La collaboration entre le Canada et les États-Unis menacée

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 200 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Dossiers»

Changements climatiques

[ Environnement ]

Changements climatiques

Tout sur les changements climatiques »

La récente victoire du républicain Scott Brown comme... (Photo: Reuters)

Agrandir

La récente victoire du républicain Scott Brown comme sénateur du Massachusetts créera d'importantes embûches pour les priorités de Barack Obama, dont le projet de loi concernant les changements climatiques.

Photo: Reuters

 

Mike Blanchfield
La Presse Canadienne
Ottawa

La récente élection d'un républicain jusqu'alors inconnu pour pourvoir au siège du sénat américain laissé vacant par la mort de Ted Kennedy pourrait sérieusement menacer la collaboration entre le Canada et les États-Unis pour s'attaquer aux changements climatiques.

L'ambassadeur des États-Unis au Canada, David Jacobson, soutient que la victoire du républicain Scott Brown, au Massachusetts, il y a deux semaines, créera d'importantes embûches pour les priorités de Barack Obama- dont la réforme du système de santé, l'adoption du projet de loi concernant les changements climatiques et la lutte contre la récession.

Selon lui, le projet de loi concernant les changements climatiques sera source de divisions et sera difficilement adopté.

La victoire surprise de M. Brown, obtenue en plein territoire démocrate, a privé le parti du président Obama du contrôle sur le sénat.

Et la lenteur de la progression du projet de loi sur les changements climatiques aux États-Unis aura des répercussions directes sur le Canada, puisque le premier ministre Stephen Harper a indiqué qu'il allait attendre de voir le plan de M. Obama avant d'adopter des règlements concernant la réduction des gaz à effet de serre.

La semaine dernière, le ministre canadien de l'Environnement, Jim Prentice, a fait valoir qu'Ottawa devait s'ajuster à Washington pour éviter des politiques environnementales et en énergie discordantes.

Un système de plafonnement et d'échanges de droits d'émission de gaz à effet de serre est l'un des éléments clés dans le projet de loi de Barack Obama. Scott Brown, lui, a fait campagne contre cette idée.

Le républicain David Wilkins, le prédécesseur de M. Jacobson durant la présidence de George W. Bush, a affirmé, quant à lui, que les chances pour qu'un projet de loi sur un système de plafonnement et d'échanges soit adopté à court terme étaient minces, dans le meilleurs des cas.

Joint par téléphone en Caroline du Sud, M. Wilkins a expliqué que l'attention politique changeait à nouveau, passant de la santé et du système de plafonnement et d'échanges vers l'économie et les emplois.

A son avis, les probabilités pour qu'un projet de loi sur un système de plafonnement et d'échanges soit adopté sont nulles dans un avenir rapproché.

M. Wilkins estime que républicains et démocrates devront transiger pour que les priorités de Barack Obama puissent avancer.

Les démocrates disposent désormais de 59 sénateurs, contre 41 pour les républicains, soit à un vote pour pouvoir être en mesure d'éviter l'obstruction de sénateurs républicains.

Selon David Wilkins, le sénateur Lindsey Graham, de la Caroline du Sud, est l'un des rares républicains susceptibles de faire des compromis en ce qui concerne le dossier des changements climatiques. Il a fait valoir que M. Graham avait déjà écrit un article d'opinion à ce sujet avec le sénateur démocrate John Kerry pour les journaux américains.

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer