Fidel Castro salue la «rébellion» de pays latino-américains à l'OEA

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Fidel Castro salue la «rébellion» de pays latino-américains à l\'OEA

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Fidel Castro

Photo: AFP

Agence France-Presse
La Havane

Le leader cubain Fidel Castro a salué la «rébellion» menée par des alliés latino-américains lors d'une réunion mardi de l'Organisation des Etats américains (OEA), qu'il a qualifiée de «cheval de Troie» de Washington et dont il a de nouveau remis en cause la raison d'être.

Les 34 pays membres de l'OEA ont débattu mardi au Honduras d'un éventuel retour de Cuba suspendue depuis 47 ans de cette organisation, mais sans succès en raison de divergences entre les Etats-Unis et des pays comme le Venezuela ou le Nicaragua. «Il est ingénu de croire que les bonnes intentions d'un président des Etats-Unis (Barack Obama) justifient l'existence de cette institution (OEA) qui a ouvert la porte au cheval de Troie qui soutient (...) le néolibéralisme, le narcotrafic, les bases militaires et les crises économiques», écrit Fidel Castro dans un commentaire publié mercredi dans la presse locale.

«En résistant aux agressions de l'empire le plus puissant qui n'ait jamais existé, notre peuple a lutté pour les autres peuples frères de ce continent. L'OEA a été complice de tous les crimes commis contre Cuba», estime-t-il.

A propos de l'Assemblée générale de l'OEA, «jamais ne s'est vu tant de rébellion», estime Fidel Castro en qualifiant de «prouesse» le seul fait «d'avoir livré bataille» alors que plusieurs pays latino-américains sont «dépendants» selon lui de l'aide financière des Etats-Unis ou d'institutions financières internationales.

L'ancien président, qui reste très influent malgré sa «retraite médicale», conclut en assurant que son pays restera «intransigeant dans la défense de ses principes».

Les Etats-Unis exigent que Cuba, seul pays du continent dirigé par un parti unique, le Parti communiste, s'engage à respecter la Charte démocratique de l'OEA.

L'île, sous embargo américain depuis 1962, avait déjà fait savoir qu'elle n'accepterait pas de toute façon de réintégrer le «cadavre politique» de l'OEA.

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