

Député adéquiste de Shefford.

DES IDÉES ADÉQUISTES

Plusieurs propositions qui seront débattues par le PQ sont adoptées par l'ADQ depuis plus d'un an. Encore une fois, le PQ est à la remorque de nos idées. En effet, lors d'un congrès de notre parti en novembre 2010, nos militants de l'ADQ ont adopté plusieurs propositions qui sont aujourd'hui aussi proposées par le PQ. Vous pouvez d'ailleurs consulter les propositions adoptées sur notre site internet (adq.ca). Ainsi, nous proposons plusieurs réformes de notre régime démocratique et pour améliorer la gouvernance et l'éthique du gouvernement. Nous suggérons l'élection du premier ministre au suffrage universel, de mettre en place un mode de scrutin proportionnel mixte et en place une procédure de destitution des députés, d'autoriser les référendums d'initiative populaire, d'instaurer des élections à date fixe le dimanche et de diminuer la contribution maximale à un parti politique à 1000$ et de diminuer le plafond des dépenses électorales. Enfin, nous voulons élargir les pouvoirs du vérificateur général, permettre la tenue de votes libres à l'Assemblée nationale. Bref, nos idées sont encore fois reprises par d'autres et les Québécois peuvent s'en réjouir.

Denis Boucher.... (PHOTO FOURNIE PAR DENIS BOUCHER) - image 5.0

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Denis Boucher.

PHOTO FOURNIE PAR DENIS BOUCHER

Denis Boucher

Associé au sein d'un cabinet de relations publiques.

D'AUTRES PRIORITÉS PLUS IMPORTANTES

Plutôt que de penser à donner le droit de vote à des enfants de 16 ans, nous serions mieux de réfléchir à ce que nous pouvons faire comme société pour transmettre à ces enfants, une province qui ne sera pas endettée jusqu'aux oreilles et qui sera en mesure de continuer à soutenir les services auxquels nous avons eu droit depuis une cinquantaine d'années. J'ai certaines réserves quant à la perspective de voir un enfant de 16 ans pouvoir devenir député.

La notion des élections à date fixe n'a rien de nouveau. Dois-je vous rappeler que les élections municipales ont lieu à date fixe? Il faut vraiment se questionner à savoir si cela constitue vraiment une priorité pour la société de voir la même approche utilisée pour le provincial. Les lois électorales donnent au gouvernement le droit de déclencher les élections à sa discrétion. C'est peut-être injuste pour les partis d'opposition mais cela donne quand même au parti au pouvoir la capacité de prendre des décisions difficiles et ensuite de laisser la poussière retomber un peu. Pour ce qui est des référendums, le PQ en a fait sa marque de commerce. Alors que les électeurs ont de la misère à se rendre aux urnes pour les élections générales, il ne faut pas penser que ceux-ci se rueraient pour exprimer leur point de vue sur une question précise. Le pouvoir de déclencher des référendums à propos de tout et de rien pourrait même nuire au processus démocratique puisque celui-ci serait maintenant à la merci des groupes de pression. Une autre belle manière de paralyser l'économie d'une province.

Le PQ aurait peut-être avantage à réfléchir un peu plus sur la manière d'attirer des investissements étrangers, de nous donner des infrastructures dignes du 21e siècle, d'assurer que nos entreprises soient concurrentielles, que notre niveau d'imposition favorise l'entrepreneurship, de réduire notre déficit et notre dette.

Léo Bureau-Blouin

Président de la Fédération étudiante collégiale du Québec. 

LA SURVIE DE LA DÉMOCRATIE PASSE PAR LES JEUNES

Faible participation, cynisme, perte de confiance, les maux qui affligent notre système démocratique sont nombreux. L'avenir de notre démocratie est particulièrement inquiétant lorsqu'on constate les taux de participation anémiques des jeunes lors des élections. Pour renverser la tendance, des gestes forts s'imposent. En ce sens, donner le droit de vote dès 16 ans m'apparaît comme une avenue intéressante. Ce changement augmenterait le poids électoral des jeunes tout en les initiant plus tôt à la vie politique. À terme, cette modification pourrait rapprocher les jeunes de la politique et ainsi augmenter la participation électorale de ce groupe d'âge. Des pays comme l'Autriche et le Brésil ont d'ailleurs déjà fait ce choix. Certains diront que les jeunes ne sont pas assez matures à 16 ans, mais la maturité politique n'est pas qu'une question d'âge et certains «adultes» n'ont pas de leçons à donner en la matière. Pour s'assurer que les jeunes votent d'une manière éclairée, il apparaît cependant logique de mieux outiller ces nouveaux électeurs en bonifiant les cours d'éducation à la citoyenneté offerts au secondaire. C'est sans compter qu'à 16 ans, la plupart des jeunes vivent avec leurs parents. On peut donc penser que ceux-ci vont initier leurs enfants à l'importance d'aller voter pour que cela devienne une tradition. En somme, ayons confiance en la jeunesse et elle pourrait nous surprendre.

Pierre Simard

Professeur à l'ENAP.

UN BEAU DÉBAT EN PERSPECTIVE!

Abaisser l'âge du droit de vote à 16 ans aux élections provinciales et municipales. Voilà l'idée originale du PQ pour se sortir du marasme et, probablement, pour occuper nos ados. Considérant qu'à cet âge, ils n'ont pas le loisir de fréquenter les bars ni de conduire sans leur maman, occupons-les en leur faisant choisir un pays ou les dirigeants de nos municipalités! Outre notre profonde incohérence sur la question de la maturité des jeunes, il reste que l'idée d'abaisser l'âge du droit de vote à 16 ans n'est pas nouvelle: plusieurs pays, dont le Canada, ont déjà débattu de la mesure. L'idée de redonner confiance en nos institutions démocratiques est louable. Discuter du droit de vote à 16 ans, d'élections à date fixe et de référendums d'initiative populaire ne peut qu'être salutaire pour combattre le cynisme ambiant à l'égard de la classe politique québécoise. Ce qui m'inquiète, par contre, c'est qu'au moment où Pauline Marois présentait le cahier d'animation de son congrès de janvier, les députés Kotto et Blanchet traitaient les électeurs de Bonaventure d'ignorants et de troublés pour avoir voté libéral à l'élection partielle de lundi. Hum... Pauline devra encore une fois redoubler d'ardeur pour réconcilier sa députation «démocrate» à la petite graine de dictateurs péquistes méprisants qui voudraient voter à la place des électeurs. Un beau débat en perspective!

Nestor Turcotte.... (PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE NESTOR TURCOTTE) - image 8.0

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Nestor Turcotte.

PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE NESTOR TURCOTTE

Nestor Turcotte

Théologien et philosophe.

ÇA SENT LA DIVERSION

Des élections à date fixe? René Lévesque en parlait déjà en 1976. Rien de bien nouveau là-dedans. Un scrutin à double tour? J'ai proposé cela en... 1970. Des référendums selon la volonté des citoyens? Un mirage. Qui va déterminer, en bout de piste, si la volonté générale est suffisamment grande pour que l'exécutif... s'exécute? Les groupes de pression? Les organisations syndicales? Mais alors, à quoi pourront bien servir les législateurs si c'est la masse organisée qui décide? Le vote permis à un adolescent de 16 ans? Une autre fumisterie pour attirer le vote des jeunes en vue d'un éventuel référendum. Les Québécois ne vont pas voter; les jeunes n'y vont pas plus. En général, ils sont désabusés et désintéressés de la politique. Ils connaissent à peine le nom de leur député et le nom de leur circonscription, même à 18 ans. Qui fait et qui va faire l'éducation politique de ces jeunes? Voter est une chose sérieuse. Le citoyen doit s'informer, soupeser, et décider. Certains souhaitent enlever le permis de conduire aux jeunes de 16 ans tout simplement parce qu'ils n'ont pas la maturité pour conduire un véhicule. Pour en ajouter, on les ferait voter? Tout ceci sent la diversion. Le leadership de Mme Marois bat de l'aile. Elle ne pourra pas éviter la contestation majeure qui s'aligne un peu partout avec des propositions à l'allure innovatrice, mais qui, dans le temps, ont déjà pris racine, mais n'ont jamais été prises au sérieux par les partis politiques.

Jean Bottari

Préposé aux bénéficiaires.

L'OPTION DE DESTITUTION

Il semble que le PQ soit à court d'idées et tente de séduire l'électorat à tout prix. En quoi l'nstauration du droit de vote à 16 ans changera t-il la situation politique du Québec et la perception générale des jeunes envers les politiciens? Les jeunes, comme la plupart d'entre nous, sont désabusés, méfiants et cyniques face à la classe politique. De plus, la majorité n'est-elle pas reconnue par le législateur et atteinte à 18 ans au Québec? La proposition de pouvoir déclencher un référendum avec l'appui de 15% de la population me semble bonne. Pour autant que l'on y inclut une option de destitution du gouvernement en place. Autrement dit, 15% de la population pourrait décider de tenir une consultation populaire sur l'avenir du gouvernement élu qui ne tient pas ses promesses électorales ou qui gouverne de façon à mettre en péril le bien commun. Si 50%+1 votent en faveur de la destitution, le gouvernement sera dissous et des élections seront tenues dans les trois mois suivants. Cette possibilité mettrait fin selon moi au cynisme et à la méfiance que nous entretenons envers nos dirigeants politiques. Les élus se verraient ainsi forcés d'êtres plus conciliants et surtout plus transparents envers leurs commettants. Le scrutin à date fixe est aussi selon moi une bonne proposition. Le système actuel permet au premier ministre d'être le seul maître à bord et lui accorde le privilège ultime de déclencher des élections au gré des sondages favorables à son parti. Les élections à date fixe forceraient aussi un gouvernement à diriger le Québec de façon différente et en préconisant le long terme plutôt que de gouverner à la petit semaine, comme c'est le cas actuellement. Cela dit, le PQ n'est pas au pouvoir pour l'instant et nous n'avons aucun pouvoir décisionnel face à ses propositions qui seront débattues par les délégués du parti en janvier.

Jana Havrankova

Endocrinologue.

PROPOSITIONS INTÉRESSANTES

Les Québécois ne font plus confiance au gouvernement et à ses institutions. Remède du PQ : «Changeons la politique». Rendre la gestion de l'État plus transparente et rapprocher les décisions gouvernementales des citoyens n'est ni original ni controversé. Mais comment faire? A-t-on vraiment besoin d'autres structures et commissions? «Les référendums d'initiative populaire "assortis" des consultations populaires sur les référendums» méritent bien des explications quant aux modalités. Par ailleurs, il est grand temps de réformer notre mode de scrutin. Les propositions du PQ vont dans la bonne direction, mais s'avèrent plutôt timides. Que nous n'ayons pas encore les élections aux dates fixes pour empêcher le parti au pouvoir de manipuler les électeurs en déclenchant le scrutin au «moment opportun» est une honte pour notre démocratie. Aussi, le système uninominal à deux tours présenterait une amélioration. Toutefois, il serait plus courageux d'instaurer un scrutin en partie proportionnel pour refléter la multiplicité des points de vue des citoyens. Quant au vote à 16 ans, il devrait s'accompagner de l'éducation civique dès le début du secondaire. Peut-être pourrait-on simuler des élections pour les jeunes de 16 à 18 ans pour les préparer au vote réel? Laissons le PQ débattre!

Jean Gouin

Directeur général de la Fédération des médecins résidents du Québec.

AGIR PAR OPPORTUNISME

Il sera intéressant de voir ce que fera le Parti québécois de certaines propositions qui seront débattues lors de son prochain conseil national. Demander que le droit de vote s'applique à partir de 16 ans est pour le moins surprenant. La très grande majorité des pays du monde acceptent la majorité civile et juridique à compter de 18 ans. Certains, comme l'Écosse, la Grèce, le Népal, et quelques pays d'Asie centrale permettent le droit de vote à 16 ou 17 ans. Mais à 16 ans, on n'est pas en mesure de faire la juste part des choses. On est beaucoup trop idéaliste et on veut révolutionner le monde, peu importe les conséquences. Un peu jeune pour accorder le droit de vote à cet âge. Quant au référendum d'initiative populaire entre deux élections, cela ressemble davantage à une demande de l'Opposition qui, incapable de faire passer adéquatement son message, s'en remettrait à la population. La population a quatre ans pour évaluer les actions du gouvernement qu'elle a choisi, alors à quoi serviraient des référendums d'initiative populaire sinon que pour faire valoir le point de vue de l'Opposition. Ce sera à la population de juger le moment venu si le gouvernement doit être puni ou récompensé. La seule proposition qui, à mon avis, est louable, ce sont des élections à dates fixes, qui permettraient de mettre une fois pour toutes sur la touche l'opportunisme politique de certains.

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Commentaires (21)
    • je suis d'accord avec les propositions du PQ sauf celle de voter a 16 ans ;aujourd'hui les enfants rois ne sont matures que vers 30 ans et je ne vois pas avoir un député de 16ans dans n'importe et quel région et on voit ce que ça donne la garderie npd à ottawa .Il faut faire des changements en ce qui concerne la politique car pour moi la démocratie ça n'existe que dans le parlement et le dictionnaire:les gens en ont assez des marionnettes politiciens des multinationales qui viennent piller le Québec au détriment de ces citoyens .Connaissez-vous un politicien qui répond par oui ou non .Les politiciens travaillent plus pour leur parti et leur poche que pour l'ensembles de ces citoyens . Pierre labranche

    • Que la droite se lève et libère le Québec de la domination gauchiste.

      Éric Duhaime

    • C'est la deuxième fois que le PQ veut se servir de l'âge pour son propre usage. M.Levesque l'a fait pour le référendum de 1980. Quand au consultations populaires, ce même PQ est passé maitre en ne pas tenir compte des résultats. ex. 1980....1995.....novembre 2011.

      Fidel Turbide

    • «c'est très prétentieux ceux qui disent qu'ils n'ont pas la maturité nécessaire pour le faire[voter] » nous dit G. Rochon en parlant de nos jeunes de 16 ans.

      Pas si prétentieux que ça si l'on se fie à des résulatts provenant des IRM (Imageries par Résonance Magnétique).
      Selon le National Institute of Mental Health, la maturité complète du cerveau arriverait, semble-t-il, aux alentours de 20 ou 25 ans seulement !

      Alors, suggérer de retarder l'âge de votation serait scientifiquement plus sensé que l'actuelle proposition. Et, étant donné le faible taux de votation de nos plus jeunes, je ne crois pas qu'un tel droit s'inscrit dans leurs priorités.

      Et, à propos de certains adultes, on pourrait douter que leur cerveau atteindra un jour la maturité! Mais, dans leur cas, c'est l'exception qui ne l'atteint pas.
      Alors que, pour les plus jeunes, cette immaturité s'inscrit dans la normalité.
      C'est le jeune qui démontre une maturité précoce qui constitue l'exception.

      Donner à ces jeunes une vraie formation géopolitique me semble plus urgent que leur donner le droit de vote.

      M. Payeur

    • Les ados sont trop idéalistes pour voter ? Les vieux sont trop réactionnaires (?) pour préparer l'avenir ? Je pense qu'il est temps de poser des gestes pour davantage responsabiliser les ados (en les faisant participer aux élections) car ils peuvent souvent voir mieux les horizons que ces nombreux vieux qui sont devenus très très fragiles et qui votent encore. Les ados ne sont plus des enfants de 12 ans et ce serait bon de leur rappeler plus souvent vers les 16 ans. Oui ils seront adultes plus vite si on le souhaite ainsi.gaétan sauvageau

    • Le vote à 16 ans, absolument pas. Le fait que quelques pays le font est simplement une constatation, pas une justification. C?est le genre de décision qu?un parti politique préconise par opportunisme afin de s?attirer des votes quand les choses vont mal pour eux. Pour paraphraser Daniel Johnson : lorsqu?on se regarde, on se désole, lorsqu?on se compare on se console. Décidément l?opportunisme électoral n?est pas unique au Québec.
      Fernand Lavigne

    • Il y a bien quelques propositions intéressantes qui méritent d'êtres étudiés plus en détail. Mais celles-là ne sont pas nouvelles, on en parle depuis déjà un certain temps, notamment à l'ADQ comme le mentionne M. Bonnardel.

      Mais il y en a d'autres sur lesquelles je me questionne franchement, notamment le droit de vote à 16 ans. Quel problème au juste espère-t-on régler avec cette mesure? Si ça se trouve, on va juste diminuer davantage le taux de participation car tous ces jeunes qui ne votent pas à 18 - 25 ans ne voteront certainement pas plus à 16 ans. Et ce serait supposé aider à contrer le cynisme de la population face à la chose politique?

