«Mes deux ans à Cornell, ce sont les plus belles années de ma vie», admet-il d'emblée lorsque nous l'avons joint à son domicile de Hambourg, en Allemagne. Il avoue que la décision de quitter son équipe universitaire et ses études en communication n'a pas été facile. «Mais il faut être honnête, dit-il, les Flyers mettaient beaucoup d'argent sur la table. Et puis, le hockey, c'est gros au Québec.»
Pendant presque 10 ans, il a roulé sa bosse dans les mineures, avant d'accepter une offre des Freezers de Hambourg, en Allemagne. «Nous sommes bien traités ici, je voyage, j'ai visité Paris, Rome et Londres. Et le calibre de jeu est élevé, ça ressemble à la Ligue américaine.»
Avec le recul, il a des sentiments mitigés. Il dit n'avoir aucun regret, mais du même souffle, il regrette quand même un peu d'avoir abandonné ses études à Cornell. «Je n'ai pas choisi le chemin le plus facile», dit-il, citant au passage un poème de Robert Frost, The Road Not Taken.
S'il ne renie pas son parcours, il reconnaît qu'il n'hésiterait pas une seconde, s'il avait un fils, et qu'il devait jouer au hockey, ce serait dans une université américaine.









