Ce projet, décidé en concertation avec les représentants de la communauté homosexuelle, pourrait conduire les commerçants, les bars et les boîtes de nuit de ces quartiers à apposer des autocollants ou d'autres signes distinctifs rappelant que l'homophobie n'a pas sa place chez eux.
Toutefois, certains conseillers municipaux ont mis en garde sur le risque d'un effet inverse à celui souhaité.
«Les jeunes gens qui viennent des banlieues pour boire de l'alcool et agresser les homosexuels ne vont pas être dissuadés par un autocollant», a déclaré au journal The Australian un des élus, Shayne Mallard.
«Parce qu'ils ont déjà des penchants violents ou homophobes, il y a de fortes chances que cela soit pris comme une provocation», a-t-il estimé.
Le maire de Sydney, Mme Clover Moore, partisane du projet, a expliqué que si les actes d'homophobie étaient évidemment proscrits de tous les quartiers de Sydney en général, cette stratégie permettait d'exprimer l'attention que la ville porte à sa communauté gay, lesbienne et bisexuelle.
«Si les comportements homophobes sont tolérés, il y a de grandes chances que cela aboutisse à des agressions et des violences. Il faut y mettre un terme avant d'en arriver là», a-t-elle déclaré.








