Les États-Unis «prêts à rattraper le temps perdu»

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Agence France-Presse
Washington

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a affirmé lundi que les États-Unis étaient «prêts à mener» la lutte contre le changement climatique, à l'ouverture d'une réunion internationale consacrée au climat réunissant les principales économies à Washington.

«Les États-Unis sont prêts à mener (la lutte) et décidés à rattraper le temps perdu», a dit Mme Clinton lors de ce forum sur l'énergie et le climat organisé à l'initiative du président Barack Obama pour préparer la conférence de l'ONU sur le réchauffement climatique en décembre à Copenhague.

«Le président et l'ensemble de son administration sont attachés à s'occuper de ce problème et nous agirons», a dit Mme Clinton lors de ce forum organisé au département d'État.

«Les États-Unis ne sont plus aux abonnés absents», a ajouté la secrétaire d'État, faisant allusion aux reproches faits fréquemment à l'encontre de l'administration George W. Bush pour avoir minimisé la menace liée au réchauffement climatique et peu agi pour y faire face pendant huit ans.

Pour Mme Clinton, la menace liée au réchauffement du climat est bien réelle. Il s'agit, selon elle, d'une «menace mondiale par sa portée, mais locale et nationale par son impact».

«Nous savons que le changement climatique menace des vies et des moyens d'existence», a martelé l'ex-Première dame.

«La désertification et la hausse du niveau de la mer augmentent la concurrence pour la nourriture, l'eau et les ressources», a dit Mme Clinton.

«Mais nous avons aussi vu les dangers que ces tendances posent pour la stabilité des sociétés et des gouvernements. Nous constatons la façon dont cela peut mener au conflit, aux troubles et aux migrations forcées», a-t-elle souligné.

«Donc aucun des problèmes auxquels nous sommes aujourd'hui confrontés n'a de conséquences plus vastes à long terme ni un plus grand pouvoir de dénaturer le monde pour les générations futures», a dit Mme Clinton.

Le forum réunit Australie, Brésil, Canada, Chine, la Commission européenne, France, Allemagne, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Corée du Sud, Mexique, Russie, Afrique du Sud, Grande-Bretagne, États-Unis, Danemark et ONU.

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