Les conservateurs accusés de torpiller de Copenhague

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Accord de Copenhague
Accord de Copenhague

Consultez notre dossier sur les négociations en vue de la Conférence sur le climat de Copenhague. »

Le ministre de l'Environnement, Jim Prentice, a déclaré... (Photo PC)

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Le ministre de l'Environnement, Jim Prentice, a déclaré au quotidien albertain Calgary Herald, qu'il n'y aura probablement pas d'entente conclue pendant la conférence sur les changements climatiques.

Photo PC

Malorie Beauchemin
La Presse

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper «ne veut pas» que soit conclu un nouvel accord international sur la lutte contre les changements climatiques et c'est pour cette raison qu'il fait obstruction aux négociations en cours, soutient le critique libéral en environnement, David McGuinty.

Le député ontarien a réagi ainsi à des propos qu'a dits le ministre de l'Environnement, Jim Prentice, au quotidien albertain Calgary Herald, dans lesquels il affirme qu'il n'y aura probablement pas d'entente conclue pendant la conférence sur les changements climatiques, en décembre prochain, en raison d'un manque de temps pour s'entendre. «Depuis quatre ans, on voit le Parti réformiste-conservateur sous M. Harper essayer de bloquer tout progrès à l'échelle internationale, a estimé M. McGuinty. Le ministre Prentice est en train d'annoncer que le gouvernement conservateur ne veut pas voir d'entente conclue à Copenhague.»

Au cours d'une rencontre à Bangkok, la semaine dernière, la position du Canada de rejeter l'inclusion du protocole de Kyoto à un nouvel accord a été vivement critiquée par plusieurs pays émergents, qui réclament des engagements plus importants des pays industrialisés.

«C'est un effort systématique depuis quatre ans de tout faire pour faire échouer les négociations internationales», a souligné M. McGuinty.

Plusieurs environnementalistes semblent du même avis.

«C'est très troublant de voir le ministre dire que ce n'est pas possible d'avoir un accord fort à Copenhague parce qu'il a le pouvoir de changer ça, a estimé Clare Demerse, de l'Institut Pembina. Jusqu'à maintenant le Canada a fait partie du problème et non de la solution.»

«La route vers Copenhague est incroyablement difficile. C'est vrai qu'il y a beaucoup à faire, a renchéri Dale Marshall, de la Fondation David Suzuki. Mais une des plus grandes raisons pour lesquelles il y a beaucoup à faire, c'est parce que le Canada bloque tout.»

Le Canada, dit-il, s'est notamment opposé, il y a deux ans, à un accord pour une cible collective pour tous les pays industrialisés. Ottawa était aussi le seul pays à refuser que tous les pays utilisent la même année de référence.

«À la fin, est-ce que le Canada sera le seul responsable s'il y a échec des négociations? Non. Mais est-ce que notre pays sera un des plus responsables? Absolument», croit M. Marshall.

Du côté du Bloc québécois, le député Bernard Bigras estime que le ministre Prentice a baissé les bras, «comme l'étudiant qui s'apprête à passer l'examen et craint d'échouer parce qu'il n'a pas été assidu dans ses devoirs».

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