La semaine dernière, nous avons fait une croisière en bateau sur la baie d'Halong, incontournable tour touristique du nord du Vietnam. Cette promenade nous a permis d'apercevoir de magnifiques rochers sortant de l'eau, des iles montagneuses en partie grugées par l'eau et parsemées de vertes forêts. Nous avons passé une nuit sur ce bateau, rallongeant ainsi la liste des moyens de transports dans lesquels nous avons dormi.
Nous avions déja pris le bateau lorsque nous étions dans le sud du Vietnam, sur le delta du Mékong, pour visiter des marchés flottants et voir des villages sur l'eau, mais c'était la première fois que nous passions une nuit sur un bateau. Avant cela, nous avions tout de même dormi dans des autobus remplis de lits que l'on appelle ici «sleeping bus» et dans des trains, sur des lits également. Le train est un moyen de transport beaucoup plus confortable pour dormir que les «sleeping bus» dont les lits, sur deux étages, ne permettent pas beaucoup de mouvements. De plus, certains ont pu remarquer qu'être grand représente un inconvénient notable dans les lits de ces autobus; tout semble fait pour le Vietnamien moyen, c'est-à-dire à la taille des plus petits Québécois. Sans compter que le train offre une plus grande stabilité...
Mais ces moyens de transport à lits ne sont pas ce qu'il y a de plus dépaysant pour nous dans nos déplacements en sol vietnamien. Outre l'utilisation des motocyclettes, le moyen de transport vietnamien le plus fréquent, nous avons effectué quelques impressionnants voyages en mini-bus. Pour illustrer mes propos, voici un exemple: notre croisière en bateau sur la baie d'Halong incluait un séjour sur une ile. Nous y sommes donc débarqués avec tous nos bagages, et comme c'était un tour organisé, on nous a fait monter à bord d'une voiture pour nous transporter jusqu'à notre hôtel, à plusieurs minutes de là. Le nombre de places égalait le nombre de personnes que devait contenir ce vehicule, mais il restait encore à mettre tous nos gros sacs... Les responsables vietnamiens de notre escapade avaient décidé que tout rentrerait, et tout est rentré. Les énormes sacs à dos que nous trainions ont été empilés dans une position qui serait considérée inacceptable parce que plutôt dangereuse au Québec et nous avons ainsi parcouru les quelques kilomètres qui nous séparaient de l'hôtel.
Il nous est aussi arrivé à plusieurs reprises d'être dans une telle position. Après un mois au Vietnam, ces «plans vietnamiens», qui seraient vus comme bien irresponsables au Québec, nous semblent presque naturels. Après tout, au Vietnam, une famille de quatre personnes peut très bien tenir sur une même moto et des miroirs plutôt grands sont aisément transportés également sur ce moyen de transport à deux roues...