      Il en va de même pour le scrutin à deux tours. Bien que personnellement je pense qu'il s'agisse d'une idée à examiner sérieusement, comment est-ce que le fait de compliquer le processus électoral pourra-t-il aider les gens à s'intéresser davantage à la politique?

      Finalement, j'en rejoins plusieurs ici qui pensent que ces propositions brouillonnes sont le fruit d'une panique inspirée par les mauvais sondages et la crise au leadership que connait le PQ. Face à la faiblesse de leurs intentions de vote, ce parti préfère remettre en question tout le système plutôt que de se remettre en question lui-même... et après on se demande pourquoi les gens sont cyniques?

      Serge Bélanger

    • Ces idées n'ont pas que du mauvais. Donner du pouvoir au peuple, même si il semble de ne pas apprécier celui qu'il a déjà, est une bonne chose en soi. Voter à 16 ans? Pourquoi pas? Les jeunes qui voudront voter iront le faire et ceux qui ne sont pas assez mature ne le feront probablement pas. Puis, comme bon nombre de personnes l'ont déjà dit, peu de gens au Québec ont réellement la maturité nécessaire pour voter correctement, alors cela ne ferait pas un grand changement.

      Ces idées ont du bon et c'est tant mieux si le PQ les abordent, car c'est un pas de plus vers la réalisation de ces idées au final.

      Jonathan Lépine

    • Le droit de vote est un privilège que des membres de notre société ont réussi à obtenir grâce aux combats qu'ils ont menés et grâce à leur implication dans la société.

      Je crois que le privilège du droit de vote devrait être donné seulement à ceux qui participent à la démocratie et qui s'impliquent politiquement, peu importe leur âge, et non pas simplement à la grande classe moyenne qui croit que l'exercice du droit de vote ne sert qu'à se donner le droit de chiâler ou à sauver de l'impôt.

      En ce sens, je crois que le mécanismes des référendums générés par des "lobbys" citoyens seraient un incitatif important pour l'exercice de la démocratie par un plus grand nombre de citoyen. N. Gascon

    • «Que pensez-vous de ces propositions qui seront soumises au conseil national du Parti québécois?»
      Que la plupart sont d'un ridicule à faire peur. Que ce soit par leur choix ou leur formulation.

      PEUR que l'actuelle direction du PQ détruise le semblant de sérieux et de vision politique que ce parti a déjà symbolisé.
      Quand un semblant d'équilibre et d'harmonie sera apporté dans ce parti, j'accorderai de la valeur même à ce qui me parait, au premier abord, inopportun et inapproprié.
      Sait-on jamais?
      Mais dans la situation présente, tout ça est de la redite, de la diversion pour éloigner l'attention des problèmes actuels du parti.

      M. Payeur

    • Je partage les propos de Louis Bernard et de Nestor Turcotte sur le fait que la plupart de ces propositions sont inspirées par une stratégie de fuite en avant. Certaines s'inspirent de mouvements qui spéculent avec l'idée de la démocratie directe comme par exemple les référendums d'initiative populaire. En somme on constate qu'il y dans ces propositions un effort pour trouver le moyen pour relever l'esprit démocratique dans une société en dérive et qui de ce temps-ci est portée par une vague de mépris envers nos institutions politiques et les élus. Il y là, me semble-t-il, un danger. Il faudrait se donner la peine de regarder ailleurs, d'explorer l'histoire et de constater que ces institutions, malgré leurs faiblesses, ont été le fruit de difficiles conquêtes et que les réformes que l'on propose respectent l'esprit de ces conquêtes. Dans ce débat, j'observe que certains font la démonstration de leur ignorance. En ce qui concerne le vote des jeunes, de grâce, commençons pas leur enseigner sérieusement l'Histoire. Ce serait un premier pas pour les introduire à la connaissance des principes fondateurs des nos institutions. Et le sens des responsabilités devrait suivre. Claude Poulin Québec

    • Si un jeunne de 16 ans peut avoir un permis de conduire, peut entrer dans les forces armées en même aller au front, ma foi pourquoi pas en avoir le droit de décider qui peut le diriger, c'est très prétentieux ceux qui disent qu'ils n'ont pas la maturité nécessaire pour le faire, est-ce que ceux-ci l'ont plus, parfois je me pose des question.



      Qu'est-ce qui est plus mature un jeune de 16 ans intressé àla politique ou une personne âgé de 80 ans souffrant d'alzeihmer ou de démance dont les partispolitiques forcent pratiquement à aller voter au 4 ans et qui ne sont même pas conscient de ce qui se passe.



      Il me semble que s'il y avait des cours de formation citoyenne englobant la démocratie, la politique, l'économie et le civisme dès le secondaire 1 bien à 16 ans, ils seront peut-être mieux formés que la moyenne des ours, et dans le fond tant qu'à y être pourquoi pas aussi un cours sur la sécurité routière pendant ces 5 années structuré de façon à lui donner son permis conduire en même temps, ça pourrait aussi rejoindrfe le civisme. Gilbert Rochon

    • J'en pense rien de bon. Déjà que les jeunes conduisent un véhicule trop jeune, voilà qu'ils devraient dorénavant voter à 16 ans. Moi, à cet âge, j'étais très peu sérieuse, immature, excitée. Vers 18 ans, j'ai changé. Même chose pour mon fils qui, à 16 ans, ne pensait qu'à s'amuser. À 18 ans, tiens, il a commencé à être de meilleure humeur, plus stable, moins excité. En ce qui concerne les référendums populaires, comme nous sommes un peuple toujours en attente d'un référendum gagnant et qu'il est mathématiquement impossible de le gagner d'ici quelques années à moins d'un revirement aussi subit qu'inattendu, je crois qu'il y a un groupe de souverainistes suffisamment grand au Québec pour signer la demande une fois par année et nous obliger à vivre un vrai déchirement annuel. Donc, non, je suis contre aussi les référendum populaires surtout sur la souveraineté. Sur d'autres thèmes, peut-être. Michèle Tremblay

    • À croire plusieurs des intervenants, il faudrait conclure que de permettre le vote à 16 ans est une idée farfelue, folle et insensée.
      Il y a plusieurs états qui ont déjà accorder ce droit . Faut-il en conclure que leurs habitants sont fous et insensés?
      À la tête de cette liste, la Suisse qui fut la première à avoir donner ce droit à leurs citoyens de 16 ans. Puis l'Autriche. Le Brésil. Cuba. Une province d'Allemagne.
      Quand un pays en est rendu à ne pas faire confiance en sa jeunesse, c'est qu'il a royalement raté son coup à la bien former.
      François Ricard

    • "Mais à 16 ans, on n'est pas en mesure de faire la juste part des choses. On est beaucoup trop idéaliste et on veut révolutionner le monde, peu importe les conséquences."

      Vrai. Mais le problème, c'est qu'il y a du monde plus âgé qui sont affligés de ces mêmes travers. On n'a qu'à penser à l'existence de Québec Solidaire pour s'en convaincre.

      Isabelle Robillard

    • Je n?en reviens pas. Le Québec est à un tournant avec une population veillissante et des défis de société importants. Tout ce que Madame Marois trouve à proposer c?est de donner le droit de vote à 16 ans, permettre des reférendums d?initiative populaire, changer le mode de scrutin et bla bla bla. Est-ce là les priorités des prochaines années. Posez la question c?est y répondre. Mme Marois a perdu sa boussolle et la population, plus sage, ne la suivera pas.

      André Bouchard
      Montréal

    • @ M. Louis Bernard
      "c'est de changer les comportements de nos élus, notamment à l'Assemblée nationale."
      Que voulez-vous dire ...leur permettre de déroger de la ligne de parti...de voter par scrutin secret...
      A part de pouvoir voter pour un représentant épisodiquement, représentant toujours élu à la minorité dans 99% des cas, nous vivons sous la férule d'un dictateur, le premier ministre qui peut tout faire malgré les protestations de la population car ses ministres et députés lui doivent loyauté indéfectible. C'est une fausse démocratie qui fait le bonheur de la reine.
      François Ricard

    • Le droite vote à 16 ans, je dis non. Pourtant, j'aurais à y gagner pour participer à coup sûr aux prochaines élections. C'est une diversion du vrai problème. Les jeunes adultes ne vont plus voter. Il n'y a plus de cours qui initient réellement les citoyens à la politique. Et les électeurs ne se sentent pas obliger et tenu par leur devoir d'aller voter. Redressons le taux de participation avant de penser à augmenter le nombre d'électeurs. Une amende pour ceux qui ne vont pas voter, comme certains pays européens le font déjà pourrait une mesure incitative suffisante.



