Premier grand choc culturel, mis à part la langue: le trafic. Ce sont les bruits des klaxons et des moteurs de motocyclettes qui règnent en fond sonore dans la métropole vietnamienne, Hô Chi Minh-Ville, où nous sommes atterris. Les «motobikes» sont partout et ils constituent nettement la majeure partie des moyens de transport utilisés dans cette grande ville.
Pour parcourir le chemin entre l'aéroport et notre hôtel, le soir de notre arrivée, nous avons pris deux taxis, ce qui nous a permis de constater l'intrépidité, si je peux l'exprimer ainsi, des conducteurs vietnamiens. Il y avait de quoi avoir peur de happer les pauvres motocyclistes, si peu équipés pour prendre la route.
Il y a bien une ligne qui sépare les deux côtés de chaque rue, afin que les véhicules n'arrivent pas en face les uns des autres, mais pour le reste, une grande liberté est donnée à l'imagination et l'habilité de ceux qui tiennent le volant. Les feux de circulation servent surtout de décorations, les trottoirs représentent de bons moyens de dépasser et les rues, pourtant d'une largeur assez conventionnelle pour une seule voiture, permettent à taxis, autobus et nombre de motocyclettes de se côtoyer et se dépasser sans cérémonie. C'est parmi cette circulation que les piétons de Hô Chi Minh-Ville que nous sommes pour quelque temps doivent traverser la rue. Quelle expérience!
Un autre choc plutôt considérable vécu depuis notre arrivée au Vietnam est celui de la température... Ce qu'il fait chaud en été à cette latitude! Rien de comparable à l'été du Saguenay ? Lac-Saint-Jean, c'est garanti! Rien de comparable à aucun été que j'ai connu auparavant, d'ailleurs. Mais nous sommes bien décidés à y survivre!
Dès les douanes de l'aéroport, nous avons aussi pu constater la courtoisie du peuple que nous visitons. Au Vietnam, lorsqu'on nous parle, nous avons presque l'impression qu'on nous demande plutôt que de nous imposer de respecter tel règlement ou de payer telle facture. Les gens sont très polis et s'intéressent à nous. Les huit Québécois (dont sept Québécoises) que nous sommes, sacs au dos et à l'allure très occidentale, nous nous sentons parfois comme une attraction parmi ces citoyens asiatiques qui nous regardent passer en souriant.
Sans connaître aucun mot de vietnamien, nous parvenons à nous débrouiller dans la ville en utilisant l'anglais. Ancienne colonie française, le Vietnam connaît aussi une communauté francophone, surtout parmi les plus âgés, mais aujourd'hui, cette langue est considérée comme étrangère et l'anglais la remplace comme langue commerciale. Nous, Canadiens francophones, nous nous débrouillons en anglais, parlant français librement entre nous. Il reste à voir, toutefois, s'il sera aussi facile de communiquer ainsi dans le reste du Vietnam, loin de la grande ville...












