Tempête politique au Népal

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Tempête politique au Népal

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Plusieurs milliers de manifestants sont descendus dans les rues de la capitale Katmandou.

Photo: AFP

 

Binaj Gurubacharya
Associated Press
KATMANDOU, Népal

Le Népal s'est soudainement enfoncé dans la crise dimanche suite au limogeage du chef d'état-major des armées par le Premier ministre. Une décision qui a déclenché des manifestations et une tempête politique menaçant le premier gouvernement élu du pays.

Le Premier ministre Pushpa Kamal Dahal a décidé de limoger Rookmangud Katawal en raison de divergences sur l'intégration des anciens rebelles maoïstes dans l'armée régulière. Le Premier ministre, lui-même ancien maoïste, reproche de manière générale au chef de l'armée d'ignoré ses ordres.

«Le chef de l'armée a été limogé car il n'a pas donné une explication satisfaisante à son refus des ordres du gouvernement», a indiqué le ministre de l'Information Krishna Bahadur Mahar.

Cette décision a entraîné le retrait du Parti communiste du Népal de la coalition gouvernementale. Les communistes, deuxième force de la coalition, entendent «protester contre la décision unilatérale du Premier ministre», a expliqué leur secrétaire général Ishwar Pokhrel.

Ajoutant au chaos, le président Ram Baran Yadav a rejeté la décision du gouvernement et écrit au chef d'état-major pour lui demander de poursuivre sa mission, jugeant son limogeage anticonstitutionnel.

Plusieurs milliers de manifestants -partisans eu gouvernement et opposants- sont également descendus dans les rues de la capitale Katmandou. L'armée a été mobilisée pour entourer ces manifestations. Des débordements ont été signalés, mais aucun blessé n'a été recensé.

Après plusieurs siècles de monarchie, le Népal a adopté l'année dernière un régime démocratique. La fonction de président a été créée et Ram Baran Yadav a été élu. L'armée est officiellement sous le commandement du président, et pas du Premier ministre, mais les prérogatives des deux hommes restent encore un peu floues, la constitution étant actuellement réécrite.

La situation semble suffisamment tendue pour menacer le gouvernement maoïste, déjà accusé par une partie de la population d'être incapable de fournir les services de base à la population et de ne rien faire contre la hausse des prix des denrées alimentaires et du logement.

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