Obama admet l'échec de la politique à l'égard de Cuba

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«Cela n'a pas marché comme nous l'espérions. Le peuple cubain n'est pas libre», a admis Barack Obama lors du Sommet des Amériques.

Photo: Reuters

Agence France-Presse
Port of Spain

Le président américain Barack Obama a admis dimanche que la politique menée pendant 50 ans par les États-Unis à l'égard de Cuba «n'avait pas marché», proposant que les deux pays démontrent leur volonté d'agir pour un rapprochement.

«Cela n'a pas marché comme nous l'espérions. Le peuple cubain n'est pas libre», a déclaré M. Obama, au cours d'une conférence de presse à l'issue du sommet des Amériques, à Trinité-et-Tobago. «Pas seulement des mots, mais des actes, c'est le défi pour nous tous», a-t-il ajouté, tout en précisant que la politique américaine à l'égard de Cuba ne changerait pas «du jour au lendemain».

«Les questions relatives aux prisonniers politiques, à la liberté d'expression et la démocratie sont importantes, et ne sauraient être simplement mises de côté», a souligné M. Obama.

Le président américain a toutefois relevé des ««signaux positifs» dans les relations de Washington avec Cuba et le Venezuela, principal allié de l'île communiste dans la région.

Un peu plus tôt dans la journée, le principal conseiller économique de M. Obama, Lawrence Summers, avait affirmé que la levée de l'embargo américain visant Cuba n'était «pas pour demain», dans une interview diffusée sur la chaîne de télévision américaine NBC.

«Ce n'est pas pour demain, et cela va dépendre de ce que Cuba fait, de ce que Cuba fait pour aller de l'avant», a-t-il déclaré.

Le sommet des Amériques s'est achevé dimanche à Port of Spain sans consensus des 34 pays sur une déclaration finale, notamment en raison de l'embargo imposé par les États-Unis depuis 1962 à l'encontre de Cuba.

Plusieurs pays de la gauche radicale, emmenés par le président vénézuélien Hugo Chavez, avaient jugé «inacceptable» la déclaration finale faisant l'impasse sur l'embargo américain contre Cuba et sa mise à l'écart du sommet continental.

M. Obama s'était déclaré «prêt au dialogue» avec Cuba au début du sommet des Amériques, afin d'emmener dans une «nouvelle direction» les relations entre Washington et La Havane.

La Maison-Blanche avait annoncé, juste avant le sommet continental, la levée de toutes les restrictions sur les voyages et les transferts d'argent des Cubains des États-Unis vers leur île d'origine.

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