Les Maliennes ne seront plus soumises au «devoir d'obéissance» envers leur mari et pourront désormais ouvrir un commerce sans demander l'autorisation à ce dernier. Elles pourront aussi demander le divorce -par consentement mutuel- et, après le décès de leur père, elles auront droit à la même succession que leurs frères.
Par contre, même si l'égalité des sexes est consacrée à plusieurs reprises dans le nouveau Code, la supériorité de l'homme y est aussi ménagée: le père reste toujours le « chef de famille », et garde à ce titre le choix de la résidence conjugale. L'application de la nouvelle législation nécessitera aussi un engagement constant des autorités publiques, loin d'être acquis sur le long terme.