      Les élections à date fixe, certainement. Quoi qu'en dise certains intervenant invité ici, le fait que le gouvernement puisse abuser du fait que les québécois ont bien mal choisi leur devise est tout simplement un geste qui va contre notre démocratie. Les gens ont la mémoire courte, en plus de se désintéresser de la politique.



      Enfin, changer le mode de scrutin, et les référendum d'initiative populaire. Un mode à plusieurs tours, non. Les gens ont déjà bien assez de mal à sortir de chez eux ou à se trouver un peu de temps dans leur journée de travailler pour aller voter une foi. Cependant, un mode partiellement proportionnel serait intéressant. Les gens pourraient voter pour un député dans leur circonscription, et pour un parti. Une certaine quantité de siège serait réparti selon les résultats des votes aux partis, avec un simple système de liste.



      S'il y aurait 30 sièges à pourvoir proportionnellement, chaque parti majeur fournirait une liste de 30 noms. S'ils gagnent 5 sièges, les 5 premiers de leur liste serait élus. Pour le reste, ils continueraient à présenter des candidats dans les circonscription. Un tel mode serait un mixe intéressant entre notre traditionnel système de Westminster et un système qui permettrait aux citoyens d'exprimer plus précisément leur opinion. On peut en effet être en faveur d'un candidat particulier, mais pas nécessairement du parti. Ça obligerait aussi les partis à relâcher le concept de ligne de parti sur les députés de comté électorale.



      Pour les référendum, 15% des électeurs signifieraient quand même prêt d'un million de signature! Même la pétition pour la démission de Jean Charest n'a récolté que 230 000 signatures environ. Ce sera pas pour un oui ou non, malgré ce que d'autres disent.





      À la toute fin, le PQ ne fait aussi que reprendre les idées d'un autre parti qu'on donne déjà pour mort, sauf pour le vote à 16 ans. L'ADQ a beaucoup changé la politique québécoise, indirectement, car les autres parties ont toujours fini par adopter certaines de leurs solutions. C?est malheureux qu'ils n'en aient pas le crédit... A. Gingras

    • Pourquoi faire simple lorsqu'on peut faire compliquer. Décidément, le PQ ne sait plus où donner de la tête. Si le PQ veut être efficace, il devrait plutôt chercher à éliminer des structures inutiles au lieu d?en ajouter d?autres. L?idée de permettre aux adolescents de voter à 16 ans est une autre de leurs idées farfelues. De grâce, n?imitons pas les pays dans leurs bêtises. Laissons les jeunes prendre de la maturité et le temps de commencer à payer des impôts avant de voter.
      Fernand Lavigne

    • Une gouvernance véritablement démocratique fait une nette différence entre les trois pouvoirs : législatif, exécutif et juridique. Le système britannique est totalement bancal et fait du premier ministre un vrai monarque .Il dirige les législateurs (ses propres députés, à cause de la ligne de parti, ne sont là que pour endosser ses mesures); il supervise l?exécution du tout en nommant ou en dégommant les ministres. De plus, il a une certaine influence, sinon une influence certaine, sur la nomination des juges. C?est en fait un véritable dictateur pour la durée de son mandat.


      Avec tous les moyens de communication maintenant à notre disposition, il est temps, comme bien d'autres pays l'ont fait, d'impliquer nos jeunes à l'action politique.
      Alors qu'ils sont déjà enclins à une démobilisation vis-à-vis la chose publique, il faut leur donner l'occasion de se responsabiliser en cette matière. A moins, bien sûr, d'interdire la démocratie aux moins de 18 ans.
      Pareille mesure enverrait un signal fort et constructif à nos jeunes car il y a de fortes chances qu'elle soit perçue comme une marque de confiance et une invitation à la participation. Pareille mesure démontrerait bien la volonté politique d'associer plus largement la jeunesse à la conduite des affaires de l'État et de son propre avenir.
      Cette proposition pragmatique permettrait de placer au coeur du système scolaire la question citoyenne.
      François Ricard

    • Quant à y être, pourquoi ne pas proposer le vote à 14 ans! Pourquoi ne pas proposer un référendum pour déterminer si Elvis Presley est vraiment mort! Tout cela n'est que pure diversion! Revenons à l'essentiel, comme le pense Louis Bernard.

      Michel Lebel

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