Possible pénurie d'enseignants

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La semaine dernière, en banlieue sud de Montréal,... (Photo: Archives The Globe and Mail)

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La semaine dernière, en banlieue sud de Montréal, la commission scolaire Marie-Victorin a enregistré de forts taux d'absentéisme tant chez ses élèves que chez ses enseignants. Ces jours-là, trouver des remplaçants a été difficile.

Photo: Archives The Globe and Mail

Ariane Lacoursière
La Presse

Alors que la deuxième vague de grippe A (H1N1) s'installe au Québec, le taux d'absentéisme des enseignants augmente dans les écoles. Certaines commissions scolaires de la grande région de Montréal sont sur le point d'épuiser leurs banques de remplaçants et craignent la pénurie.

À la commission scolaire de la Pointe-de-l'Île, on «répond actuellement à la demande en ce qui concerne les suppléants». «Toutefois, dans les classes d'accueil, au primaire et à l'adaptation scolaire, la liste des suppléants s'épuise et on s'attend à une pénurie prochainement», reconnaît la directrice des communications, Christiane St-Onge.

 

La semaine dernière, en banlieue sud de Montréal, la commission scolaire Marie-Victorin a enregistré de forts taux d'absentéisme tant chez ses élèves que chez ses enseignants. Ces jours-là, trouver des remplaçants a été difficile. «La situation est maîtrisée. Mais certaines journées sont plus compliquées que d'autres», a reconnu le directeur général de la commission scolaire, Daniel Ouimet.

À Laval et en banlieue Nord, certaines écoles ont déjà dû demander à leurs enseignants de faire du «dépannage», car les banques de remplacement sont épuisées. «Le dépannage, c'est quand on demande aux enseignants d'une école de remplacer un collègue absent durant leurs périodes libres. Tous sont mis à contribution pour combler le manque de la journée», a expliqué le porte-parole de l'Alliance des professeurs de Montréal, Yves Parenteau.

Selon lui, la situation semble pour l'instant maîtrisée à Montréal. «Nous avons une très grosse banque de remplaçants», dit-il.

Selon la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la situation pourrait toutefois devenir catastrophique dans les écoles parce que le gouvernement n'a toujours pas diffusé de plan de continuité.

«Le gouvernement veut maintenir les écoles ouvertes. Mais comment faire si on a des listes de remplaçants réduites? On ne veut pas aller chercher n'importe qui et que les classes se transforment en grandes garderies où il n'y aurait que des surveillants», dit le président de la CSQ, Réjean Parent.

Selon lui, Québec devrait lancer un plan de mobilisation des retraités et signer des ententes avec les universités afin de mettre à contribution les futurs enseignants. «On souhaite ne pas en avoir besoin, explique M. Parent. Mais le gouvernement n'a pas été prévoyant. On n'a pas de plan global actuellement.»

Le responsable des communications du ministère de l'Éducation, Pierre Noël, explique pour sa part que le gouvernement a demandé en septembre aux commissions scolaires de «s'assurer que les services essentiels seraient maintenus en cas d'absence élevée de professeurs», car «la gestion des ressources humaines revient aux commissions scolaires».

 

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