L'A(H1N1) moins contagieux que d'autres virus pandémiques

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Il serait trop tôt pour affirmer que l'on... (Photo: Robert Skinner, archives La Presse)

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Il serait trop tôt pour affirmer que l'on a passé le pic de la pandémie de grippe A/H1N1.

Photo: Robert Skinner, archives La Presse

L'A(H1N1) se révèle nettement moins contagieux que les virus qui ont causé d'importantes épidémies à l'échelle planétaire par le passé, selon les travaux de virologues américains et britanniques publiés dans la dernière livraison du «New England Journal of Medicine».

De cette étude il ressort que les risques de contracter la grippe A(H1N1) sont d'un sur huit pour qui habite avec une personne contaminée. Les enfants sont toutefois deux fois plus susceptibles d'attraper le virus.

L'objectif des travaux menés à l'Imperial College de Londres et aux Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) était de déterminer dans quelle mesure le virus peut se propager dans les foyers, comparativement aux milieux professionnel et scolaire, et qui est le plus à risque.

Il est recommandé aux personnes atteintes par la grippe A(H1N1) de rester chez elles au moins un jour après la tombée de la fièvre pour éviter de propager la maladie. Cette mesure représente toutefois un risque pour les autres membres du foyer, sans que l'on sache qui est le plus vulnérable.

Pour y voir plus clair, les chercheurs ont examiné les modèles d'infection de 216 malades, pour moitié des enfants, ayant contracté l'A(H1N1) aux Etats-Unis et de 600 personnes vivant avec eux.

Les problèmes respiratoires identifiés par les scientifiques comme étant la grippe A(H1N1) se sont manifestés chez 78 des 600 proches des patients, soit 13%. Toutefois, 10% présentaient des symptômes plus spécifiques à la grippe saisonnière.

Ces résultats montrent qu'on est au-dessous du taux de contagion observé durant les pandémies de 1957 et de 1968, où 14% à 20% des personnes cohabitant avec des malades avaient été infectées. On dispose de moins de données sur la pandémie de 1918, mais les ménages et les modes de vie étaient très différents à cette époque.

Il est établi que, durant une saison de la grippe ordinaire, le virus affecte entre 5% et 40% des proches des individus contaminés au sein d'un foyer.

Selon Lyn Finelli, virologue aux CDC, les enfants observés durant l'étude couraient deux fois plus de risques de contracter la grippe A(H1N1) que les adultes, et ce taux était encore supérieur s'ils avaient moins de 4 ans.

Près des trois quarts des ménages étudiés ont cependant réussi à empêcher que le virus ne contamine d'autres membres de la famille.

Ces travaux sont rendus publics alors qu'à en croire la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Margaret Chan, «il est trop tôt pour affirmer que l'on a passé le pic de la pandémie de grippe A(H1N1)».

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