Vaccination: les ratés sont corrigés «très rapidement», dit Bolduc

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La grippe A (H1N1)

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La grippe A (H1N1)

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Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a... (Photo: François Roy, La Presse)

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Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a reçu le vaccin contre la grippe A (H1N1), lundi dernier.

Photo: François Roy, La Presse

Tommy Chouinard
La Presse

(Québec) Yves Bolduc reconnaît quelques ratés dans la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1), mais le ministre de la Santé assure que les correctifs sont apportés «très rapidement».

Par exemple, mardi, il a manifesté son «inquiétude» à l'Agence de santé de Montréal au sujet des retards dans la distribution des vaccins au CHUM et au CUSM. La vaccination du personnel de la santé de ces hôpitaux montréalais débute finalement aujourd'hui, a indiqué M. Bolduc ce matin.

«Pour rassurer la population, il y a quelques endroits où il y a eu des difficultés qu'on corrige très rapidement. Mais, pour l'ensemble du Québec, la vaccination est très bien entreprise.»

Malgré l'augmentation des cas de grippe A (H1N1), l'ordre de vaccination ne sera pas modifié comme en Ontario. «Les priorités ont été déterminées par la Santé publique et on y va par groupe cible. Les priorités demeurent: les travailleurs de la santé, après ça, ça va être les jeunes enfants, les femmes enceintes et les gens qui représentent des risques», qui souffrent d'une maladie chronique, a-t-il dit.

«Il y a eu deux cas (NDLR des décès) en Ontario, mais juste pour vous donner un exemple, si on a des gens ici qui décèdent quand ils sont âgés de 30 ans, est-ce qu'on va les prioriser? Il faut laisser la Santé publique prendre ces décisions. Ce qu'on veut, c'est protéger le plus possible, puis le plus rapidement possible les clientèles vulnérables.»

De son côté, le premier ministre Jean Charest a souligné que la mise en oeuvre d'une campagne de vaccination d'une telle ampleur a un «coefficient de difficulté» élevé. «J'ai observé ce qui se passe ailleurs également aux États-Unis, ailleurs au Canada également, en France, en Angleterre, et, dans la mise en oeuvre du programme de vaccination, compte tenu de l'ampleur, compte tenu du coefficient de difficulté que ça présente, il y a effectivement des difficultés qui se présentent au point de départ», a-t-il affirmé.

Jean Charest a invité les Québécois à se faire vacciner, déplorant qu'«il y a encore des gens qui remettent en question les bienfaits du vaccin».

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a blâmé le gouvernement pour «la confusion et les ratés» dans la campagne de vaccination. «À certains endroits, les informations sur la vaccination étaient imprécises, et dans certains grands hôpitaux on n'a pas encore accès aux doses de vaccin. Le problème, c'est que le ministre de la Santé est toujours incapable de rassurer la population. Ça n'augure rien de bon s'il fallait que la pandémie prenne de l'ampleur», a-t-elle affirmé.

Selon elle, la «confusion» doit cesser car «elle contribue au doute qui subsiste dans la population et qui alimente aussi la crise de confiance».

 

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