Écolosol: l'industrie rejette le projet

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

L'entrée de la compagnie  Écolosol, une entreprise... (Photo: Alain Roberge, La Presse)

Agrandir

L'entrée de la compagnie Écolosol, une entreprise de gestion des sols.

Photo: Alain Roberge, La Presse

Charles Côté
La Presse

Fait inusité hier soir: deux lobbys industriels se sont opposés à l'un des leurs et ont demandé le rejet du projet d'enfouissement de sols contaminé de l'entreprise Écolosol à Mascouche.

«En termes de justification, on n'en voit pas, elle est absente», a affirmé Me Robert Daigneault, pour le Conseil des entreprises en services environnementaux (CESE), dont Écolosol était encore membre plus tôt cette année. Selon le CESE, la capacité actuelle d'enfouissement de sols contaminés, répartie entre cinq entreprises, suffira pour les 20 prochaines années. Et la demande n'augmente pas, contrairement à ce qu'affirme Écolosol. «L'enfouissement va vraiment contre le développement durable», a affirmé de son côté Nathalie Demers, de Réseau Environnement, qui regroupe 400 entreprises, dont Écolosol.

Les deux organismes présentaient hier soir leur mémoire au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), qui étudie le projet d'Écolosol. L'entreprise exploite un lieu d'enfouissement de sols faiblement contaminés et veut maintenant y enfouir les sols les plus contaminés.

Écolosol compte parmi ses principaux actionnaires Normand Trudel, important donateur du Parti libéral du Québec, et Tony Accurso, l'homme d'affaires qui fait les manchettes depuis un an.

Mesures à long terme réclamées

Le CESE a aussi dénoncé la «confusion qui a été entretenue» par Écolosol. Sa société dit qu'elle fait du «stockage par enfouissement», voire du «stockage temporaire». Selon le CESE, il n'y aurait même pas d'audience du BAPE s'il ne s'agissait pas de «dépôt définitif».

De son côté, Réseau Environnement craint que l'ajout d'un nouveau lieu d'enfouissement de sols contaminés ne coupe les ailes à une nouvelle industrie performante et créatrice d'emplois: le traitement de sols. «C'est l'occasion pour le gouvernement de réaffirmer qu'il favorise le traitement, la valorisation et la technologie de pointe», a dit Mme Demers.

Par ailleurs, des citoyens et des politiciens locaux ont réclamé des mesures à long terme. «Aucun financement n'est prévu après la fermeture», a dit Mireille Boisvert, de Mascouche. De son côté, Serge Hamelin, candidat défait à la mairie de Mascouche, croit lui aussi qu'il faut créer une fiducie capable de payer les frais de surveillance et d'entretien du lieu après sa fermeture.

Avant le début des audiences, deux députés du Parti québécois, Scott McKay et Guillaume Tremblay, ont réitéré leur demande de faire annuler le permis actuel d'Écolosol, qui a selon eux été obtenu en contravention de la réglementation municipale et à l'encontre d'un avis de la Commission de protection du territoire agricole.

Cyberpresse vous suggère

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer