Porfirio Lobo, l'homme qui devra réconcilier le Honduras

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Dossiers»

Crise au Honduras
Crise au Honduras

Dossier sur les troubles politiques au Honduras depuis le coup d'État du 28 juin dernier. »

Sur le même thème

Porfirio Lobo n'aura pas la tâche facile pour... (Photo: AFP)

Agrandir

Porfirio Lobo n'aura pas la tâche facile pour rétablir l'unité du pays.

Photo: AFP

 

Ana Fernandez
Agence France-Presse
Tegucigalpa

Porfirio «Pepe» Lobo, qui s'est proclamé vainqueur de la présidentielle de dimanche au Honduras, s'est présenté comme le candidat de la «réconciliation» nationale dans le pays d'Amérique centrale, mais il n'aura pas la tâche facile.

Cet homme affable de 61 ans, candidat du Parti national (PN, droite) vaincu en 2005 par Manuel Zelaya, aura besoin de beaucoup plus que de charisme pour réconcilier une société divisée par le coup d'État du 28 juin qui a paralysé le pays.

«Pepe» devra également convaincre les nombreux gouvernements d'Amérique latine qui ont contesté la légitimité de l'élection, et demandent le retour au pouvoir de M. Zelaya pour réintégrer le Honduras dans la communauté des nations démocratiques.

M. Lobo, fils d'une riche famille de l'oligarchie du département d'Olancho, d'où est aussi originaire M. Zelaya, est très lié à la terre. Il est devenu l'un des plus grands producteurs de maïs et soja du Honduras, un pays essentiellement agricole.

Il s'est lancé très jeune en politique. Son passage par l'Université Patrice Lumumba de Moscou, dans les années 1980, lui a valu d'être qualifié de «gauchiste» dans sa jeunesse.

Mais il appartient aujourd'hui à la droite la plus conservatrice du Honduras, un de ses thèmes fétiches étant l'insécurité, dans un pays où le taux d'homicides par habitant, 58 pour 100.000, est l'un des plus élevés au monde.

En 2005, il avait défendu la peine de mort et une politique dure contre les gangs ultradangereux que sont les «maras».

«C'est avant tout une personne issue de cette tradition politique de chef local», estime l'analyste politique Efrain Diaz Arrivillaga.

Malgré des études de gestion aux États-Unis, après Moscou, la droite dure du Honduras, un pays qui n'a jamais été gouverné par la gauche, voit M. Lobo d'un mauvais oeil. Elle le considère comme le second choix du président socialiste vénézuélien Hugo Chavez, après M. Zelaya.

Pendant la campagne, «Pepe» n'a jamais dit s'il allait sortir le Honduras de l'Alba, le bloc antilibéral latinoaméricain, dont le leader est le Venezuela.

M. Zelaya avait adhéré à l'Alba en 2008, perdant dans la foulée une partie de ses alliés du Parti libéral (droite).

M. Lobo aura un rôle désicif le 2 décembre lors du vote du Congrès qui doit se prononcer sur un retour de M. Zelaya au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat, le 27 janvier.

Son parti, le PN, détient 55 sièges sur 128, et le président renversé ne peut compter que sur le soutien de 26 députés.

Il ne s'est pas prononcé avant l'élection, disant simplement vendredi que «la décision que prendra le groupe parlementaire ira dans le sens de la paix».

Cyberpresse vous suggère

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer